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 ❝ Far from below – how high can we go ?

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Isaac N. Callaghan

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MessageSujet: ❝ Far from below – how high can we go ?   ❝ Far from below – how high can we go ? EmptyLun 15 Déc - 14:54


Far from below – how high can we go ?

Assis derrière le comptoir, Isaac observait les flocons de neige tomber à travers la fenêtre. C’étaient les premiers flocons de l’année, ces derniers ne tiendraient sûrement pas. L’hiver revenait lentement mais sûrement : les rayons du soleil se faisaient de plus en plus rares et les températures baissaient au fur et à mesure que les vents du Nord approchaient. L’herboriste réajusta sa veste doublée avec de la laine de mouton. Il sentait quand le froid arrivait, même s’il n’était pas bien méchant au début, mais Isaac prenait toutes les précautions nécessaires pour ne pas tomber malade. Il aurait dû prévenir les clients qui venaient le voir les uns après les autres pour lui acheter de quoi apaiser les maux hivernaux comme les rhumes ou les bronchites. On venait aussi le voir pour des petites blessures ; souvent à cette période, les gens venaient le voir parce qu’ils s’étaient blessés en coupant du bois qui servirait à chauffer leur maison. Isaac travaillait à un rythme infernal depuis très tôt le matin. Maintenant que l’herboristerie était calme, il pouvait s’octroyer une petite pause avant l’arrivée éventuelle d’autres clients.

Il se leva pour faire un récapitulatif de ses stocks, que ce soit au niveau des plantes, racines, fleurs, et matériel médical. Il prit des notes sur un petit calepin. Il commençait à manquer de certaines herbes, ce qui ne l’arrangeait pas du tout en ce début d’hiver. Avec le peu de réserve qu’il lui restait, il ne tiendrait pas toute la saison et les habitants seraient bien vite agacés. Il fallait qu’il se réapprovisionne très vite. Il laisserait la boutique à l’un de ses apprentis et irait dans la forêt pour chercher les plantes dont il avait besoin, avant que la neige ne les engloutisse. Il devrait aussi prévenir Ezekiel qui se trouvait actuellement dieu seul sait où. Car même si le dragon s’accordait le luxe de s’isoler dans son coin, il n’aimait pas savoir Isaac seul en pleine nature, non pas qu’il ne sache pas se débrouiller tout seul, au contraire, mais simplement parce que ce bipède aux cheveux ébouriffés ne ferait pas le poids face à un dragon sauvage, s’il venait à en croiser un. Isaac trouvait cette attitude assez réductrice concernant sa personne, mais il ne pouvait pas non plus contredire Ezekiel. Il connaissait certaines techniques pour chasser les dragons grâce à certaines plantes – techniques qu’il prenait un malin plaisir à utiliser sur Ezekiel quand ce dernier se montrait un peu trop arrogant – mais c’était tout. Il n’était pas du genre à se battre et était loin d’être imposant face à un dragon.

Isaac se prépara une infusion de sauge. Il fit très attention au dosage car il n’avait pas envie de s’endormir en plein travail. Pendant que l’eau bouillait, il sélectionna dans sa bibliothèque un livre parmi une dizaine d’autres. Il ouvrit le livre au chapitre qui l’intéressait : « La cicatrisation par les plantes. » Le livre était vieux, cela se voyait par la couleur et la texture des pages. Ces mêmes pages étaient gribouillées de nombreuses notes ici et là dans une écriture quasiment illisible.
L’eau prête, Isaac en versa dans sa tasse dans laquelle étaient disposées plusieurs feuilles de sauge. L’herboriste avait sa propre petite réserve d’herbes et de plantes que personne n’avait le droit d’utiliser, pas même ses apprentis.
Il prit la tasse dans ses mains et les réchauffa pendant quelques secondes. Ses mains étaient celles d’un herboriste : abîmées. Il était pourtant capable de préparer des onguents pour ce genre de problème, mais l’aspect de ses mains n’était pas ce qui l’inquiétait le plus. Il but une gorgée de son infusion et sentit le breuvage brûlant réchauffer ses membres. Il commença à lire son chapitre et au moment où cela devenait intéressant, la porte de l’herboristerie s’ouvrit, laissant entrer un léger courant frais. Isaac posa sa tasse et mit son livre de côté avant de se relever pour accueillir la jeune femme qui venait d’entrer.

– Bonjour. Vous désirez ?

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Dernière édition par Isaac N. Callaghan le Mer 17 Déc - 12:47, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: ❝ Far from below – how high can we go ?   ❝ Far from below – how high can we go ? EmptyLun 15 Déc - 21:00



Le meilleur moment de la semaine, c'est lorsqu'elle confie la forgerie à Kendall pendant une demi-journée, qu'elle s'octroie pour prendre l'air. Ces pauses sont un peu soumises à son caprice, mais ses caprices sont si rares que ces moments en sont d'autant plus délicieux. Il n'y a pas d'ivresse à la paresse si elle est constante. Sur ce point, Valaar et Auxane s'accordent à merveille : le dragon a abandonné sa balade qui a duré deux jours pour revenir auprès des murs de la ville rejoindre la jeune femme, montée sur le dos d'Igno que Primrose a accepté de lui prêter en échanger d'aide pour ses devoirs ce soir. Elle a réussi à lui faire passer ça pour une corvée, alors qu'elle aime particulièrement se pencher sur l'histoire qu'ils enseignent à l'école. Ecole qu'elle n'a jamais pu fréquenter puisque son père n'était pas un grand fan du nouveau système scolaire ; seule Primrose a pu profiter de l'argumentation de leur mère et du fait qu'Auric baisse les bras face à la conviction des trois femmes de la maison.

Elle a passé deux heures sur le dos de l'étalon avant de revenir en ville, et de repasser par la maison pour récupérer Hako. Dès qu'elle ouvre la porte de sa chambre, le jeune louveteau jappe et lui saute dessus. Evidemment, elle ne vient jamais les mains vides, ce qui aide à s'en faire rapidement un allié. D'abord réticence, Elina a fini par accepter la présence de loup, tout en le soumettant à la condition de ne détériorer aucun meuble, "sinon il va finir en tapis pour ma chambre, je te préviens!". On ne prend jamais les menaces d'Elina à la légère. Bien décidée à profiter des deux heures qu'il lui reste avant de reprendre la forgerie jusqu'à tard ce soir, Auxane échangea sa robe noire qui flottait jusqu'au bas de ses chevilles, contre un pantalon, des bottes de cuir, un pull noir et un épais gilet de laine brute, que son père avait échangé il y a longtemps de cela contre une épée de sa confection. Pour ne pas prendre le risque que Hako s'en prenne aux marchandises de la rue Prima, elle l'attache avec un harnais de sa confection, aidée par les tissages de sa mère qui ont fait du chanvre brut une corde finalement solide, décorée par quelques points avec des broderies solides de couleur blanche. Pour rappeler la couleur d'Hako, qu'elle avait dit.
Avant de sortir, pour une fois, elle s'accorde même le luxe de se coiffer d'une tresse brouillonne, et glisse autour de ses yeux un trait de noir. La coquetterie lui ressemble tellement peu que lorsqu'elle croise sa mère, celle-ci lui demande qui est-ce qu'elle espère séduire comme ça. Ce à quoi toute fille répondra à sa mère "mamaaan", sur un air outré. Ce qu'elle a fait avant de sortir avec Hako, d'ailleurs.

Dans la rue Prima, elle se délecte de l'odeur des pains au miel de la boulangerie en face de la forgerie. Elle salue d'ailleurs Kendall qu'elle voit travailler à l'intérieur, et n'éprouve aucun remords à le laisser avec leurs 4 apprentis tout seul pour encore quelques heures. Valaar, posté en haut des falaises des Rochers, suit de loin le cheminement d'Auxane. *Tu comptes aller où comme ça?* Aucune idée. D'abord, aller chercher de quoi nourrir Hako n'est pas une si mauvaise idée, à tel point qu'elle fait un petit détour chez le boucher pour lui rappeler qu'il lui doit encore les flèches d'acier noir qu'elle a faites pour lui le mois dernier, et en ressort avec une belle pièce d'agneau de lait, qu'elle tend par petits morceaux à Hako.
Elle n'avait pas dans l'intention de se rendre à l'herboristerie. Un repaire à drogués, comme dit Elina. Auxane n'en pense d'ailleurs pas moins : on sent la lavande et d'autres plantes communes, mais elle a l'impression que ce n'est pas que l'odeur de la légalité. Son sourire mesquin s'efface vite lorsqu'elle pense aux heures de travail qui l'attendent ce soir, sans Kendall ni même les apprentis pour l'aider. Un des combattants de la ville, un ancien ami de son père qu'elle tient beaucoup en estime, lui a commandé une épée de sa confection, sauf qu'il a bien précisé qu'il veut absolument qu'elle grave l'ancien écusson de la famille, et non pas le dragon qu'elle fait depuis qu'elle a repris l'affaire. Le problème, c'est qu'elle n'a plus les moulures -le deuil a fait le ménage de façon plutôt efficace-, et qu'elle va devoir le faire à la main, à la lueur des flammes de la forge. Un détail qui ne laisse place à aucune hésitation, ni aucun tremblement de la main.

La cloche râle lorsqu'Auxane pousse la porte de façon peu délicate, Hako dans les bras qui s'est endormi, encore trop jeune pour la suivre de partout sans exiger un somme entre chaque destination. Bonjour. Vous désirez ? Euh. Bonne question.
Elle reste quelques bonnes secondes sur le pas de la porte avant de se décider à la refermer brusquement après être ressortie, comme une voleuse. Qu'est-ce qu'elle désire, exactement, c'est une bonne réponse. Surtout que la réponse risque maintenant d'être embrouillée par les vapeurs de rose et de sauge qu'elle vient de sentir à plein nez. Elle se rend néanmoins rapidement compte de la grossièreté de la situation, et rouvre la porte en la refermant derrière elle une fois dedans, cette fois-ci.
« Salut. » J'ai l'air conne, faut pas faire gaffe. « Ça sent... La sauge. » Il doit sûrement le savoir, et s'en foutre un peu. Comme elle. Hako dormant paisiblement entre ses bras, elle baisse un peu le ton et fourre sa main dans son épais duvet blanc. « Est-ce que... je pourrais avoir un... truc. N'importe quoi, thé, infusion, bonbon, boisson... Qui. Disons, requinque un peu. Ou même beaucoup, en fait. »

Au fur et à mesure de ses mots, la Auxane hésitante fait place à l'habituelle Auxane, qui retrouve son visage figé comme du marbre, et son assurance comme si elle se retrouvait derrière l'établi de sa forge. Elle est cliente, il est marchand, tout va bien, il ne va pas la dévorer. Elle s'en rend compte surtout lorsqu'elle s'arrête enfin de parler et l'observe. Avec des cheveux de chérubin version brun, des yeux océans plus profonds que les eaux noires de la côte près d'Ignopolis. Ces eaux noires où Valaar se baigne d'habitude, mais c'est elle qui se perd cette fois. « Je suis prête à mettre le prix. Il faut que ce soit assez fort. »

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MessageSujet: Re: ❝ Far from below – how high can we go ?   ❝ Far from below – how high can we go ? EmptyMer 17 Déc - 12:44


Ce n’est pas la première cliente un peu perdue qu’il voyait entrer dans son herboristerie. Bien souvent, les gens s’y aventuraient par pure curiosité, comme s’il y avait quelque chose de mystérieux, voire d’occulte, entre les murs de cette petite échoppe exiguë. Beaucoup venaient dans l’espoir de voir ou d’être témoin d’un phénomène étrange, d’autres venaient simplement pour observer l’herboriste. Isaac n’avait pas un métier facile dans le sens où les préjugés étaient de rigueur par rapport à son allure, son attitude et son rang – les Soigneurs étaient toujours à part, dans leur petit monde. Isaac n’approuvait pas ce genre de comportement et cet intérêt excessif envers lui ou vis-à-vis de son métier, mais il laissait faire, les gens finiraient bien par se lasser.

Il suivit du regard la jeune femme qui tenait un louveteau  endormi dans ses bras. Elle s’approcha du comptoir mais semblait légèrement désorientée, probablement par les différentes odeurs qui se mêlaient dans la boutique. Isaac esquissa un sourire lorsqu’elle constata que ça sentait la sauge. Cela prouvait qu’elle avait au moins une qualité pour reconnaître l’odeur de certaines plantes ; certains de ses apprentis avaient encore du mal à différencier certaines odeurs et Isaac s’arrachaient souvent des cheveux pour le leur enseigner. Cependant, l’herboriste se doutait qu’elle ne devait pas faire partie des Soigneurs, déjà parce qu’il l’aurait su, mais aussi parce que c’était la première fois qu’il la voyait ici et un Soigneur ne viendrait jamais dans une herboristerie sans savoir exactement ce qu’il voulait. La jeune femme au teint pâle lui demanda un petit quelque chose pour la requinquer, la faire tenir. Isaac se méfia d’abord, se demandant s’il avait affaire à une toxicomane en manque. Mais visiblement, ce n’était pas le cas. Il savait reconnaître les particularités de ces personnes, il en croisait tous les jours et en suivait certains pour les aider à sortir de leur dépendance. Mais elle semblait tout à fait normale, elle avait simplement besoin d’un petit coup de pouce.

– Je dois avoir ça en stock, attendez-moi ici.

Isaac lui tourna le dos tandis qu’il allait dans l’arrière-boutique, là où se trouvait une partie de sa réserve. Il passa en revue les différents pots, flacons, sachets, présents sur les multiples étagères. Il réfléchit à ce qui serait le mieux adapté à la demande de sa cliente. Lorsqu’il trouva ce qui serait parfait pour elle, il grimpa sur le petit escabeau en bois pour attraper un petit sachet. Il revint dans la boutique et présenta le produit à sa cliente.

– C’est un mélange à base de romarin et de menthe poivrée. Mettez-en un peu dans un bol ou une tasse et ajoutez de l’eau bouillante, mais vous ne devez pas boire l’infusion, ce serait beaucoup trop fort et dangereux pour votre organisme. Inhalez simplement les vapeurs. Ça stimulera votre système nerveux et réduira votre fatigue. Mais surtout, n’en abusez pas. Une préparation par jour seulement, pas plus.

Isaac était toujours aussi soucieux et concentré lorsqu’il travaillait, il tenait ça de sa mère. Il ne tenait pas cette herboristerie pour l’argent, il le faisait par passion, et en tant que Soigneur, il devait donner le meilleur de lui-même pour aider ses patients. Il ne fallait pas non plus prendre à la légère ce que la Nature avait à nous offrir et c’est bien pour cette raison qu’Isaac connaissait sur le bout des doigts les caractéristiques médicinales ou dangereuses de chaque herbe, plante, fleur, pour être sûr de ne pas donner n’importe quoi. Isaac aimait son travail, mais il ne pouvait pas s’empêcher de s’inquiéter dès que quelqu’un venait de lui demander quelque chose, d’où son insistance sur la posologie et ses avertissements incessants.

– Avant de vous le donner, pourrais-je savoir pourquoi vous avez besoin d’un tel remontant ? Pardonnez ma curiosité mais en général, je préfère m’assurer que mes clients ou patients ne feront pas de bêtise avec ce que je leur prescris.

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MessageSujet: Re: ❝ Far from below – how high can we go ?   ❝ Far from below – how high can we go ? EmptyJeu 18 Déc - 12:12



Sa mère lui a toujours pourtant répéter d'éviter les endroits bizarres ou inconnus. Surtout ceux qui sentent le bois humide et les centaines de plantes à plein nez, et qu'un simple garçon au milieu de cet endroit semble à la fois être perdu et le seul guide des lieux. Le problème, c'est qu'Auxane n'écoute jamais vraiment sa mère. Elle ne sait pas si c'est son instinct, ou le fait qu'elle s'ennuie dehors et cherche absolument à éviter la foule du midi, pour se retrouver effectivement dans le seul endroit d'Ignopolis qui ne soit pas blindé de monde. Pour le coup c'est gagné. Durant quelques secondes, qu'elle sent filer comme du sable entre les doigts, elle l'observe, complètement ahurie par son apparence en ces lieux. Elle aurait imaginé un vieillard de plus de 60 ans, tenant sur une béquille, les mains tremblantes de toutes les décoctions qu'il a pu se faire dans sa vie, plus ou moins légales. Mais elle fait face à un homme qu'elle définirait même comme plus jeune qu'elle, un peau de lait et un air presque tendre et perdu. C'est ce que doivent ressentir les clients qui viennent pour la première fois à la forgerie lorsqu'ils voient un petit bout de femme blond et d'apparence chétive se tenir derrière les flammes de la forge. Je dois avoir ça en stock, attendez-moi ici. « Oh vous en faites pas, j'bouge pas. », marmonne-t-elle plus pour elle même que pour lui, ses yeux s'échappant déjà sur les étalages et les étagères tandis que lui s'échappe dans l'arrière boutique. Il y a des dizaines ou des centaines de fioles de différentes couleurs, toutes de verre sans doute pour mieux préserver le produit, des plantes en bouquet, d'autres en train de sécher près des fenêtres, et quelques livres dont elle devine facilement le sujet.

Elle ne l'entend revenir que lorsqu'il lui adresse la parole, avec son petit sachet, qu'elle observe d'un air un peu déconcerté avant de l'observer lui plus sérieusement. Elle a pas demandé du thé, mais un truc fort. Du moins, cette pensée un peu belliqueuse s'éteint progressivement lorsqu'il s'explique, elle qui pensait devoir se faire un thé va pouvoir se faire un petit grog en plein milieu de la forgerie. Heureusement qu'elle est seule à la boutique ce soir, avec le louveteau pour l'accompagner, et Valaar pour veiller sur eux. Personne ne la verra entre deux établis en train de se shooter à la menthe poivrée.
« Une devrait suffire, du moins pour aujourd'hui. Ça m'a l'air correct. »
Elle consent enfin à prendre délicatement le produit entre ses mains après avoir donné un coup d'épaule verre l'arrière pour repousser son gilet de laine qui glissait vers l'avant. A ses recommandations, elle ne peut s'empêcher de sourire distraitement, et quitte le produit des yeux pour l'observer lui. Et tomber à nouveau dans l'océan brut de ses iris. C'est dingue, plus elle l'observe, plus elle le voit en tant que berger en train de s'occuper de moutons ou d'agneau, de faire une transhumance ou de visiter le monde pour ramener des produits exotiques, mais tellement pas dans une herboristerie. Avant de vous le donner, pourrais-je savoir pourquoi vous avez besoin d’un tel remontant ? Pardonnez ma curiosité mais en général, je préfère m’assurer que mes clients ou patients ne feront pas de bêtises avec ce que je leur prescris. Même à des kilomètres, Valaar ne peut s'empêcher de faire une remarque. *Je me demandais quand est-ce qu'il allait te la poser, celle-là. Sinon propose lui de venir directement à la forgerie, vous vous faites un petit grog à deux et...* Même si sa remarque n'a pas l'indécence de laisser un sous-entendu sur la fin, Valaar ne poursuit pas son cheminement lorsqu'il sent une pointe d'agacement palpable chez Auxane.

« J'ai du travail à terminer avant demain matin, et vu le temps que ça va me prendre je risque d'y passer une bonne partie de la nuit. Sauf que c'est pas le moment où je suis la plus efficace. » C'est qu'elle sourit, en plus. Un sourire-aveu. En fait, l'idée de Valaar était pas si idiote que ça, mais elle la balance avec un peu plus de légèreté que lui.
« Vous n'avez qu'à venir le vérifier vous même ce soir. La forgerie sera sûrement le seul bâtiment allumé toute la nuit, vous risquez pas de la louper. »

En général, elle ne propose pas trop au premier venu de visiter la forgerie de nuit, mais avec la présence de Valaar, elle se permet quelques écarts sans conséquences pour le moment. Puis le chérubin-brun ne risque pas de lui faire trop de mal, hormis s'il a dans l'idée d'avoir mis de l'éther ou de la drogue dans sa concoction, ce qui risque de tourner largement à son désavantage au moment où Valaar s'en rendra compte. On ne s'en prend pas à une femme au milieu de ses épées. Au milieu de ses épines.
« Enfin après, vous avez peut-être mieux à faire... du thé à la sauge, des potions magiques, des incantations maléfiques... » Elle étouffe son rire, et lui échange un regard tout ce qu'elle peut de complice, pour ne pas qu'il s'imagine qu'elle se moque de lui. Elle n'a jamais fichu les pieds dans l'herboristerie, et ses préjugés enfantins le laissent clairement deviner. Elle travaille le fer, pas les subtilités de la nature.

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MessageSujet: Re: ❝ Far from below – how high can we go ?   ❝ Far from below – how high can we go ? EmptyLun 29 Déc - 11:46


Isaac avait bien remarqué l’air déconcerté de la jeune femme. Vu l’aspect et la présentation du produit qu’il venait de lui donner, elle devait penser qu’il ne s’agissait là que d’un simple sachet de thé. Quand les gens venaient pour la première fois dans son herboristerie, ils avaient beaucoup de mal à prendre Isaac au sérieux – que ce soit à cause de son accoutrement ou du fait qu’il soit étrangement jeune pour faire un tel métier et surtout pour tenir une boutique tout seul. Plusieurs fois, des clients avaient demandé à voir son « supérieur », pensant qu’Isaac n’était qu’un simple apprenti. Leur expliquer qu’il était tout à fait sérieux et qu’il tenait cette herboristerie tout seul comme un grand depuis des années en avait surpris plus d’un. Isaac avait travaillé dur et longtemps pour y arriver ; il n’aurait jamais laissé un autre Soigneur occuper l’herboristerie familiale. Sa mère ne lui avait pas officiellement légué suite à sa disparition, il avait donc dû se battre pour pouvoir la récupérer. Bien qu’il soit désormais un Soigneur et herboriste expérimenté, certains clients ou patients avaient encore du mal à lui faire confiance. Il s’était habitué aux remarques et autres regards interrogateurs. Ils venaient lui demander son aide, Isaac faisait ce qu’il pouvait. Après, libre à eux de lui faire confiance.

L’herboriste sentit une pointe d’agacement chez la jeune femme lorsqu’il lui demanda pour quelle raison elle avait besoin de ce remède. Isaac le demandait principalement en tant que Soigneur, car s’il arrivait quelque chose, au moins, il n’aurait rien à se reprocher, même si la personne lui avait menti. Il avait donné un remède en fonction des supposés symptômes du client, s’il ou elle n’était pas capable de respecter la posologie, Isaac n’y était pour rien. Mais dieu merci, les accidents étaient rares. Aussi rares que la présence d’Ezekiel à ses côtés. L’herboriste se perdit dans ses pensées quelques secondes ; il songea au dragon solitaire qui se trouvait actuellement quelque part, il ignorait où. Cela faisait déjà plusieurs jours qu’il ne s’était pas montré, mais Isaac sentait que ce gros lézard entêté allait bientôt revenir.
Le Soigneur fut tiré de ses rêveries par la jeune femme qui lui expliqua pourquoi elle avait besoin d’un tel remède. Elle avait un travail urgent à terminer et en aurait sûrement pour toute la nuit. Elle travaillait à la forgerie. Beaucoup d’hommes se seraient mis à ricaner, prétextant que les femmes n’étaient pas faites pour ce métier. Isaac ne dit rien. Il avait toujours respecté les femmes, peu importe leurs choix de vie et leurs choix professionnels. Ce monde dans lequel ils vivaient avait besoin de l’ingéniosité des femmes et de leur force. On ne pouvait pas se permettre de les laisser chez elles à s’occuper de leurs enfants. Il sourit. Il sentait un caractère fort, elle ne devait sûrement pas se laisser faire. Elle avait bien raison. Isaac tiqua lorsqu’elle lui proposa de venir la voir à la forgerie quand il aurait lui-même fermé boutique. Isaac n’était pas du genre à se faire des amis, il n’était même pas proche de ses apprentis.

– Je ne voudrai surtout pas vous déranger en plein travail. Il reposa les yeux sur le sachet qu’elle tenait entre ses mains. Quoique... je ferais peut-être mieux de passer quand même, histoire de voir si vous avez bien suivi mes conseils.

Façon assez subtile de dire qu’il ne faisait pas forcément confiance à la jeune femme. Il esquissa un sourire complice. « Enfin après, vous avez peut-être mieux à faire... du thé à la sauge, des potions magiques, des incantations maléfiques... » Isaac ne put s’empêcher de rire. Le nombre de clichés que les gens pouvaient avoir à propos des Soigneurs était impressionnant.

– C’est fou comme les gens ont tendance à rapprocher mon métier à la sorcellerie. Si vous vous attendez à trouver ici des livres de magie noire ou un chapeau pointu poussiéreux, vous seriez très vite déçue...

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MessageSujet: Re: ❝ Far from below – how high can we go ?   ❝ Far from below – how high can we go ? EmptyMer 31 Déc - 10:35



Beaucoup de choses ont été dites sur l'herboristerie, en murmures, en rumeurs. Auxane n'a jamais prêté une oreille attentive à ce qu'il se dit hors des murs de la forge, mais dès que les clients ont la langue un peu trop pendue, elle est bien forcée de les entendre. Surtout quand ses apprentis ont la fâcheuse tendance d'être des nids à rumeurs ambulants.  
Alors elle a cru entendre que celui qui tenait l'herboristerie était un petit jeune inexpérimenté, qu'il tenait cette boutique de parents morts trop tôt, qu'il était souvent à l'arrière boutique au lieu de s'occuper de ses clients. Certaines femmes, plus jeunes, exposaient sans retenue leurs envies en-dessous de la ceinture avec cet homme chérubin, aux allures bohèmes et au sourire absent, ce qui tirait souvent une moue rebutée à Auxane. Elles étaient à peine majeure et parlaient de ça comme si elles avaient tout testé dans leur vie. Mais de ce qu'elle avait entendu, Auxane en avait simplement tiré une forme de pitié, à s'imaginer qu'il a repris trop tôt les rênes d'une entreprise familiale, comme elle. Que le destin avait remis dans leurs mains juvéniles le travail de toute une vie, parfois de plusieurs générations, et que leur passion les avait poussé à porter ce poids sur les épaules.
Et jusqu'à maintenant, ni l'un ni l'autre ne semble avoir échoué. Elle le voit à la poussière saine sur les étals, aux flacons d'apparence désordonnés mais qui répondent pourtant à un ordre de couleur et de taille, au comptoir vierge de tout élément si ce n'était un bouquet de lys rouges visiblement prêts à être rangés. Et deux mains propres, soignées, comme si elles n'avaient jamais affronté le froid au dehors. Le côté professionnel d'Auxane admet volontiers qu'il sait s'y prendre pour tenir un commerce aussi jeune qu'elle, mais son côté orgueilleux tait cette évidence.

Je ne voudrais surtout pas vous déranger en plein travail. Tout le monde la dérange tout le temps en plein travail : la forge est une véritable fourmilière où elle n'a pas le temps de distinguer le travail en lui-même et le temps passé avec les clients à faire l'assistante sociale ou à jouer les femmes dures en affaires. Souvent, elle frappe l'acier en même temps qu'elle négocie une épée à fabriquer, et en général les coups puissants de marteau suffisent à faire réfléchir ses clients sur le fait d'éviter avec elle la moindre tentative d'escroquerie. Elle essaie de retenir son sourire en imaginant que lui, afin de prévenir tout vol, secoue au nez de ses clients des herbes maléfiques. Quoique... je ferais peut-être mieux de passer quand même, histoire de voir si vous avez bien suivi mes conseils. Elle trouve néanmoins une excuse à ce sourire prématuré.

« Quoi ? Vous doutez que je sois une enfant sage ? »
Elle fait semblant de s'insurger, mais dans son regard pointe la malice de chacun de ses mots. Auxane n'a rien d'une enfant sage, Valaar n'a de cesse de lui dire, même si Elina convient que lorsqu'elle n'était pas plus haute que trois pommes, ses boucles presque blondes et ses yeux clairs ne laissaient aucun doute sur son innocence. Dorénavant, tout le monde s'accorde à dire que la forgeronne a des airs d'enfant terrible flanqués sur son visage de porcelaine.

Le rire de l'herboriste résonne presque agréablement entre les murs. Il semble appartenir à ces lieux, et fait lézarder la poussière des lieux qui retombent en pluie argentée devant la lumière de la fenêtre à côté d'elle. C’est fou comme les gens ont tendance à rapprocher mon métier à la sorcellerie. Si vous vous attendez à trouver ici des livres de magie noire ou un chapeau pointu poussiéreux, vous seriez très vite déçue...
C'est fou aussi comme son sourire s'était agrandi à cette idée.
« Quelle déception... Elle même un air d'enfant boudeur. N'empêche, si vous venez avec un chapeau pointu tout à l'heure, je suis prête à vous faire un cadeau. »
Elle n'est pas contre un peu d'amusement à la forge, pour déroger à la morosité croissante des jours d'hiver qui s'installent.
La jeune femme reprend un peu son sérieux, et après un regard absent glissé vers la fenêtre, repose ses yeux sur l'herboriste.

« Hm, pendant que j'y pense... ma mère est une grande fan d'infusions un peu exotiques... vous auriez quelque chose à me proposer ? Votre prix sera le mien. »
Tant qu'à faire, autant ne pas rentrer les mains vides à la maison. Elina vit des journées difficiles en ce moment, comme à chaque début d'hiver à Ignopolis. Auxane espère adoucir la rudesse de cet hiver avec un peu de douceur issue d'entre ces quatre murs.

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Teach me to how to fight, i’ll show you how to win. You’re my mortal flaw, and i’m your fatal sin.

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Isaac N. Callaghan

Isaac N. Callaghan

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MessageSujet: Re: ❝ Far from below – how high can we go ?   ❝ Far from below – how high can we go ? EmptyDim 11 Jan - 20:43


L’herboriste avait bien senti les regards observateurs, voire inquisiteurs, de la part de la jeune femme. Isaac ne s’en offusqua pas dans le sens où ce n’était pas la première fois que les gens posaient des yeux curieux sur lui. Beaucoup avaient du mal à croire qu’il était capable de tenir l’herboristerie seul et surtout aussi jeune. Certains avaient connu sa mère et ne s’étonnaient pas de le voir reprendre le flambeau, c’était dans l’ordre des choses. D’autres, ceux qui ne connaissaient pas son histoire, ne le prenaient pas au sérieux et le confondaient souvent avec ses apprentis, ce qui avait tendance à agacer Isaac. Mais il avait fini par s’y faire et ne se justifiait plus auprès des clients interloqués. Il ne fit aucune remarque à la jeune femme qui venait le voir pour la première fois. Il n’arrivait pas vraiment à la cerner, elle était aussi mystérieuse que lui. Néanmoins, il avait vite compris qu’elle en jouait.

– Quelque chose me dit que vous êtes plus sauvage que vous ne voulez le faire croire. Mais ça ne me regarde pas.

La jeune femme jouait avec lui et il s’en était rendu compte. Il lui sourit avant d’attraper sa tasse et de boire une gorgée de son infusion qui avait légèrement refroidi. « N'empêche, si vous venez avec un chapeau pointu tout à l'heure, je suis prête à vous faire un cadeau. » Isaac ne réagit pas sur le moment. Il constata qu’elle était persuadée qu’il viendrait la voir, plus tard dans la soirée quand il aurait fermé l’herboristerie. Isaac n’était pas du genre à se faire des amis, tout simplement parce qu’il avait beaucoup de mal à faire confiance aux autres. Il pouvait entretenir des liens positifs avec ses clients ou patients, mais de là à parler d’amitié… Il prit une légère inspiration, puis expira tout en détendant ses épaules. Ezekiel n’était pas là pour l’énerver avec ça, ce qui n’était pas plus mal. Isaac ne savait pas trop quoi décider. S’il venait, cela le mettrait mal à l’aise et s’il ne venait pas, elle serait certainement de mauvais poil pour les années à venir. Isaac déciderait au dernier moment. En attendant, il laisserait planer le suspense.

– Tout dépend du cadeau. Une épée ne me serait pas très utile, je suis un piètre guerrier. Il sourit. Si Ezekiel avait été là, il se serait empressé d’acquiescer même si on ne lui avait rien demandé.

Sur cette réponse qui ne pouvait qu’attiser l’imagination de la jeune femme, Isaac repartit dans ses bocaux et autres boîtes à la recherche d’un mélange de plantes qui, médicalement parlant, pouvait être utilisé pour tout et n’importe quoi, peu importe l’état de santé de la personne. C’était un mélange léger mais inattendu au vu des plantes utilisées qui étaient la molène et le trèfle rouge. Un mélange de base que tous les herboristes connaissaient. Il revint vers la forgeronne.

– Une infusion classique, pas de précaution particulière à prendre. Il lui donna le sachet. Je devrais vous faire payer le prix fort étant donné que vous m’avez quasiment comparé à un sorcier… mais comme vous avez osé prendre votre courage à deux mains pour venir ici, je vous offre les deux produits.

Encore une fois, si Ezekiel avait été là, il aurait probablement réagi, mais pas forcément de manière positive. Isaac avait besoin de rénover sa maison et s’il se mettait à offrir tout et n’importe quoi à ses clients, il verrait la maison de son enfance tomber en ruines définitivement. Isaac était conscient de ce qu’il faisait, que ce n’était pas forcément très bon pour ses affaires, mais il assumait complètement.

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Darkling I listen; and, for many a time, I have been half in love with easeful Death. Call'd him soft names in many a musèd rhyme to take into the air my quiet breath; now more than ever seems it rich to die to cease upon the midnight with no pain, while thou art pouring forth thy soul abroad in such an ecstasy.
▬ John Keats.

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