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 ♦ I solemnly swear that I am up to no good

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Auxane T. Roncenoir

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MessageSujet: ♦ I solemnly swear that I am up to no good   ♦ I solemnly swear that I am up to no good EmptySam 6 Déc - 13:55

I solemnly swear that I am up to no good
Auxane & Romaël


 
La première neige de l'année. La moins rude, la plus belle dans sa chute silencieuse et dansante. On distingue difficilement les flocons dans la lumière timide de l'aube, mais ils dessinent sur les pavés de la ville quelques dessins éphémères qui seront recouverts dans quelques minutes. La ville tremble à peine de quelques présences, tout est tellement silencieux qu'elle parvient à entendre l'air entrer et sortir de sa cage thoracique. De ses doigts, elle dessine un large sourire sur la buée de sa vitre après qu'elle y ait soufflé, et finit par s'extirper à contre coeur de ses couvertures chaudes pour courir jusqu'à la salle de bains histoire d'allumer l'eau chaude au plus vite. Evidemment, l'inconvénient avec les premières neiges, c'est qu'il fait rapidement plus froid dans les Rochers, et qu'on a plutôt intérêt à bien se couvrir ou avoir un foyer de feu conséquent -ce que sa mère a prit le soin de faire en se levant plus tôt encore qu'elle ce matin. Elle dit toujours que l'aube est le meilleur moment de la journée pour récupérer la sève de pin et les plantes qu'elle recherche.

L'aube, pour Auxane, c'est un peu différent. Elle considère que l'être humain normal devrait pouvoir dormir sans compter les heures, s'il n'avait pas à travailler pour acquérir des biens. Sauf que maintenant que la forgerie lui appartient, elle est bien obligée de se forcer dès l'aube, faisant partie des plus matinaux de son quartier. Une fois douchée, elle sort enveloppée dans une serviette blanche et rejoint à nouveau sa chambre sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller Prim' à son passage devant sa chambre, et jette sa serviette sur son lit, les cheveux mouillés, pour ouvrir son grand placard de bois et y piocher quelques vêtements. Un pantalon épais et noir, débardeur, pull beige, et immense couverture blanche et épaisse pour servir de manteau. Ce sera bien assez suffisant pour effectuer sa livraison de ce matin. Avant de sortir, Auxane enfile des bottes de cuir et récupère la selle d'Igno à l'entrée pour le seller une fois dehors, lorsque le froid lui mord le visage et qu'elle a les joues rosies par l'hiver. Un coup d’œil sur la falaise au dessus de la maison lui indique que Valaar n'est pas présent pour le moment, mais elle sent en elle sa vigueur d'esprit et sa présence, elle ne se fait donc pas le moindre souci. Une fois Igno sellé, elle accroche le matériel à livrer derrière elle, qu'elle recouvre d'une peau d'ours pour éviter de blesser sa monture avec le bord tranchant de certaines lames servant au labour des terres de O'Keenan.

Sortie de son quartier, elle chevauche Igno quelques longues minutes avant de devoir grimper  sur quelques chemins rocheux pour arriver au plateau des Célestes. « J'aime bien ce quartier. Un jour je vendrais la forge et on te prendras un grand terrain pour toi tout seul » Auxane sourit et tapote l'encolure d'Igno, qui répond par un renâclement désintéressé. Elle sait qu'elle arrive enfin sur le terrain des O'Keenan lorsqu'elle franchit les barrières de bois entourant leurs immenses pâturages, recouverts d'une fine pellicule de neige. Le soleil s'est enfin levé et ourle l'horizon d'une langue dorée et tiède quand elle pose enfin le pied à terre, devant l'entrée de leur immense maison. « Bon, tu bouge pas toi » Pour en être sûre, elle entoure les rênes le long d'un poteau pour qu'il y reste, et attrape ce qu'elle a à livre pour y mettre sur son dos, non sans libérer quelques jurons au passage parce que ça reste lourd. C'est lorsqu'elle ne sent plus la lumière dans son dos qu'elle comprend enfin que Valaar l'a rejointe. « T'as mis le temps. » Le dragon ne répond pas, et se contente de replier ses ailes contre ses flancs avant d'expirer tout son air pour soulever la neige légère posée au sol, et la mettre en plein sur Auxane.

Juste au moment où la porte s'ouvre.
Avec son baluchon sur les épaules, son immense couverture, de la neige plein les cheveux et un dragon blanc derrière son dos. Salut je viens juste livrer des trucs, tout va bien. « Pas matinaux, les O'Keenan ? » Elle non plus. Peut-être que ça se voit à ses cheveux un peu ébouriffés. « Bon, il me reste une partie de la livraison je sais, mais j'allais tuer Igno si je mettais un seul kilo de plus sur son dos. Et puis il fallait qu'on parle. » Délicatesse, où est-tu ?
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Dernière édition par Auxane S. Roncenoir le Mer 10 Déc - 13:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ♦ I solemnly swear that I am up to no good   ♦ I solemnly swear that I am up to no good EmptyMar 9 Déc - 3:41


La neige tombait avec une lenteur presque irréelle, sur les vastes terres d'Ignopolis. Les doux flocons semblaient planer tendrement, avant de venir lécher le sol glacial déjà recouvert d'un magnifique tapis blanc qui s'était déposé durant la nuit. La première neige, elle avait toujours eu cette façon d'étirer les lèvres de l'homme et de sourire comme le gamin qu'il était. Les yeux rivés à l'extérieur, par la fenêtre déjà givrée par le froid hivernal, il observait déjà depuis de longues minutes la quiétude des flocons se mêler aux premiers rayons qui peinaient à se frayer un chemin dans les plaines de ses terres. Dans les plaines des terres des O'Keenan.
Une tasse de café bien brûlant dans les mains, la vapeur dégagée par le liquide chaud et ce léger frisson qui lui parcourut la nuque lorsqu'un courant d'air traversa la pièce de la fermette. Oui, l'hiver était bel et bien arrivé, ça ne faisait aucun doute. Et ce n'était pas pour lui déplaire, bien au contraire. Inspirant profondément, le colosse pivota finalement sur lui-même après quelques bonnes minutes d'observation pour poser le gris argenté de ses yeux sur ses vaches, qui venaient tout juste d'être traites. Le sceau de lait était d'ailleurs posé juste là, à ses pieds, et il ne fallut que très peu de temps à Romaël avant de s'en emparer et de retourner à la maison, suivi de près par quelques chats qui avaient trouvé refuge dans l'écurie ; chats d'ailleurs, qu'il s'était promis de ne jamais nourrir, sans quoi il aurait courut le risque qu'ils arrêtent de chasser et que des souris ne viennent s'installer.

Lorsqu'il ouvrit finalement la porte de la maison, Romaël réalisa à quelle point tout était calme. Visiblement, ce matin n'avait rien à envier aux autres ; le viking était toujours le premier levé, beau temps mauvais temps. Il fallait cependant avouer qu'il était surprit, l'homme, de ne pas déjà voir courir le petit Yuviel à l'extérieur pour aller faire son premier bonhomme de neige ; plutôt petit, oui, vu la si maigre quantité de neige qui était tombée. L'homme se frotta machinalement les yeux, pour bien se réveiller, peut-être, bien que ce n'était pas très efficace. S'il avait prit le temps de se lever pour aller traire ses bêtes, ce n'était pas pour autant qu'il était déjà prêt à commencer pleinement sa journée, bien au contraire. S'étirant donc lentement, Romaël ne tarda pas à sentir son dos craquer sous un bruit presque douloureux et caverneux, bien qu'il lui fit un grand bien.

* habiles-toi. t'as d'la visite. *

Les sourcils se froncent, lorsque la voix de la dragonne raisonne dans son esprit de si bonne heure. D'un geste las, Romaël jeta un bref coup d'oeil à l'extérieur mais n'y vit aucunement sa massive silhouette sombre. C'était bien Loreleï, ça. De rester loin, attentive au moindre mouvement, aux dragons étrangers, aux intrus. Un profond bâillement se bloque à la commissure de ses lèvres tandis qu'il retire son manteau lentement et silencieusement, l'oreille attentive à ce qui se passait à l'extérieur. En effet, il ne fallut que quelques secondes avant de sentir le sol vibrer brièvement, comme lors de l'atterrissage d'un dragon. Puis quelques bruits de métaux s'entre-choquant qui s'en suivirent. Romaël, il n'avait jamais été l'un des meilleurs à l'école, mais il savait tout de même additionner un plus un. C'est pourquoi il ne tarda pas à se diriger vers la porte en entendant les bruits de pas se rapprocher, ouvrant avant même que la jeune femme ait eu le temps de cogner quelques petits coups. « Pas matinaux, les O'Keenan ? » hmm ... s'il y avait bien quelqu'un qui se devait de se lever plus tôt que la normale à chaque matin, c'était bien lui. Après tout, s'il pouvait aisément attendre avant de manger, ses bêtes, elles, n'attendaient pas. Le colosse resta pourtant silencieux à sa remarque, se poussant de la porte pour la laisser entrer. C'était pas qu'il faisait frais à l'extérieur, mais mieux valait garder la chaleur du foyer à l'intérieur.
« Bon, il me reste une partie de la livraison je sais, mais j'allais tuer Igno si je mettais un seul kilo de plus sur son dos. Et puis il fallait qu'on parle. »
« Doucement, y'a Yuviel qui dort encore » dit-il alors en s'emparant d'une des pièces faite sur mesure qu'elle avait emporté, évitant ainsi aux métaux de cogner ensemble davantage. D'ailleurs, un léger sourire étira ses lèvres à la vue de l'instrument aratoire qu'elle avait confectionné. Romaël redressa l'argent glacial de ses yeux sur la jeune femme, lui adressant un maigre sourire tandis qu'elle essuyait la neige collée à ses bottes.

« C'est pas grave, le reste peut très bien attendre encore quelques jours, sinon la prochaine fois j'attellerai mes clydes et je viendrai tout chercher moi-même. Aller entre .. tu veux un café peut-être ? Un thé ? »

Et avant même de lui laisser le temps de répondre que l'homme s'était déjà éloigné, laissant trainer les confections d'Auxane contre le mur dans l'entrée, ses pas l'ayant déjà trainé jusqu'à la cuisine. Lorsqu'il se retourna finalement vers la femme, il s'appuya contre le comptoir de la cuisine sans la quitter des yeux pendant un bref moment. Romaël, il se doutait bien qu'elle voulait probablement parler de ce qu'elle voulait en échange de ces outils de labourage, et puisqu'elle ne semblait pas vouloir tourner autour du pot, il reprit aussitôt la parole.

« Aller sois franche .. t'as besoin de quoi ? »

À l'extérieur, Loreleï n'avait pas tardé à se rapprocher de la maison et de Valaar par la même occasion. La dragonne n'avait jamais réellement apprécier en voir rôder autour de "sa" propriété ; qu'ils soient sauvages ou liés à un dragonnier, ça ne semblait plus faire la moindre différence pour elle. Peu bavarde cependant, elle se contenta de se poser à quelques dizaines de mètres de la porte d'entrée, jetant un bref coup d'oeil désintéressé au dragon blanc avant d'enrouler sa longue queue noire d'ébène autour de ses pattes où la neige se fit soudainement plus épaisse et dense.

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MessageSujet: Re: ♦ I solemnly swear that I am up to no good   ♦ I solemnly swear that I am up to no good EmptyMar 9 Déc - 12:43

Spoiler:
 


Elle a souvent entendu parler des frères O'Keenan. Contrairement à beaucoup de monde, elle fait abstraction de leur passé difficile, et imagine que ce n'est pas de pitié dont ils ont besoin. Personne n'a besoin de pitié, c'est un ère qui ne lui laisse de toutes façons pas de place. C'est aussi la solution de la facilité : comme ça, personne ne lui pose en retour de questions. La mort de son père a fait les potins de la ville pendant presque une année, et celle des parents O'Keenan également. C'est typiquement le genre de ragots qui passent dans l'oreille d'Auxane sans jamais l'atteindre. « Doucement, y'a Yuviel qui dort encore » Aussi, lorsque la porte d'entrée s'ouvre et qu'elle fait face à l'aîné des trois frères, elle se contente d'un sourire charmant -peut-être aussi charmé-, et remarque que contrairement à ses paroles, il ne vient absolument pas de sortir du lit. Auxane est au courant pour la difficulté à entretenir des terres, même sur les Célestes, et même à trois paires de bras pour soutenir l'affaire familiale. Il doit faire partie de ceux qui se lèvent le plus tôt de toute la ville.

Surprise qu'il la laisse entrer aussi facilement, elle bloque d'abord pendant un instant, et Valaar se moque intérieurement d'elle. *Attention, un homme qui s'ouvre grand sa porte comme ça, ça cache quelque chose*. Dans l'immédiat, elle se passerait bien de son ironie, et lui fait comprendre d'un regard par dessus l'épaule.
« Oh, désolée. » Elle a immédiatement baissé la voix. Elle se rappelle presque du nombre de fois où Elina lui a demandé de parler plus doucement ou de ne pas faire de bruit lorsque Primrose dormait à poings fermés. Elle avait bien grandi, sa petite fleur. « Je... » n'ai probablement aucune excuse pour me défiler et ne pas rentrer chez toi. « Okay. »
De toutes façons, il s'est déjà emparé d'une partie des paquets qu'elle a amenés pour rentrer et l'inviter à en faire de même. Une fois à l'intérieur agréablement tiède de leurs immenses bâtiments, elle demeure sur le palier pour frotter la neige de ses bottes et éviter de salir tout l'intérieur. « C'est pas grave, le reste peut très bien attendre encore quelques jours, sinon la prochaine fois j'attellerai mes clydes et je viendrai tout chercher moi-même. Aller entre .. tu veux un café peut-être ? Un thé ? » Auxane rive enfin ses yeux droits dans les siens, et se redresse une fois ses bottes presque totalement débarrassée de la neige collante. Le seul inconvénient des premières neiges.
« Ça prendra pas bien longtemps, demain j'ai à livrer quelques armes et une armure pour Sylvestre, et après je peux revenir pour le reste. Enfin si tu préfères passer, la forge sera de toute façon ouverte. »
Puis ça l'arrangerait : ça lui éviterait d'avoir l'impression d'être toute petite au milieu des Célestes et de ressentir ne pas y avoir sa place. Il valait mieux qu'il soit livré avant que l'hiver ne commence véritablement, même si ses outils avaient la solidité pour braver les terres gelées durant 4 mois entiers.
« Va pour un café »
Auxane enlève enfin sa lourde cape de fourrure de ses épaules et la dépose au dessus du sac de livraison, et décoiffe ses cheveux encore légèrement humides histoire qu'ils puissent sécher le peu de temps qu'elle restera ici. Le temps d'un café.

A sa question, elle ne peut s'empêcher de sourire. Il n'est pas dupe, et se doute bien qu'elle ne va pas passer par 4 chemins pour lui faire sa requête. Elle n'a jamais été douée pour les détours.
« J'ai besoin d'un cheval. »
A l'extérieur, elle sent Valaar s'agacer de cette demande, parce qu'elle sait très bien qu'il lui a proposé de monter sur son dos à plusieurs reprises. Chose qu'elle s'est toujours refusée à faire, parce qu'elle estime que le chevaucher comme une monture serait un affront. Ce à quoi il a toujours répondu en soupirant et en mettant un terme à cette conversation.
« Igno appartient à ma petite soeur maintenant, et j'en ai besoin d'un qui soit capable de résister au froid. Et tu te doutes bien que je veux l'une de tes plus belles bêtes, quitte à discuter du prix plus en détails avec toi. »
Elle n'a toujours pas osé lever la voix, mais s'est approchée de l'autre coté du comptoir pour s'y accouder et l'observer droit dans les yeux, avec une taquinerie qui relève presque de l'affront. Elle n'a pas le luxe de prétendre qu'elle saura le payer en une seule fois avec un bien extraordinairement inestimable, mais sait qu'avant la fin de l'hiver, elle saura totalement lui échanger la valeur d'une telle bête. Même si Igno a bien plus de valeur que n'importe laquelle des bêtes que Romaël pourra lui présenter ; mais trop de souvenirs collent à sa robe noire.

Le tremblement léger sous ses pieds lui indique qu'un dragon s'est posée, et avant même qu'elle se pose la question de savoir si c'est Valaar qui joue des muscles, celui-ci lui fait mentalement savoir que la dragonne de l'un des trois frères vient de se poser devant lui. Et qu'elle a l'air d'un immense arc-en-ciel irisé avec des pics solides. Et qu'elle crâne passablement en attirant contre elle un léger monticule de neige, ce à quoi Auxane essaie de ne pas sourire quand elle devine qu'à son tour, il tape nonchalamment sa queue puissante contre le sol pour manifester son impatience. *T'as jamais vraiment été doué en relations sociales, toi.* Il s'offusque. *On parle de ton cas?* L'être humain est un peu plus compliqué qu'un dragon, sans doute.
« Merci pour le café » Cède-t-elle une fois la tasse de café noir entre ses mains. C'est seulement en remarquant son reflet déformé dans le liquide noir qu'elle remarque ses cheveux fous autour de son visage. Il aurait pu lui dire qu'elle ressemblait à une sauvage.

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MessageSujet: Re: ♦ I solemnly swear that I am up to no good   ♦ I solemnly swear that I am up to no good EmptyJeu 11 Déc - 4:41


Romaël, il avait toujours eu ce côté excessif dans tout ce qu'il faisait. Toutes ses actions étaient souvent poussées à l'extrême (peut-être bien encouragées par cet orgueil grondant au fond de lui), tout comme ses qualités et surtout ses défauts étaient, eux aussi, poussés à l'extrême. Romaël, il avait toujours eu un coeur peut-être un peu trop grand, et une naïveté un peu trop grand aussi, j'imagine. Dans la vie de tous les jours, il n'avait jamais eu ce réflexe que beaucoup avaient de se méfier de ceux qui l'entouraient. De se méfier de ses -lointains- voisins, du boucher, ou encore de la serveuse, au bar. Romaël, il avait toujours parti sur le simple principe que personne ne pouvait humainement vouloir du mal aux gens de sa propre race, et c'était bien pour cette raison qu'il laissait entrer dans sa vie n'importe qui. Un peu comme il venait de faire entrer Auxane chez lui, à ce moment précis. De toute façon, les deux frères dormaient encore à poings fermés, et Yuviel n'avait pas l'habitude de se réveiller avant les huit heures passées au moins. Lorsque la jeune femme jeta un regard brûlant à son dragon blanc, derrière elle, le colosse préféra ne pas imaginer ce que ce dernier avait bien pu lui dire. Après tout, s'ils étaient tous comme Loreleï, il se doutait bien que sa réplique mentale n'ait pas été bien déplacée. « Ça prendra pas bien longtemps, demain j'ai à livrer quelques armes et une armure pour Sylvestre, et après je peux revenir pour le reste. Enfin si tu préfères passer, la forge sera de toute façon ouverte. » À cette réponse, l'oeil argenté de l'homme glissa jusqu'à elle, jusqu'à son visage et sa peau blanche comme de la porcelaine. « T'aviseras tes employés de ma venue en après midi alors ... j'n'ai pas envie d'avoir l'air de partir comme un voleur » souffla-t-il alors, un bref sourire au coin des lèvres tandis qu'il se retournait pour s'éloigner de quelques foulées vers la cuisine, où il ne perdit pas de temps pour sortir une tasse et y verser le café demandé.

D'ailleurs, à peine eu-t-il le temps de déposer la tasse devant elle ainsi que quelques cubes de sucre et de lait bien frais, que la jeune femme répondit à sa question. « J'ai besoin d'un cheval. » Un sourire franchit la commissure de ses lèvres tandis qu'une fois de plus, son regard d'acier s'accrochait au sien. « Igno appartient à ma petite soeur maintenant, et j'en ai besoin d'un qui soit capable de résister au froid. Et tu te doutes bien que je veux l'une de tes plus belles bêtes, quitte à discuter du prix plus en détails avec toi. » Sans prononcer le moindre mot, Romaël se passa rapidement une main derrière la nuque ; ce vieux tic qui lui était resté collé à la peau depuis ses trois ans. On pouvait voir par les traits de son visage qu'il s'était mit à penser, pendant que la jeune femme s'était mise à se réchauffer les mains en les entourant autour de la tasse bien chaude. L'espace d'un instant, le viking visualisa mentalement toutes les bêtes potentielles à la vente qu'il avait "en stock".
« Tous mes chevaux résistent très bien au froid, Auxane » puis son oeil se mit à briller avec malice tandis qu'il jetait un coup d'oeil à la fenêtre de la cuisine, où il put remarquer Loreleï, bien droite et royale dans toute la noirceur de ses écailles, devant Valaar. « Tout dépendant ce que tu recherches et combien de temps tu serais prête à attendre, j'arrive tout juste sur la fin du débourrage d'un poulain de trois ans et demi. J't'assure Auxane que je n'me suis probablement jamais autant attaché à un p'tit à un tel point ... il a une de ces puissances que je n'ai jamais vu chez un jeune de sa race, j'ose même pas imaginer de quoi il aura l'air, dans deux ans ... » À ces quelques mots, l'homme s'appuya une fois de plus sur le comptoir de la cuisine, portant son attention sur le café de la jeune femme un instant avant de froncer légèrement les sourcils. Le seul problème avec cet étalon, c'était qu'il était bien caractériel. Peu nerveux, mais très entêté. Romaël haussa des épaules pour lui-même. Dans tous les cas, Auxane aurait bien le dernier mot, après tout. Et du peu qu'il connaissait d'elle, il savait qu'elle était une battante probablement encore plus entêtée et sauvage que l'étalon en question.

« J't'ai déjà fait visiter, au fait ? » .. les écuries, bien sur. En réalité, Romaël, il savait que la réponse était négative. Il avait une bonne mémoire des visages, et Auxane, c'était à sa forgerie qu'il la voyait le plus souvent. « Aller fini ton café, j'irai t'le présenter tout-à-l'heure. Son prénom c'est Petu Tu vas l'adorer, j'suis certain »

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MessageSujet: Re: ♦ I solemnly swear that I am up to no good   ♦ I solemnly swear that I am up to no good EmptySam 13 Déc - 13:12


Sur ses joues se givre progressivement le rose timide de la chaleur contre sa peau froide. Comme un bouton de rose qui ose encore un peu de résistance avant l'hiver. D'habitude, ses livraisons s'écourtent assez rapidement après l'échange des marchandises et des politesses. Bonjour, au revoir, à bientôt. La demeure des O'Keenan n'est pas un mystère puisqu'elle est venue à plusieurs reprises livrer l'un des trois frères, mais c'est la première fois que l'un d'eux lui ouvre véritablement la porte. D'un autre coté, ses obligations rattrapent sa conscience et la martèlent de se dépêcher au lieu de tranquillement boire un café avec le premier beau garçon du quartier.
D'ailleurs, Romaël lui fait penser à un de ces trappeurs l'été, avec une chemise épaisse, la hache sur l'épaule et la barbe mal rasée d'avoir été trop occupé à scier les troncs gênants sur sa propriété. Auxane se pince les lèvres face à l'idiotie de ce préjugé, et essaie de l'imaginer en autre chose. Avec un énorme pull, sur un fauteuil de vieux cuir installé à coté d'une fenêtre, un livre encore les mains et une tasse de café brûlant sur une vieille petite table à côté. Et la neige qui tombe au dehors. Son esprit lui joue des tours, puisqu'elle s'assure que la neige ne tombe pas encore à l'extérieur, mais il n'y a que la lumière timide et argentée de l'aube, et la carrure osseuse de Valaar qui n'a pas bougé d'un poil, et dont les expirations chaudes sortent de ses naseaux en panaches opaques. « T'aviseras tes employés de ma venue en après midi alors ... j'n'ai pas envie d'avoir l'air de partir comme un voleur » Elle émet un léger ricanement : Kendall n'est pas du genre à s'étonner de la visite de clients qu'Auxane a préféré envoyer à la forgerie directement, mais les deux jeunes qu'elle emploie pour les former risquent de s'étonner de voir un grand gaillard venu de nulle part débarquer et exiger le reste de son paiement.
« T'as juste à dire que tu viens de ma part. "Auxane" c'est un peu comme un nom de code là-bas, tu passes presque partout avec ça. »
Elle lui adresse un ultime sourire avant de reprendre une gorgée du café. D'ailleurs, elle aurait presque pu lui faire un clin d'oeil pour appuyer son ironie, mais elle n'est pas assez douée côté expressions faciales. Son visage s'est figé depuis bien trop longtemps. La tasse à demi-vide, elle la reprendre entre ses deux mains pour profiter de la chaleur diffuse de la porcelaine contre ses mains gelées. D'habitude, elle ne sort pas ses gants pour la première neige, mais les températures restent tout de même plus froides que l'année passée, elle va finir par superposer plus d'une dizaine de couches. Histoire que ses péripéties hors de la ville ne la transforment pas en glaçon comme cela avait bien failli être le cas à plusieurs reprises. Ses cils ont déjà gelé, et à trop vouloir jouer avec, elle en avait perdu une bonne partie, il y a quelques années. Puis avec le temps, elle a appris à ne pas jouer avec le froid, et à redoubler de prudence, pour elle comme pour Prim', sa mère ou Igno. D'ailleurs, en pensant à ce dernier, elle se remet à sourire. Tristement sans doute. Se séparer de lui est envisageable mais difficile à imaginer, c'est le second héritage de son père après la forge, et bien qu'il reste dans la famille et qu'elle le verra tous les jours puisque c'est Primrose qui va en hérité, cela lui fout un sacré coup. Sauf que pour avancer, parfois, il n'y a pas d'autres options que d'avoir mal.

Elle ne recroise le regard de Romaël que lorsqu'il lui répond, et saisit l'étincelle fugitive de malice qui a embrasé son regard l'instant d'avant. « Tous mes chevaux résistent très bien au froid, Auxane » Le sourire de la jeune femme s'élargit à en devenir moqueur. La réputation de ses montures n'est pas à faire, elle ne se serait pas adressée aux trois frères si elle voulait une monture médiocre, qui ait la résistante et l'endurance d'Igno. Elle pose la tasse sur la table, pas encore vide, et s'accoude face à Romaël pour écouter son argumentation. Elle imagine sans peine le jeune étalon qu'il essaie de débourrer, et essaie de retenir son sourire quand elle l'imagine en train de se faire botter le cul par un jeune un peu trop fougueux. Il a l'air soucieux, pendant un moment, mais elle ne s'attarde pas sur ce détail. Un jeune cheval est sans doute plus difficile à l'approche, et si en plus il a du caractère, elle risque d'avoir presque autant de mal que lui. Mais après avoir mimé une réflexion pendant quelques secondes, elle reprend sa tasse, en pique une gorgée, et finit par reprendre la parole.
« Je ne suis pas pressée, je garde Igno tant que je n'ai pas un autre, j'ai trop besoin d'une monture pour les livraisons. Tu me vois, avec ma carrure évidemment très impressionnante, déplacer des kilos de matériel sur mon dos ? »
Ses épaules fragiles ne tiendront pas le coup plus d'une semaine. Et puis concernant Valaar... c'est une longue histoire qu'elle n'est pas à même d'expliquer. Elle a déjà vu des dragons, sellés et montés par leur dragonnier, mais n'a pas encore de commettre cet affront à son égard. *On en a déjà discuté, si ça t'évite le prix d'un cheval. Et puis j'ai l'impression qu'il est aussi dur en affaires que toi, celui-là.* A cette pensée, elle relève ses yeux vers Romaël, l'air pensive, puis espiègle. « J't'ai déjà fait visiter, au fait ? »
Question rhétorique.
« Dis donc, j'ai l'honneur de visiter la propriété O'Keenan ? » Elle déplace tous ses cheveux sur un côté, jette un oeil sur le tas de vêtements que forme sa cape au dessus de son paquet de cuir pour Romaël, et se retourne vers le comptoir pour finir son café, (faussement) sage et disciplinée qu'elle est. Elle va même contourner la table pour déposer la tasse dans l'évier, et retourne vers sa cape dans laquelle elle s'enroule convenablement.
« Tu mets la barre haut pour un jeune. Il ne craint pas la présence des dragons, je suppose ? »
Parce que ça risque d'être un sacré inconvénient s'il se met à trembler au moindre atterrissage de Valaar non loin, surtout qu'il a la sale manie de survoler Auxane de près lorsqu'ils sont hors de la ville et qu'il peut se permettre ce luxe. Parfois, alors qu'elle est allongée en haut des falaises avec Igno qui broute paisiblement à ses côtés, il lui est arrivé de s'agripper à la falaise et de sortir brusquement la tête par-dessus pour le plaisir de voir Auxane courir après Igno qui est parti dix mètres plus loin à cause de lui.

La cape sur ses épaules, et les cheveux noués en une tresse brouillonne histoire qu'ils ne s'emmêlent pas horriblement à cause de la brise et du froid mordant de dehors, elle prend la porte sans attendre que Romaël lui ouvre, trop incommodée par les marques de politesse masculines, et l'attend sur le seuil de la porte.
Non sans un regard vers la dragonne qui s'est elle aussi postée près de l'entrée, et dont le noir irisé contraste avec la blancheur enneigée de Valaar, un peu plus loin, qui a à peine relevé la tête lorsqu'ils sont sortis. Bien que, la seconde suivante, il écarte ses ailes dans un bruissement sec et s'envole pour aller chasser plus loin, ennuyé par les discussions entre Auxane et Romaël. Pas grand chose à se mettre sous la dent ; et en parlant de choses à se mettre sous la dent, il finit par aller survoler le bosquet gelé à coté de la propriété des trois frères, en espérant tomber sur un cervidé peu farouche encore résistant au froid qui s'annonce.
« En vrai, tu penses que je peux l'avoir avant la fin de l'hiver, ou tu préfères attendre ? »
De son coté, la patience n'est pas son trait de caractère le plus brillant. Ni l'éloquence d'ailleurs dès qu'elle se retrouve seule avec un homme, et non pas à l'abri dans sa forgerie, près des flammes de l'atelier, et cachée derrière son grand tablier de cuir. C'est la présence de toutes ces épées près d'elle qui doit la rassurer.
Elle ne connait pas de meilleur défense face à l'incertitude que l'acier.

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MessageSujet: Re: ♦ I solemnly swear that I am up to no good   ♦ I solemnly swear that I am up to no good EmptyMar 16 Déc - 23:01


De sa tasse de café se mis bientôt à s'échapper un mince filet de chaleur qui s'évaporait progressivement dans l'air tiède de la pièce. Y portant alors son attention durant quelques instants, ce fut un maigre sourire qui étira ses lèvres lorsque la jeune femme lui répondit finalement. « T'as juste à dire que tu viens de ma part. "Auxane" c'est un peu comme un nom de code là-bas, tu passes presque partout avec ça. » Tiens ... c'était bon à savoir, ça. Bien que dans tous les cas, il lui arrivait si peu souvent de se rendre à la forgerie Roncenoir de lui-même pour ramasser quelques affaires qu'il avait amplement le temps d'oublier d'ici là. Romaël, il n'avait jamais eu de mauvaises intentions. Et de toute façon, si "Auxane" était un nom de code là-bas, comme elle l'affirmait, l'homme ne se doutait pas que si quelqu'un venait à mentir et la voler en prétendant que "Auxane m'a dit ci, Auxane m'a dit ça ...", que la blonde aurait tôt fait de faire payer ce genre de mauvaise conduite. À cette pensée, ses sourcils se froncèrent légèrement tandis qu'il reposait les yeux sur elle. Elle avait beau être petite et à l'allure fragile, la Roncenoir ... Romaël avait souvent eu vent de son tempérament presque sauvage, dépendant de la situation. Bien que dans un sens, il fallait en avoir, du caractère, pour reprendre les affaires de son paternel après sa mort. Un léger soupire s'échappa de ses lèvres sèches tandis qu'il reprenait une brève gorgée de café. Auxane, elle avait fait honneur à son défunt père, tout comme il avait fait avec le sien.

« Je ne suis pas pressée, je garde Igno tant que je n'ai pas un autre, j'ai trop besoin d'une monture pour les livraisons. Tu me vois, avec ma carrure évidemment très impressionnante, déplacer des kilos de matériel sur mon dos ? »
« C'est pas une histoire d'avoir une carrure impressionnante ou pas ... aucun humain normal ne pourrait trainer ce genre de matériel durant une seule journée entière.. » puis il rigola légèrement. « dans tous les cas, ça lui ferait une belle retraite, à Igno » Car même si Auxane ne se l'avouerait jamais, Igno, il n'était pas particulièrement taillé pour les grosses livraisons qu'avait à lui faire faire sa propriétaire. C'était une belle bête, c'était certain. Mais vu comment les affaires allaient -ou semblaient aller- à la forgerie, Romaël se doutait que l'équidé ne devait pas avoir une seule journée de répit. « Dis donc, j'ai l'honneur de visiter la propriété O'Keenan ? » « C'est pas comme si ce serait une exclusivité, si ? » Si, probablement. Non pas parce que les O'keenan étaient réputés pour être asociales et mauvais ( du moins, il l'espérait ), mais probablement plus parce qu'ils avaient cette forte réputation d'être des hommes travaillants. Souvent, quand on les approchait, on avait cette étrange impression de les déranger dans ce qu'ils faisaient ; peu importe ce qu'ils faisaient. À cette pensée, Romaël fronça légèrement les sourcils tandis que la jeune femme le contournait pour aller laver d'elle-même sa tasse de café maintenant vide. Bien tien ... c'était pas la peine, mais c'était apprécié. Lorsqu'elle retourna vers sa cape et ses vêtements, l'homme tenta durant un instant de se faire bien silencieux et discret, dans l'unique espoir de s'assurer que le gamin était toujours endormi. Quelques brèves secondes de silence s'écoulèrent alors jusqu'à ce qu'Auxane ne s'adresse à nouveau à lui.

« Tu mets la barre haut pour un jeune. Il ne craint pas la présence des dragons, je suppose ? »
« Non. Du moins ... pas celle de Loreleï, je t'avoue que je ne l'ai jamais encore monté en forêt pour le confronter à un sauvage, il n'a pas besoin de ça pour l'instant. » Ou en d'autres mots, mieux valait être certain qu'il soit à 100% solide et à l'écoute de son cavalier, avant de risquer de le faire paniquer au beau milieu de nul part. « Je t'avoue que c'est un petit bâtard que personne n'attendait ... sa mère avait profité d'une barrière brisée pour aller fouiner dans le paddock d'un autre. Sa mère au final, c'est une grosse quarter horse et son père, on pense que ce pourrait être mon étalon, vu ses crins qui ont tendance à friser ... » À son tour, Romaël ne tarda pas à commencer à s'habiller en vue de se rendre jusqu'aux écuries. Aller, que quelques minutes, et il irait réveiller Yuviel par la suite. Ce fut cependant Auxane qui le prit de court en sortant la première, sous le regard très peu intéressé de Loreleï à l'extérieur, qui étira simplement sa large encolure pour faire mine de dresser le menton. Mais quel caractère précieux, c'était pas possible. Soupirant donc sans gêne en la voyant agir ainsi, Romaël l'ignora tout aussi royalement qu'elle venait de le faire pour se diriger à l'instant vers les écuries tout juste à côté.

« En vrai, tu penses que je peux l'avoir avant la fin de l'hiver, ou tu préfères attendre ? »
« Un mois, c'est tout s'qui me faudra. » Je crois. Le regard brillant de Romaël se glissa jusqu'à la jeune femme, lui adressant un bref sourire par la même occasion. « Son débourrage il tire sur la fin ... mais j'veux juste être certain te pas te refiler une p'tite perle remplie de défauts cachés qui essayera de déstabiliser le premier inconnu qui va s'approcher. » Car bien que l'étalon avait plutôt des tendances sociables que violentes, chaque bête était à risque d'avoir une bulle au cerveau, et Romaël n'avait pas envie que ça arrive tandis qu'Auxane soit sur son dos.
Les grandes portes de l'écurie s'ouvrirent finalement tandis qu'ils y entraient, rapidement accueillis par plusieurs têtes curieuses sorties de leurs boxes. C'était surprenant, encore. Une jument ne tarda pas à pointer le museau vers le plafond et à hennir bruyamment, rapidement accompagnée de tous les côtés, mais Romaël les ignora un à un pour se diriger vers le box de son petit prodige ; qui était d'ailleurs toujours occupé à grignoter sa ration de foin.
« Voilà c'est lui.. le p'tit bâtard de l'année! Avec sa mère juste à côté, bien que j'trouver personnellement qu'il ressemble plus à son -probable- père qu'autre chose. » Un doux sourire étira ses lèvres tendis qu'il ouvrait la porte du box. Le bruit du métal fit légèrement dresser les oreilles de l'animal, qui posa les yeux sur eux, pour finalement rabaisser la tête et continuer de manger. À ce moment, Romaël ne put s'empêcher de rigoler ouvertement. « Mais comment il nous snobe, c'est pas possible. Aller mon grand .. c'est le moment de faire bonne première impression, approche un peu ... » puis aussitôt ces quelques mots prononcés, l'home s'approcha de l'étalon et passa sa main sous sa gorge pour le forcer à dresser la tête. Après quelques secondes à luter, l'équidé fini par agripper une dernière bouchée de foin avant de pousser un long soupire dérangé, se retournant finalement vers la jeune femme.

« Monsieur n'aime pas être dérangé durant son repas, comme tu peux le remarquer ... Enfin bref, voilà la bête. Proportionné pour l'endurance plutôt que pour la vitesse. J'ai remarqué l'an dernier que sa robe tirait un peu sur le brun sous les chauds rayons du soleil durant l'été, mais l'hiver il reste d'un noir opaque du mois de septembre jusqu'aux premiers bourgeons... »


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MessageSujet: Re: ♦ I solemnly swear that I am up to no good   ♦ I solemnly swear that I am up to no good EmptyMer 17 Déc - 12:21



Confortablement installée dans la tiédeur de l'immense maison des trois frères, Auxane redoute un peu plus de ressortir dans le froid à présent. C'est un peu comme lorsqu'elle se rend à la forgerie, qu'elle affronte les flammes perpétuelles de la forge et le métal en fusion des armes, et qu'une fois sortie en fin de journée -voir même tard le soir- elle doive affronter les températures plus que négatives de l'hiver qui approche. L'été, elle peut sortir sans se vêtir d'une épaisse (ou deux) capes de fourrure ou de laine, un gilet suffirait, tandis que dès que l'hiver arrive, son visage se fait sauvagement mordre par le gel venu du Nord.
Serrer les dents, serrer les poings, et sortir dans le froid. Auric disait toujours que le froid, c'est pour mieux apprécier la chaleur de la forge ou de leur foyer. Qu'il adorait sortir dans le froid après le travail lorsqu'il savait que les minutes suivantes, il retrouvait le foyer chaud et agréable de leur maison. Jusqu'à ce qu'un jour, il ne retrouve jamais le chemin de la chaleur.
Qu'il se perde dans le froid à jamais.

« C'est pas une histoire d'avoir une carrure impressionnante ou pas ... aucun humain normal ne pourrait traîner ce genre de matériel durant une seule journée entière.. dans tous les cas, ça lui ferait une belle retraite, à Igno » Sans avoir à regarder par la fenêtre, elle imagine très bien l'étalon la tête baissée en train de fouiller sous la neige les quelques brins d'herbe encore survivants, et sa robe noire brillante de sueur d'avoir transporté sur son dos la lourdeur de ses pièces de métal. Il n'a jamais bronché, jamais montré le moindre signe de faiblesse, mais c'est un Roncenoir lui aussi en quelque sorte.
« Ça lui fera du bien d'avoir sur le dos que le poids plume de ma petite soeur. C'est à elle qu'il revient après, j'ai même peur qu'il prenne trop ses aises avec elle. »
Quoiqu'elle ne se fait pas trop de souci : Primrose est une cavalière aguerrie, plus douée qu'elle encore à son âge. Elle saura mater le bon vieux Igno s'il lui fait des caprices, tout comme elle-même saura se faire entendre avec le jeune étalon en cours de débourrage donc lui parle Romaël. Son père lui avait déjà parlé de la famille O'Keenan, ils fournissaient en montures, en viande, en matières premières et en meubles une bonne partie de la ville. Elle n'a entendu que des échos de la tragédie qui a affecté la maison et leurs parents, mais elle sait de réputation qu'ils ont porté sur les épaules le fardeau de toute une vie de labeur, et qu'ils s'en sortent plutôt bien pour le moment. « C'est pas comme si ce serait une exclusivité, si ? » Le regard d'Auxane devient presque rieur, à force. De retour vers ses affaires et la cape sur les épaules, elle se tourne vers lui en haussant les épaules.
« Un O'Keenan qui m'accorde du temps, tu veux rire ? Allez t'en fais pas j'raconterai à toute la ville que j'ai eu cette chance ça te fera des clients cet hiver. »
Il faut dire aussi qu'elle n'est pas tombé sur le plus vilain des trois frères, au final. Beaucoup de femmes ont étrangement besoin de viande, de menuiserie et de chevaux dès que l'hiver arriver. Auxane s'est toujours demandée si certaines sont capables de monnayer de leurs corps avec un des frères. Mais sa réponse tombe rapidement à l'eau lorsqu'elle se dit qu'on doit aussi se demander comment elle fait tourner une si grande forgerie avec ses si petites épaules. Beaucoup confondent le prix du labeur et celui de l'honneur.

Une fois rendue dehors, elle a l'impression que ses poumons brûlent du froid qu'elle inspire. Elle se racle la gorge à plusieurs reprises pour faire passer cette désagréable sensation, en ignorant simplement la moquerie de Valaar qui la fait passer pour une petite fille fragile - ce qu'il ne pense en aucune façon.
A l'énonciation du nom de la dragonne, Auxane rive ses yeux sur elle. Elle n'a jamais aimé fixer trop longtemps un dragon, elle a l'impression que c'est un manque de respect -un peu comme un chien qu'on fixe trop longtemps, il se sent menacé. Surtout que la noirceur a toujours inspiré chez elle une certaine crainte. Elle se demande, parfois, si son lien avec Valaar n'est pas bien plus profond que la simple rencontre entre une femme et un dragon. Le Premier calcule peut-être très bien les choses. « Je t'avoue que c'est un petit bâtard que personne n'attendait ... sa mère avait profité d'une barrière brisée pour aller fouiner dans le paddock d'un autre. Sa mère au final, c'est une grosse quarter horse et son père, on pense que ce pourrait être mon étalon, vu ses crins qui ont tendance à friser ... » Les yeux maintenant rivés sur le chemin qu'ils empruntent, puis sur le bâtiment de l'écurie duquel ils s'approchent, Auxane rit faiblement.
« Ça va être un monstre ! » Elle s'en réjouit d'ailleurs : son dos doit être aussi confortable qu'un canapé. « Ça me va pour un mois, ça me donnera l'occasion de repasser par ici plus souvent pour voir c'te tête de mule à l'oeuvre. »
L'évidence ne se lit pas dans ses yeux : on ne sait pas vraiment si elle parle de lui ou de l'étalon. Elle ne l'a jamais vu à l'oeuvre et pour ainsi dire, est bien curieux de voir la façon dont il s'occupe de ses bêtes. Pour connaître la personnalité d'un homme, il faut observer la façon dont il travaille. Auric lui avait dit ça quand ils avaient embauché Kendall en tant qu'apprenti, et sa ferveur au travail n'avait laissé personne indifférent. Auric plus "professionnellement" qu'Auxane, en tout cas.

Dans l'écurie, Auxane inspire à plein nez l'odeur forte des lieux, mêlée au foin et à la poussière. Accueillis par les hennissements des diverses bêtes, en plus de ça. Un sourire flotte au coin de ses lèvres : elle n'avait encore jamais mis les pieds dans une écurie, quand bien même elle monte sur le dos d'Hidalgo puis d'Igno depuis plus de 10 années. « Voilà c'est lui.. le p'tit bâtard de l'année! Avec sa mère juste à côté, bien que j'trouve personnellement qu'il ressemble plus à son -probable- père qu'autre chose. » Auxane pénètre à son tour dans le box et referme soigneusement la porte derrière elle, puis croise les bras en observant la bête. Une belle bête, taillée dans le roc, les épaules larges et musclées, une robe noire où luisent par moments les reflets chocolats qu'elle pensait dus à la lumière des écuries. Son rire joint celui de Romaël lorsque le jeune étalon les ignore superbement -ce qui lui fait penser à la dragonne il y a pas une minute de ça. La blonde abandonne enfin son poste près de la porte fermée du box pour s'approcher de lui et déposer sa main près de sa ganache, puis le long de son encolure. Après un premier coup de tête vers le haut pour manifester sa méfiance, l'étalon la fixe en mâchant toujours sa dernière bouchée de foin.
« C'est ce que j'me disais, il a pas l'air tout à fait noir. » Elle lâche l'encolure de l'étalon et fait un pas sur le coté pour l'observer plus globalement. « Il est parfait. Enfin, physiquement déjà, c'est un bon point. » Pas une blessure, pas un membre atrophié, une belle constitution et un air paisible bien qu'elle sente la puissance de ses muscles. « Tu aurais le temps de me montrer son comportement, ou t'as du boulot ? Sinon c'est pas grave je repasserais dans le mois dans tous les cas. J'ai encore les minerais de Mickaël à venir chercher d'ici la semaine prochaine, j'en ai besoin d'un bon lot avant l'hiver. Ça me redonnera une occasion de me faire faire du café. »
Sa main passe lentement sur l'épaule de l'étalon qui s'est remis à brouter, puis elle se tourne vers Romäel afin de l'interroger du regard.
Après tout, ça ne lui donne que plus d'occasions de revenir ici.



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