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 ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam)

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Auxane T. Roncenoir

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MessageSujet: ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam)   ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam) EmptyMer 10 Déc - 16:14



Il fait un peu moins froid que les jours précédents. Les premières neiges sont tombées, de quoi descendre les températures largement en dessous du 0°, mais depuis hier, le soleil semble faire un retour en force momentanément, et gonfle d'une chaleur tardive les dernières herbes qui ne sont pas encore mortes gelées. C'est ce qui l'a poussée à quitter la forgerie un peu plus tôt ce midi, et à prendre l'air hors de la ville avant de retourner à la forgerie. Elle aurait sans doute hésité à y aller seule si elle n'avait pas eu la présence de Valaar à ses côtés pour la protéger ; sans se sentir immortelle, elle se sent plus forte. Depuis qu'il est à ses côtés, et malgré l'inconvénient majeur que son apparition a apportée dans sa vie, Auxane a l'impression que sa vie toute entière est facilité par sa présence : moins de tentatives de vols à la forgerie, une réputation des plus honorables et jamais un mot plus haut que l'autre à son égard, même venant d'un dragonnier.

Après un détour par le logement de la famille pour y récupérer quelques victuailles pour manger à l'extérieur, elle selle Igno et l'enfourche pour quitter la ville, avec Valaar qui l'attendait simplement à l'extérieur en train de chasser quelques biches ou daims qui osent encore sortir leur nez. Une fois les portes de la ville franchies, Auxane talonne les flancs de son étalon, et le couple se lance en plein galop à travers les terres froides de Markarth pendant plus d'une heure, protégé par l'ombre froide de Valaar qui les survole de temps à autres. Elle repasse au pas dès qu'elle approche des rives du Shalok, réputé pour être un peu plus dangereux que les plaines, même si le couvert de quelques arbres alentours permet de ne pas être vu de n'importe qui venu du ciel. Au pas, elle attrape dans sa sacoche de cuir un morceau de friandise au miel qu'elle affectionne particulièrement, et la mastique pendant qu'Igno fait seul son petit bout de chemin le long de la rive. Il paraît serein même s'il sursaute à chaque clapotement de l'eau, ce qui arrache parfois un sourire à la jeune femme. Sourire qui disparaît néanmoins lorsqu'ils croisent la carcasse fraîchement morte d'une louve et de deux de ses petits. Elle aurait aimé pouvoir en prendre avec elle, et l'emmener dans les murs de la ville pour les protéger à leur tour des prédateurs de l'extérieur.
Une vingtaine de mètres plus loin, Auxane stoppe Igno sur une sorte de petite plage de galet le long d'un virage du Shalok, plutôt calme ce midi, et l'attache à un tronc mort une fois descendue de son dos. Les bras étirés en l'air pour détendre les muscles de son dos endoloris par une heure de monte, elle sent son dos craquer désagréablement lorsqu'elle tend sa nuque vers l'arrière, et pousse une sorte de grognement peu féminin. Il n'y a de toutes façons qu'Igno pour la voir.

Et une petite chose blanche, touffue, qui reste timidement cachée dans le tronc creux de l'arbre choisi par la jeune femme pour déjeuner ce midi. « Bonjour toi... » Elle a presque chuchoté pour ne pas l'effrayer. Le jeune louveteau jappe timidement, grogne, et recule dans son trou. Valaar abandonne les cieux pour rejoindre la terre ferme en voyant que quelque chose à attiré l'oeil d'Auxane, mais son atterrissage rend le louveteau encore plus nerveux.
Sauf qu'Auxane ne manque pas de moyens : elle retourne vers sa sacoche accrochée à la selle, en sort un morceau de viande cuite, et retourne s'agenouiller un mètre en face du louveteau. « Je parie que tu as faim. » Nouveau jappement, cette fois plus intéressé. Le louveteau blanc balance sa patte avant comme pour lui dire de lui jeter la viande, mais elle ne lâche ni le morceau, ni l'affaire. Après de longues minutes de négociations silencieuses, le louveteau blanc est enfin près de ses mains, et mâchonne le morceau de viande qui était normalement destiné à son repas du midi. « Tiens donc... le contraire m'aurait étonné. » Elle se remémore, à cet instant, le corps sans vie de la louve et de deux louveteaux qui ressemblaient étrangement à celui-là. Elle fit le rapprochement un peu trop vite.
*N'y songe même pas*
« Et si on l'adoptait ? »
*Elina ne va pas vouloir*
« Oh, ce n'est rien de plus qu'un chien. Regarde le, sans sa mère, il tiendra pas jusqu'à ce soir. J'aimerais bien qu'on me donne une seconde chance, à moi aussi. »
Silence.
Valaar connait cet argument et n'y répondra pas. Il préfère d'ailleurs s'engouffrer dans un long et froid silence, qu'elle ignore parce que le louveteau s'est couché à ses pieds, près de la tiédeur diffuse que son immense cape de fourrure libère. Le regard d'Auxane s'emplit de pitié. Elle ne peut décidément pas le laisser seul ici.

De retour en ville, Auxane se rend directement à la forgerie après sa livraison, accroche Igno dehors et place le louveteau endormi dans une panière près du feu, à coté d'elle. Elle a demandé à Kendall d'aller lui prendre de quoi manger dans une épicerie à coté, en échange de quoi il pourrait partir une heure plus tôt ce soir. Il ne s'est évidemment pas fait prier, et Auxane a pu remettre son tablier de cuir pour reprendre la forge, tout en gardant un oeil sur le jeune loup livré à son sort. Valaar, qui n'avait plus rien échangé avec Auxane depuis l'épisode du Shalok, consent enfin à partager son avis. *Tu as une idée pour un nom ? Puis c'est un loup ou une louve?*
Petit détail qu'elle a oublié de regarder.
Elle abandonne déjà le lingot d'argent qu'elle s'apprêtait à fondre pour aller gêner son nouveau compagnon dans son sommeil profond, et s'époumone à travers la forgerie, comme si Valaar risquait de ne pas l'entendre. « C'est un garçon ! » Un éclat de rire parcourt la forgerie, et elle se remet immédiatement au boulot en reprenant le lingot d'argent, sans avoir pour autant trouvé de réponse à la question de Valaar. Un nom.
Ça va lui prendre la journée d'en trouver un. Surtout quand il y a des clients, et que l'un d'eux est visiblement là depuis une poignée de minutes déjà, et qu'il est sans doute aussi au courant que c'est un loup et non une louve.

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Liam Morgenstern

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MessageSujet: Re: ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam)   ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam) EmptyLun 15 Déc - 0:53


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« Your spark can become a flame and change everything »…
E D Nixon


Quelques rayons de soleil semblent avoir décidé de faire leur apparition lorsque Liam sort enfin le nez du petit laboratoire aménagé dans son arrière boutique. Il a bien été dérangé quelques fois ce matin là alors qu'il travaillait sur une potion contre la fièvre, mais il avait su toujours garder cet expression avenante de commerçant chevronné. En ce moment, c'est le remède qu'il vend le plus, et craint désormais d'être à court … Fort heureusement pour lui la gentiane, dont il récolte les racines, est La plante de la saison. Déjà parce qu'elle est presque l'une des seules plantes à supporter la rudesse des rigueurs de leur hiver, mais aussi en raison de ses propriétés assez extraordinaires qui en fait un des piliers de l'herboristerie moderne. Liam sourit à la maxime de son père, celle qu'il lui répétait si souvent de son vivant  … « La gentiane, ça se mérite ! Tu dois être bien équipé, car elle, elle a très bien su s'adapter ! Elle sait se protéger elle et ses secrets … » C'est pourtant sans le moindre éclat de nostalgie ni de tristesse qu'il se remet à l'ouvrage, patiemment, macérant avec subtilité les racines qu'il a coupé en morceaux très fins, pour perdre le moins possible de principe actif. L'apothicairerie, c'est délicat …

Mais bientôt, Liam sent les effluves de ses décoctions lui monter à la tête. Tout bon apothicaire sait qu'il doit travailler dans une salle aérée, mais ça ne le dispense pas de prendre l'air fréquemment, déjà parce que sa matière première, il ne la trouve pas dans ses livres, mais bien sur le terrain. Et puis accompagné de Sélénion, il aime battre la forêt sans cesse, partager avec lui ses connaissances, apprendre de nouvelles plantes parce qu'il n'y a pas à dire, son dragon est un herboriste exceptionnel … Il connaît particulièrement les plantes du soir qui si elles ne sont pas nombreuses, restent encore bien mystérieuses pour la plupart des soigneurs.

« *** Alors Sélénion, prêt pour une petite expédition ? *** 
*** - Toujours, tu le sais bien … c'est l'heure idéale pour la gentiane, et avec le soleil, le sol sera moins dur à creuser, enfin peut-être … ***
*** - Tu n'auras qu'à me donner un coup de patte sinon. ***
*** - Compte là dessus, gamin ! *** »

Liam sourit et regarde son dragon, le sarcasme transpire des paroles du dragon et le jeune apothicaire laisse tomber, il sait qu'il ne gagnera pas cette joute verbale avec Sélénion ! Pour l'heure, il doit bien se préparer … Même si le soleil laisse paresseusement ses rayons s'étendre sur les étendues glacées, il est préférable de s'habiller chaudement, il ne sait pas quand il doit revenir. Il laisse donc la boutique à sa grand-mère quelques heures. Oui, chez les Morgenstern, la paranoïa n'est pas un état d'esprit, c'est une religion ! Personne d'étranger à la famille ne viendra toucher une décoction s'il ne l'a pas au préalable payé …

Effectivement, les racines profondément ancrées dans la terre sont particulièrement difficiles à déterrer puis à sectionner. Liam profite donc de la présence de sa grand-mère, qui n'a d'ailleurs de grand-mère que le nom, pour s'armer de sa serpe et de ce drôle d'outil, ressemblant étrangement à un pied de biche. Il ne s'en sert guère que pour la gentiane, mais la dernière récolte avait été rude, aussi, ce « truc » était dans un piètre état … Sans doute devrait-il faire un détour par la forge avant de se mettre en route.

« *** Allez sale éventreur de mouton, on a du travail, tu crois pas que je vais te payer tes côtelettes quand même ! ***

*** - Méfie toi, crétin d'humain, ou ce sera toi la côtelette ! *** »

Liam rigole une fois encore et passe sur ses épaules la lourde cape de laine sombre et se saisit de ses gants et de son sac vide. A l'intérieur, des sachets de tissus de toutes tailles et de toutes couleurs. Si pour n'importe qui, cela représenterait un joyeux fouillis, pour Liam, c'est une méthode de rangement infaillible, car il sait quel sac de quelle taille contient quelle plante …

Un grand bâton solide, poli par les années et les marches, son sac sur le dos, les outils  dans les mains, il prend la direction de la meilleure forge de ville. Elle est, étonnamment, tenue par une femme. Une beauté nordique et froide aux grands yeux de glace et teint d'opaline. Elle pourrait aisément se retrouver dans son lit, après tout est bien son type, beauté brute et sauvage, indomptable. Mais il y avait fort à parier que la demoiselle, excellant dans un métier d'homme fort, ne devait se laisser embobiner par les boniments habituels de mâle viril. Un sourire en coin plus tard, il marche tranquillement dans le froid de cet après-midi d'hiver infernal, Sélénion survolant déjà la forêt à quelques kilomètres à la recherche de son repas. Avec son appétit, il est encore étonnant qu'il arrive à décoller …

«  *** Prends garde, je risquerai de ne plus supporter mon incommensurable poids juste au dessus de ta tête de pioche ! ***
*** - Serais-tu en train de perdre ton humour mon pauvre Sélénion ? ***
*** - Méfie toi, sinon je risque d'avoir plus d'appétit encore en ta présence, le gringalet ! *** »

Avisant l'entrée de la forge, il surprend un spectacle assez amusant. Se comprenant complètement invisible, il attend, un sourire ironique aux lèvres, un sourcil relevé et observe …

Visiblement, la « Reine des Glaces », comme il la surnomme, a soit assisté à un accouchement, soit vient d'apprendre qu'elle est enceinte ! Enfin pour si peu que les vieux trucs de grand-mères sur les ventres puissent avoir un quelconque d'intérêt. Comme aucune des deux hypothèses ne semble tenir la route, - on parle de la Reine des Glaces là, pas d'une dinde enamourée, hein, Liam décide de manifester sa présence. Avec classe, prestance et un soupçon d'arrogance, il se tient, adossé au chambranle de la vaste porte d'entrée et dans un sourire charmeur se permet une pointe d'humour …

«  Les félicitations sont-elles de rigueur ? Je suis impardonnable, je n'ai pas amené de fleurs, c'est indélicat de ma part … »

Puis il se rapproche, souplement, son sourire ne le quittant pas, il l'observe sans gêne, la dévisageant carrément... Il aime le sarcasme et la provocation, mais le travail avant le plaisir …

« Je partais justement chercher de la gentiane, mais j'ai un léger problème d'outil, voyez-vous …  Je suis donc fort gêné. Auriez-vous des serpes que je puisse vous acheter ? Et de quoi réparer cet étrange outil ? Il est irremplaçable, je le crains, mais pourtant je ne peux pas m'en passer. La gentiane, comme toutes les belles plantes, est extrêmement coriace, je suis sûr que vous voyez de quoi je veux parler … »

Finalement, pourquoi se contenter de travail ou de plaisir quand on peut mélanger les deux ?!?

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MessageSujet: Re: ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam)   ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam) EmptyLun 15 Déc - 19:09



Comment passer pour la dingue de service ? Il suffit de prendre l'enseignement sur Auxane. Prise sur le fait, elle ne peut s'empêcher d'en vouloir à Valaar de ne pas l'avoir prévenue qu'il y avait des clients, ce à quoi il répond qu'il est sorti de la ville et que ce n'est pas son rôle d'être le vigile de l'entrée. Surtout que Kendall est sorti momentanément -sur sa demande, ce qu'elle ne peut reprocher qu'à elle-même-, elle n'a que sa conviction pour se défendre. Et les quatre apprentis de la forge qui s'affaire derrière à amener les lingots d'argent et d'or fraîchement livrés de ce matin.

Un peu prise sur le fait, elle se redresse et fait face à son client, l'une de ses mains appuyée sur son établi et l'autre qui tient le lingot d'argent comme si elle allait lui jeter à la tête. Comme si l'envie lui manquait, tiens. « Les félicitations sont-elles de rigueur ? Je suis impardonnable, je n'ai pas amené de fleurs, c'est indélicat de ma part … » Oh merde. Encore un de ces arrogants qui pensent pouvoir obtenir un prix en papillonnant des yeux. Sa phrase a pour effet de lui faire hausser un sourcil : c'est presque irrésistible, chaque tentative de sociabilisation qu'elle n'initie pas se termine face à un mur de pierres. Ou un mur de glace, les comparaisons varient. Lorsqu'il se rapproche, elle ne bouge pas hormis le mouvement de sa main qui pose d'un mouvement sec le lingot d'argent sur l'établi ; finalement, elle ne cognera personne avec. L'argent ça coûte trop cher en ce moment pour le salir de sang.
Puis merde.
Sa tête lui dit quelque chose, en fait.
Ce sourire au coin des lèvres, ces joues légèrement creusée, cet air arrogant. Elle l'a déjà vu quelque part et fulmine intérieurement contre ses lacunes mémorielles. « Je partais justement chercher de la gentiane, mais j'ai un léger problème d'outil, voyez-vous …  Je suis donc fort gêné. Auriez-vous des serpes que je puisse vous acheter ? Et de quoi réparer cet étrange outil ? Il est irremplaçable, je le crains, mais pourtant je ne peux pas m'en passer. La gentiane, comme toutes les belles plantes, est extrêmement coriace, je suis sûr que vous voyez de quoi je veux parler … » Quoi que c'est peut-être pas contre sa mémoire qu'elle peste, mais plutôt contre son débit de paroles à la minute. Alors qu'elle est avare en paroles, il a le débit du Shalok. Néanmoins, elle consent à jeter un oeil à la serpe et à l'objet qu'il lui tend, et lui prend presque des mains.
« Pour la serpe un coup de meule devrait suffire. Pour l'autre, je vais te la refondre, mais j'espère que t'es pas pressé. »

Par dessus l'épaule de cet homme, elle voit Kendall revenir avec un sachet rempli de viennoiseries salées en tous genre et une pizza -qu'elle sent d'ici. Il dépose le sachet sur l'établi en jetant un coup d’œil au client, et ne s'attarde que pour interroger Auxane d'un regard, laquelle fronce les sourcils pour lui dire d'aller bosser.
« Et comme je suis aussi coriace que ta gentiane, il va falloir que tu argumentes pour me trouver un bon prix. L'acier est difficile à trouver au début de l'hiver, fallait pas attendre si tard pour se rendre compte que ton outil est quasi foutu. »
*Tu pourrais le ménager un peu* Il n'avait qu'à pas arriver dans sa forgerie comme un conquérant à qui elle devait tout. Même éloignée de lui, elle sent le ricanement sarcastique du dragon lui détendre les épaules.
« Assied toi, je m'en occupe. »
Auxane jette un oeil à la serpe, qu'elle essuie grossièrement sur son tablier de cuir avant de tirer la meule vers elle dans un raclement sec de bois. En faisant tourner la pierre avec la pédale, elle glisse le métal usé de la serpe pour lui rendre sa superbe, nullement gênée par les étincelles qui résultent de la friction entre la pierre et le métal. Le jeune louveteau endormi se retourne à peine au bruit environnant, et continue son somme sans se soucier de ce qui l'entoure. Le coeur d'Auxane s'adoucit un peu. En une poignée de secondes, la serpe retrouve sa brillance et son utilité. Une tranche polie est aussi efficace que des doigts pour couper des plantes, surtout si elles sont "coriaces". Les yeux rivés sur l'outil, elle ne peut s'empêcher de sourire quand elle le lui rend.
« Vu l'état, t'es sûr que tu découpes pas autre chose que de la gentiane, avec ça ? » Demande-t-elle en se saisissant de l'objet, suivant du regard l'homme en cherchant à croiser le sien. Vu l'état de l'objet, elle est prête à parier qu'il n'a pas mis les pieds dans une forgerie depuis... des mois. Des années, si elle était un peu prétentieuse.

« Tu pourrais amener des fleurs, la prochaine fois. » ose-t-elle avant de se saisir de l'objet, et de héler l'un de ses apprentis pour qu'il lui apporte un lingot d'acier. L'avantage à le faire attendre c'est qu'elle peut un peu profiter de la jalousie discrète de Kendall, qui bien qu'au fond de la forge, n'a pas cessé de jeter quelques regards curieux à l'homme en face d'elle.

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MessageSujet: Re: ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam)   ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam) EmptyLun 15 Déc - 23:05

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The good Lord made us all out of iron.
Then he turns up the heat to forge some of us into steel.
Marie Osmond



Elle n'aime guère son attitude, et il adore ce constat, mettre mal à l'aise les gens, c'est un exercice qu'il pratique tant qu'il l'a élevé au rang d'art. Mais la belle n'est pas, comme il l'avait deviné, facilement impressionnable. Alors qu'elle hausse elle-même un sourcil, il ne la lâche pas du regard.
Mais quand elle lui annonce qu'il va falloir entièrement refondre la pièce, il grimace. Bon ok, là il ne joue plus, il comprend qu'il va prendre un retard considérable, à moins qu'il ne passe sa nuit à déterrer les racines qui lui font défaut. Qu'importe, de toute manière il ne dort pas et n'a pas peur de se perdre dans la forêt aux côtés de Sélénion mais il craint cependant le froid qui va envahir les bois et la nuit. Ses mains déjà en mauvais état risquent encore de voir fleurir de nouvelles gerçures … C'est là le prix pour avoir négliger ses outils de travail. A sa décharge, se plonger dans les lourds volumes de la serre ou chercher de nouvelles potions extraordinaires était bien plus intéressant que d'attendre devant la forge … si belle soit la forgeronne.

Elle lui répond abruptement, mais il le mérite, le sait et l'assume. Il a ce léger côté gamin qui cherche ses limites et ne l'ignore pas, au contraire il en joue.

« *** Changement de programme Sélénion, je reste à la forge, la forgeronne m'a gentiment invité à rester, et tu sais que je ne peux rien refuser à une jolie femme.***
*** - Tu as trop attendu c'est ça ? ***
*** - De la rencontrer ? Complètement, j'ai bien trop attendu et c'est le moment de rattraper le temps perdu … ***
*** - Tu me diras quand tu l'auras en main ? Qu'elle sera tombée dans tes bras ? ***
*** - La serpe très bientôt, la femme ça mettra plus du temps sans doute. On parle de sa Majesté des glaçons là … ***
*** - Tiens moi donc au courant dans un millénaire ou deux de tes avancées, il te faudra au moins ça pour arriver à l'intéresser, piètre dragueur que tu es… *** »

Liam soupira un court instant, ce n'est pas qu'il n'apprécie pas le jeu, mais il n'a guère le temps de s'amuser … Tant pis, il devra prendre son mal en patience …

« Je n'ai pas trop de temps, mais je vais le prendre, à près tout, ce n'est pas tous les jours qu'on a affaire à une aussi jolie plante … Pourtant, votre prix sera le mien, je ne suis pas venu marchander, seulement obtenir un bon travail. Je ne traite qu'avec les meilleurs et je sais payer le prix en retour.»

Ce n'est pas de la flatterie, pour une fois, Liam parle sans jouer. Il a beau badiner, il sait son temps gâché présentement et ça ne l'amuse pas. Pourtant, ses yeux gardent ce trait rieur qui lui est tant caractéristique et il n'hésite pas à planter ses yeux dans le regard de glace de la forgeronne. Impertinence quand tu nous tiens ...

« J'ai probablement découpé un ou deux cadavres pour les donner en pâture à mon dragon ... Mais je suis tombé sur un os et j'ai du forcer un peu alors ... Et effectivement, votre compagnie me met tant en émoi que je ne suis pas venu depuis fort longtemps. Plus sérieusement, j'ai sans doute négliger mes outils et j'en suis bien puni aujourd'hui, c'est l'après midi de rêve pour cueillir les fleurs de gentiane. Je vous serai infiniment reconnaissant si vous parvenez à réparer cet objet, il a un certain âge et j'ai peur de ne pas l'avoir ménager. Que voulez-vous en échange ? »

Tandis qu'elle se met à l'ouvrage, il remarque une toute petite boule de poil blanche dans un coin qui ne semble nullement dérangée ni par le bruit ni par la chaleur … Une délicate peluche qui semble très accoutumée à l'ambiance pourtant particulière de la forge.

« Voici donc le jeune homme ? Il m'a plus l'air d'un très jeune loup que d'un homme, tant mieux, je suis déjà là pour remplir ce rôle. Je suppose que vous venez de le récupérer, non ? Vous avez un nom pour cet animal ? »

Il tend la main et caresse doucement la fourrure de l'animal. Pas trop, car il est sans doute un peu sauvage, mais son très jeune âge lui donne probablement une certaine ignorance de la peur que Liam est sensé lui conférer. Au fond, ce jeune loup, il est sans doute comme sa propriétaire : attendrissant, beau mais sauvage et dangereux. Oui, Liam n'a que trop apprécier lorsqu'elle a lâché son lingot de métal. Il est courageux, sans doute, mais pas suicidaire.

« En parlant de jeune homme, il y en a un autre que ne vous quitte pas des yeux … Il est tout bonnement en admiration devant vous, y aurait-il du grabuge dans cette jolie forge ? Ou bien n'a-t-il pas réussi à s'emparer de la plus belle œuvre ici ? »

Liam sait qu'il joue avec le feu, ou la glace, c'est selon. Il sait qu'il doit l'agacer, au plus haut point et qu'il risque de se prendre un lingot dans la têt - ou pire ... Pourtant, cette femme l'intrigue, elle qui ne réagit pas comme les autres, elle qui est différente ...

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Auxane T. Roncenoir

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MessageSujet: Re: ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam)   ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam) EmptyMar 16 Déc - 0:01



Elle les a toujours préféré avec un peu de caractère. Sauf que cette phrase, on peut l'attribuer à tout ce qu'Auxane a pu approcher de près ou de loin dans sa vie : les chevaux, les loups, les Hommes. Même son armure a du caractère, mais elle ne la réserve qu'aux grandes occasions, car elle est issue de la main de maître de son père, toujours imitée, jamais égalée. Quand bien même elle possède le savoir des Roncenoir. Auxane n'arrive pas à empêcher le sourire sarcastique creuser sur ses joues deux fossettes adorables, trait de famille des femmes Roncenoir -du moins trait reconnaissable des trois femmes Roncenoir encore vivantes à ce jour. C'est vraiment une tête de con. *Je n'en pense pas moins, mais je ne suis pas certain que tu le penses de la même façon que moi je le pense*. Auxane s'évertue à ne pas répondre à Valaar, trop occupée à fixer son client droit dans les yeux, tout en étant alerte du regard de Kendall qui glisse dans son dos.
« C'est bien pour ça que vous venez faire estampiller vos outils du sceau Roncenoir. Quoi de mieux que le meilleur. »
Elle même ne sait si elle emprunte à l'ironie, au sarcasme ou au nombrilisme. La réputation des Roncenoir n'est plus à faire grâce au savoir-faire d'Auric, et de son père avant lui, et de son grand-père. De tous les descendants masculins Roncenoir qui savaient donner à une simple rose blanche tout le caractère et le rutilant d'une armure flambant neuve. Qu'une rose donne tout son piquant au métal. Concernant la serpe, elle n'a pas besoin d'y graver le sceau de la forge puisqu'il n'y a eu besoin que de l'aiguiser, elle le lui rend donc en l'état, en prenant soin de l'envelopper avant dans un morceau de cuir histoire qu'il ne se coupe pas. Elle a vu les gerçures sur ses mains, il n'a peut-être pas besoin d'autres blessures.

Auxane soutient le regard de l'homme avec un sourire en coin, tandis que ses doigts flattent encore le métal tiède du lingot, réchauffé par la paume brûlante de sa main. On ne se douterait pas qu'une peau d'apparence si froide puisse émettre autant de chaleur. Auric lui disait souvent qu'elle avait le regard le plus brûlant qu'il ait jamais vu, malgré leur couleur bleu glacé. C'est pas la couleur qui fait la chaleur, Auxane. Te fie pas à ce que tu vois. Ses souvenirs tendres s'éteignent dans la chaleur diffuse et l'obscure tiédeur de son atelier. Elle revient à elle, ressent la brûlure dans son dos du foyer de feu à deux mètres d'elle, parvient à entendre le couinement presque inaudible du jeune louveteau sûrement en train de rêver, mais aussi le claquement sec d'un outil contre les autres établis dû à un mouvement trop brutal de Kendall.
« Kendall, si tu pouvais éviter de détruire le bouclier plutôt que de le forger, ce serait pas mal. » Ils s'échangent un regard lourd de sous-entendus, mais elle recapte rapidement son attention sur son client. « Qu'est-ce que tu as à proposer ? Pitié me parle pas de gentiane, les herbes j'en fais du thé, pas de la pâte. Proposes, je te dis si ça me convient ou pas. » Elle décide même d'en faire un jeu. « Allez, je te donne trois essais, au troisième je te préviens je mords. »

Elle a hésité à le menacer de lui écraser la main avec le lingot qu'elle garde à coté d'elle, mais ce sort est réservé aux voleurs, pas aux provocateurs. Il n'a rien fait de mal, c'est ce qu'Elina se tuerait à répéter à sa fille si elle la voyait rejeter aussi fermement les gentillesses innocentes (ce sont les mots d'Elina, pas ceux d'Auxane) d'hommes charmants. « Voici donc le jeune homme ? Il m'a plus l'air d'un très jeune loup que d'un homme, tant mieux, je suis déjà là pour remplir ce rôle. Je suppose que vous venez de le récupérer, non ? Vous avez un nom pour cet animal ? » Au diable Elina : il joue la carte de l'homme qui aime les animaux, si c'est pas mignon. *Impitoyable femelle alpha*. La moquerie de Valaar résonne dans sa tête en un écho désagréable pendant quelques secondes encore, mais le sens de sa question finit par la percuter, et fait un pied-de-nez à son dédain. Les flammes de la forge dansent enfin dans ses yeux quand son regard s'adoucit.
« Aucune idée pour le moment. Je l'ai trouvé ce matin, sa mère et les deux autres petits ont dû se faire attaquer par un dragon, c'était pas terrible à voir. »
Au souvenir de sa récente querelle avec Valaar, elle s'obstine à fixer le jeune loup comme s'il en allait de sa survie. La lumière dorée de la forge qui danse sur le duvet adolescent du louveteau l'apaise progressivement.
« Je préfère les loups aux hommes. »

Sa voix était blanche à ses mots.
A ces mots.
Comme si la vérité venait de lui transpercer la gorge comme une lame chaude, mais en même temps comme si elle venait de balancer la plus grande banalité qu'il soit. Je préfère l'animal à l'homme. Ça lui fait penser à une vieille citation, d'ailleurs, que sa mère lui a rapporté, et que Primrose répète en boucle. I love not Man the less, but Nature more. Elle aurait du être un loup.
Parce qu'elle sent ses muscles tressaillir quand la main de l'homme, rugueuse et indélicate, se glisse dans le duvet soyeux du jeune loup. D'un coup, il pourrait lui briser la nuque. Ça lui fait penser qu'avec un coup de lingot bien placé derrière le crâne, elle pourrait d'ailleurs s'en venger. *Cruelle diablesse*, entonne le dragon, qu'elle chasse de ses pensées avec un tic nerveux, avant d'essayer de faire bonne figure. Il l'aide particulièrement en changeant de sujet, et elle se sent presque obligée de baisser la voix quand elle regarde Kendall de l'autre coté de la forge, dos tourné et maintenant appliqué sur le bouclier.
« Si vous saviez ce qu'il s'est passé là où vous posez les mains. » Elle montre d'un signe de tête l'établi près duquel ils se tiennent, et pouffe en imaginant sa tête déconfite. L'air sérieux aura tenu deux secondes, c'est un bon début. « Vous devriez vous méfier, ce n'est pas vous qui avez des lames entre les mains, mais lui. »
Assez parlé.

Elle reprend finalement le lingot qu'elle avait lâché, privilégiant l'argent à l'acier, et le pose dans la louche immense dans laquelle elle fait fondre tous ses lingots, avant de le couler par dessus son outil une fois qu'elle l'a posé sur le moule adapté. Le métal en fusion, d'un orange vif, s'éteint rapidement en un métal aussi gris et froid que son coeur lorsqu'elle y verse de l'eau froide de l'abreuvoir à coté. Elle ne prend le marteau qu'à ce moment, et fixe à nouveau son client dès qu'elle commence à frapper vigoureusement son outil.
« C'est presque jouissif de saisir cette étincelle de crainte dans les yeux d'un homme quand on touche à son outil. »
Elle garde cette fois son sérieux, et le quitte du regard pour se concentrer sur ce qu'il lui reste à faire. Encore quelques minutes, et il lui faudra encore passer par la meule, puis graver le sceau Roncenoir grâce au souffleur. Les gros œuvres nécessitent leur marque de fabrique, et elle est maintenant certaine de vouloir que cet homme en particulier n'oublie pas la rose blanche.

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MessageSujet: Re: ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam)   ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam) EmptyMer 17 Déc - 21:43

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Elle lui tend la serpe, soigneusement recouverte d'un morceau de cuir. Il sourit de l'attention autant que du perfectionnisme dans le rendu de son travail, un fait qu'il reconnaît d'autant mieux qu'il est lui-même d'une maniaquerie quasi pathologique dans ses confections. Elle ne le lâche pas du regard, il s'amuse de la fossette qui s'est creusée dans ses joues et se surprend même à se demander si elle n'est pas en train de rentrer dans son jeu. Alors il ajoute doucement, comme pour lui-même.

« La rose Roncenoir, bien sûr, comment ne pas la convoiter ? Après tout, un ouvrage d'une telle beauté ... »

A l'entendre parler à ce jeune homme qui tente, plus qu'il n'y parvient, de forger un bouclier, il ne doute pourtant pas que ces douces fossettes sont pour lui. Il n'aimerait pas être à la place du dénommé Kendall … Encore que, pouvoir travailler tous les jours côte à côte de la forgeronne devait être aussi distrayant qu'instructif. Mais quand elle lui demande ce qu'il propose, il voit arriver le piège … Trop tard de toute manière, il ne peut pas esquiver, juste s'en sortir habilement. Tout au moins va-t-il essayer …

«  Que peux désirer une jeune femme qui tient son commerce avec une main de fer ? J'ai trois possibilités ? Bien. »

Il réfléchit … Que lui offrir ? Certainement pas un bouquet de gentiane, cette femme là a assez de tonus pour tout Ignopolis !

« Apothicaire de mon état, je ne vous proposerai pourtant pas d'onguents ou de plantes, vous êtes déjà radieuse ça ne servirait à rien … Et aucune plante ne saurait vous donner plus d'éclat que vos yeux ne le font… Bon, je n'avance pas là, clairement. Sans doute que si j'osais, je vous proposerai juste un moment, une promenade dans les sentiers enneigés suivi, si vous en avez envie, d'un dîner. D'une simplicité qui lui donne toute son efficacité, ce moyen de paiement, mais j'ignore si un après-midi avec moi vaut autant que votre travail et je m'en voudrais de ne pas être honnête. »

Liam sourit, il ne la lâche pas du regard et si le jeu entre leurs yeux devait prendre vie, ce sont des flammes que l'on verrait probablement apparaître, tant l'intensité est forte. Du jeu, de la provocation, un certain rapport de force, de la domination … tout ce qu'un témoin pourrait deviner ferait certainement des histoires … mais justement, il n'y a qu'eux, ou presque ( désolé Kendall:hehe : ) …

« Alors pour proposer quelque chose de bien et parce que vous semblez préférer les loups aux hommes, peut-être pourrais-je offrir de m'occuper de vous fournir les soins dont votre jeune loup aura besoin ? Parce qu'un louveteau de cet âge aura certainement besoin de tout un tas de choses. C'est peut-être déjà plus à la mesure du bénéfice que je retire moi même de votre travail. »

Il espère là avoir fait un deal convenable et il a quitté son sourire provocateur. Il est sans doute beaucoup de choses Liam, arrogant, irrévérencieux, irritant certainement, mais ce n'est pas un truand et il sait être sérieux quand la situation l'exige.

« Pour autant, je peux rajouter le dîner en supplément dans un geste commerçant. J'aimerais vous faire changer d'avis à propos des hommes, des loups, tout ça quoi... J'ajoute que ce sera l'occasion de trouver un nom à l'animal. On ne peut décemment pas laisser le pauvre bestiaux sans nom, si ? »

Oui, ne rêvons pas, Liam ne laisse pas tomber son masque d'arrogance bien longtemps. Quand elle a parlé du nom de la bête, elle s'est radoucie, comme si elle partait loin dans les étoiles, dans ses souvenirs. Même Mademoiselle-je-suis-plus-glaciale-que-l'arctique semble pouvoir se laisser à des émotions qui n'ont pas attrait avec les destructions des pauvres hommes d'Ignopolis. Non, il n'aura pas la bassesse de s'engouffrer dans la faille et respecte le silence qui suit sa déclaration sibylline. Oui, « pas terrible », ça revêt toute une palette de signification et même sans trop connaître la jeune femme, il se doute bien que pour la plupart des gens ça se serait transformé en « carrément gerbant » pour si peu que la demoiselle se permette de telles fantaisies verbales. Il continue donc son badinage, comme pour éloigner les mauvais rêves des pensées de la blonde. Il vaut toujours mieux sourire. Toujours. Ça évite de pleurer et pleurer c'est une perte de temps et d'énergie. Il en rajoute, des tonnes, encore et encore … Mais la forgeronne ne s'en laisse pas compter et surenchérit elle-même : elle manie la subtilité et le sarcasme très bien et Liam doit admettre que lorsqu'elle lui parle des « antécédents » de l'établi, il pâlit une seconde … ou deux.

Par contre, la mention du gringalet maladroit d'apprenti forgeron, alias pov'tâche, ne l'impressionne pas une seconde.

« S'il arrive avec ses cure-dents, je ne sais pas si Sélénion appréciera, donc il y a des chances pour qu'il finisse intoxiqué : soit par ses jets acides, soit par mes poisons. Certains ne sont pas si lents à agir que ça et promettent par contre une mort très lente et très douloureuse. Qu'il reste faire joujou avec son marteau, avec un peu de chance il se le tombera sur le pied et la question sera réglée. »

"*** Rêve ! Tu seras seul ! Tu pourras toujours ressembler à un pocr-épic, je ne lèverai pas une écaille pour toi.***
*** - Quelle considération ... Je te rappelle le deal de départ quand même ? Un certain lien entre toi et moi, ta mort, la mienne, tu vois ce genre de trucs-là ... ***
*** - Il a pas intérêt à te toucher ce minable, sinon j'en fais des brochettes !***"

Non mais ! Ce n'est tout de même pas ce freluquet qui va cueillir cette délicieuse fleur glacée !?!
Plus il l'observe et plus son savoir-faire l'impressionne. Oui, personne ne verrait cette femme complètement dans son univers avec ces masses et ce tablier de cuir, à manipuler des métaux en fusion. Mais les reflets dorés que toute cette chimie allument des étoiles dans ses yeux et peignent ses traits d'un hâle mordoré exceptionnel. Différent. Elle n'est pas comme ces femmes qu'il fréquente habituellement et ça il l'a bien compris. Il regarde le métal couleur de feu changer de forme, de teinte, se métamorphoser pour être autre. Différent. Ce qui avait été un outil rouillé et hors d'usage, maintenant, sous les mains habiles et fortes de cette femme de caractère, prend vie et surtout entame un nouveau départ !  Les racines de gentiane n'ont qu'à bien se tenir ! Oui, il a bien vu qu'elle a hésité, pris un métal, puis un autre, puis reprit le premier et il ne lui a pas non plus échappé qu'elle a jeté son dévolu sur l'argent, dont il sait qu'il fera un meilleur usage, plus long surtout. C'est presque dommage d'ailleurs, il aurait bien aimé revenir la voir plus fréquemment et il n'a que peu d'outils à rafistoler. Si elle veut le revoir, la balle est donc dans son camp.

Veut-elle le voir en entier ? C'est une autre question … Liam déglutit péniblement alors que l'allusion à certains outils est tout juste voilée. Non pas voilée du tout en réalité. Elle le pousse loin … Tant pis, quitte à s'offrir une belle rose sauvage, allons franchement, et tant pis pour les épines !

« C'est une crainte que je comprends complètement, certains outils sont fragiles. Pourtant, entre les mains de certains femmes, ils ne peuvent être plus en sécurité. Vous êtes de ces femmes-là ? »

Et là, LA question, l'évidence et le trouble. De quel outil parle-t-il ? Ce drôle d'engin pour les racines de gentiane ? Celui qui est plus intime et inavouable? Ou encore celui qui est si intime qu'il confère au sacré, celui qui bat maintenant un peu plus vite maintenant que leur double langage les pousse un peu plus loin qu'une simple relation client-artisan ?

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MessageSujet: Re: ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam)   ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam) EmptyJeu 18 Déc - 12:51



Elle ne reste pas indifférente à ses joutes verbales. Même teintées de sous-entendus qu'elle n'a plus maniés depuis trop longtemps, elle se complaît dans ces échanges piquants pour lesquels elle n'a pas trouvé de (bon) interlocuteur depuis trop longtemps. En général, les clients masculins s'essaient à un petit sous-entendu un peu innocent, retentent l'expérience de manière moins innocente mais tellement peu subtiles qu'ils se prennent pour toute réponse le regard glacé de la forgeronne. « La rose Roncenoir, bien sûr, comment ne pas la convoiter ? Après tout, un ouvrage d'une telle beauté ... » Mais il reste délicat. Il doit sûrement connaître, rien que de réputation, les épines Roncenoir, bien plus envahissantes que sur une rose commune.
Un pas en avant, deux pas en arrière.
C'est le seul genre de danse qu'elle sait manier.
Son absence de réponse en témoigne timidement, elle préfère s'obstiner à regarder ce qu'elle fait plutôt que d'y répondre. Jusqu'à un certain stade, son assurance ne lui fait pas défaut ; mais une fois que la ligne est franchie, elle préfère ne pas répondre. Sa froideur se tient dans ses silences.
Et son jeu lui paraît de toutes façon plus intéressant (normal, vu que c'est elle qui l'a initié).
Elle consent à croiser le regard brûlant de son client, qui n'a pas l'air déstabilisé le moins du monde par ce jeu. Enfin un bon joueur dans ses bâtiments. Peut-être cette étincelle de surprise arrache à sa surprise le voile derrière lequel il se cachait, mais elle remarque avec délice qu'il ne se laisse pas le moins du monde abattre.

Première tentative.
Elle hausse progressivement un sourcil, décontenancée et déçue à la fois qu'il ne cherche pas plus d'originalité qu'un dîner aux chandelles -le second proposé de la journée, d'ailleurs (ceci dit, le premier à avoir tenté était peut-être un peu moins mignon, et plus âgé). Auxane observe le jeune louveteau endormi comme s'il allait pouvoir donner lui aussi son désaccord, mais son client du soir ne se démonte pas aussi rapidement qu'elle l'espérait.
Seconde tentative. Il fallait le dire tout ce suite. C'est plus intéressant, par exemple. Son regard se tourne à nouveau vers le louveteau, puis dans les yeux fripons de cet homme. Sa tête penchée sur le coté et ses yeux intéressés dévoilent l'intérêt qu'elle porte à cette requête, bien que rien ne lui dise qu'il s'y connaissent en nutrition canine et en élevage de loups sauvages. Dans tous les cas, ça ne peut pas être pire qu'elle, et Valaar la rejoint sur ce point.
Alors qu'elle ouvrait la bouche, troisième tentative de sa part.

*Intéressant. Rien que pour ça, tu pourrais lui concéder un dîner et essayer de ne pas vouloir le tuer dès les 10 premières minutes*. Il s'y met lui aussi ? Bien. Elle aura beau mimer, pendant une fraction de seconde, l'attitude chat qui consiste à parcourir de sa langue l'une de ses canines, mais se ravise et reprend tout son sérieux.
« Tu t'en sors plutôt bien sur la fin. » Heureusement pour lui d'ailleurs : elle était sérieuse pour la morsure -et avait aussi sérieusement envisagé le lingot écrasant sa main. « T'auras qu'une chance de me prouver que tu t'y connais un minimum en canines, les secondes chances c'est pas mon truc. »
Auxane et sa façon de négocier.
Sublime dans sa brutalité.
« Pour le geste commercial, c'est soumis à une condition : n'essaye pas de me convaincre de quoi que ce soit, tu vas t'épuiser plus vite que moi, et ça risque d'être triste pour la suite. »
*La "suite?*, questionne Valaar, qu'elle sent étrangement plus proche de la ville que tout à l'heure. A bien y réfléchir, elle aurait peut-être dû mieux choisir ses mots, mais s'abstiendra de se rattraper, trop fière pour ça. Il comprendra bien ce qu'il y veut de toutes façons, elle a cessé de vouloir convaincre les Hommes.
« Si tu m'aides à lui trouver un nom, t'auras ma reconnaissance éternelle. Je me vois mal l'appeler "La Chose" toute sa vie. »

Ses épaules se délivrent d'un poids, et elle accepte enfin de sourire à nouveau.
La négociation l'a légèrement tendue, elle fait partie de ceux qui ont la dent dure et qui ne lâchent pas l'affaire à la moindre proposition. Après des années passées à la forge Roncenoir, elle en a vu passer, des propositions. « S'il arrive avec ses cure-dents, je ne sais pas si Sélénion appréciera, donc il y a des chances pour qu'il finisse intoxiqué : soit par ses jets acides, soit par mes poisons. Certains ne sont pas si lents à agir que ça et promettent par contre une mort très lente et très douloureuse. Qu'il reste faire joujou avec son marteau, avec un peu de chance il se le tombera sur le pied et la question sera réglée. »
Attends.
Ça fait beaucoup d'informations à digérer à la fois. Sélénion, elle suppose que c'est pas sa petite copine qui est capable d'intoxiquer qui que ce soit, et il n'aurait sûrement pas été gonflé de toute cette audace s'il en avait eu une. Donc, dragon. Question cure-dents, par contre, Auxane se penche en avant et le fusille du regard.
« Les "cure-dents", ce sont des Aiguilles de ma confection, tu serais ravi de voir à quel point elles passent dans la chair comme un couteau dans du beurre. »
On n'insulte pas les épées de sa confection.
Et d'ailleurs, elle est la seule à pouvoir faire tourner Kendall en bourrique, personne d'autre n'a ce luxe. Même si la concurrence masculine a toujours été un intéressant divertissement dont elle ne se lassera jamais.

Avec le regard toujours un peu noir par-dessus le bleu arctique, elle retourne à son travail en marmonnant des mots inaudibles comme pour rassurer ses Aiguilles sur leur utilité. Les femmes à s'en être attirées les faveurs ne sont jamais revenues à la forge pour la simple et bonne raison qu'elles n'ont jamais eu à s'en plaindre, et elles n'ont jamais cassé. Pour le moment.
C'est seulement une fois qu'elle a le marteau entre les mains que la brutalité de son travail lui permet de lever un peu les yeux vers lui. « C'est une crainte que je comprends complètement, certains outils sont fragiles. Pourtant, entre les mains de certains femmes, ils ne peuvent être plus en sécurité. Vous êtes de ces femmes-là ? »
La première réponse à sa question claque dans l'air lorsque le marteau cogne le métal plus férocement qu'elle n'aurait dû. Heureusement pour elle, l'argent a cette solidité que l'acier n'a pas.
« Sécurité j'en sais rien. » Elle laisse planer un silence, durant lequel le marteau revient à plusieurs reprises frapper l'outil pour lui rendre une forme plate. Une fois que la forme lui convient, elle se dirige vers la meule et fait tourner la pierre contre le métal pour le polir à nouveau et lui rendre sa forme originelle, qu'elle a bien étudiée malgré ses joutes verbales. « Mais savoir-faire, à n'en pas douter. »
Entre les étincelles, elle distingue celle dans les yeux de cet homme.
Plus étincelante que celles qui sautent sur son tablier de cuir jusqu'à ce qu'elle termine, et retourne poser l'outil sur l'établi et de prendre le petit souffleur et l'une de ses pointes, pour graver à la main la rose Roncenoir.

« Tu vas déjà avoir une rose là dessus de façon définitive, t'es sûr de vouloir en voir une supplémentaire ? Ça en fait, des épines. »
A nouveau, elle croise Kendal qui s'essuie les mains sur un chiffon usé après l'avoir saluée. C'est l'heure, déjà ? *T'étonne pas qu'il reste pas plus longtemps, son petit bijou est convoité et il n'a pas envie d'être spectateur* Un léger tremblement fait vibrer les murs de la forge, et elle sait à cet instant que Valaar s'est posé non loin. Elle sent presque le froid émaner de son corps, d'ici.
« Je finis au coucher du soleil. »

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MessageSujet: Re: ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam)   ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam) EmptyMar 23 Déc - 21:57

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« Some women are lost in the fire.
Some women are built from it. »
Michelle K.  



Elle semble tout d'abord sceptique, la blonde … Elle ne mord bien évidemment pas à la proposition, pourtant alléchante, d'un dîner. Il s'y attendait, bien entendu, il y avait fort à parier que ce ne soit pas sa première proposition de ce type. Pour autant, il n'abandonne pas et la proposition suivante rencontre un succès qu'il attendait, certes, mais pas avec tant d'enthousiasme.

« Une seule chance ? Je vais donc devoir la saisir. Quant à essayer de te convaincre, cela peut prendre bien des formes et j'en affectionne particulièrement certaines … Je tenterai quand même de ne pas m'y laisser aller, même si comme toi sans doute j'ai une très grande endurance, nous ne nous occuperons donc que de ton louveteau, je suis absolument certain qu'il aimera se coucher devant la cheminée, la chaleur y est tellement rassurante c'est l'endroit idéal pour soigner toutes les blessures. Je saurai prendre soin de cette boule poil, tu verras, entre mes mains, elle se développera magnifiquement. Enfin, j'espère que tu pourras en juger par la suite, suite dont je me réjouis déjà, surtout si elle implique une « reconnaissance éternelle ». J'apprécie le côté définitif de la chose, je n'aime pas partager … Sauf pour « La chose », « La chose » ça ne peut pas rester ainsi, un peu de solidarité masculine que diable !  »


Il sourit quand elle s'emporte … elle a beau avoir une réputation glaciale, elle s'emporte pourtant rapidement, elle a le sang chaud et le verbe leste.

« Loin de moi l'idée de dénigrer tes créations, je suis bien ici à en profiter et je suis persuadée de leur extrême efficacité, il ne peut en être autrement… Pour autant, je crains que ces aiguilles perdent une certaine valeur à mes yeux surtout lorsqu'elles sont entre les mains différentes des miennes. Je te l'ai dit, je ne suis guère enclin à partager, je suis plutôt du genre exclusif. Et quand il s'agit de se battre, je pense qu'un homme ne devrait pas avoir besoin de tant d'armes, rien ne vaut un bon corps à corps, une lutte rapprochée pleine et entière, sans rien pour créer de la distance. Et puis faire couler le sang … dans notre situation nous avons bien autre chose à faire et je n'ai pas le temps de laver le tapis. »


Mais elle ne l'écoute pas, ou si peu, elle râle, marmonne s'insurge … radote ?  Sans doute oui et Liam laisse échapper un rire franc.

«Tu me sembles susceptible comme demoiselle … Tant mieux, on ne s'ennuiera pas, l'essentiel c'est de savoir esquiver les objets volants, les morsures par contre j'en fais mon affaire, pour si peu qu'elles soient administrées au bon moment et dans la bonne situation... si tu vois ce que je veux dire … »

"*** Si tu prends un lingot dans les dents, ne viens pas te plaindre, tu l'auras mérité celui-là ... ***
*** - Elle n'oserait pas ... ***
*** - ça je n'en suis pas si sûr ... Elle me plaît cette gamine, elle a du caractère ! Elle va te donner du fil à retordre, c'est déjà un bon point pour elle ! ***"

Oui, sans doute un peu lourd là dans l'instant … Mais il s'amuse franchement, comme un adolescent qui fait enrager les filles de sa classe, juste pour voir leurs joues rougir et leurs yeux briller...

Liam la voit forger le métal, lentement, perfectionner les courbes, les angles … Elle ne lui promet pas la sécurité, non … Le jeune homme fronce un quart de seconde les sourcils puis récupère son air goguenard quand elle lui parle de savoir-faire. Il ne cherche pas la sécurité au final, ni la facilité, seulement l'intensité, la passion, cette étincelle qu'elle pourrait créer d'un passage de sa main sur sa peau, enfin …  il s'imagine qu'entre eux ce pourrait être ainsi, mais pour l'instant il n'en a pas l'assurance, il ne peut que présager, deviner, fantasmer … Il est comme ça, Liam, il est cartésien et froid quand il semble si inconséquent et jovial et elle est un peu comme lui finalement, brûlante de passion sous son regard arctique.

« Tu vas déjà avoir une rose là dessus de façon définitive, t'es sûr de vouloir en voir une supplémentaire ? Ça en fait, des épines. »

Il sourit encore et regarde ses mains … sèches, abîmées, de nombreuses gerçures les parsèment. Mais elles sont fortes, ont l'habitude de l'effort, savent travailler, longtemps, dans des conditions extrêmes … Elles apprécient la subtilité de ce qui passent entre leur peau certes endommagée.  

« J'imagine que je risque quelques éraflures, certaines me feront sans doute mal, mais aucune ne pourra me tuer. J'en déduis donc que le risque vaut d'être pris … quand on voit la magnifique rose que je contemple depuis maintenant une trentaine de minutes. Et toi qu'en dis-tu ? Un homme mérite-t-il de prendre quelques heures de ton temps ? Accepterais-tu de prendre sa main, même si elle est pleine d'épines et d’égratignures ? Mangeras-tu sa cuisine, même si elle n'est pas fantastique ? Et si moi je prends le risque de tes épines, tu prendras le risque de mon obscurité ? Parce que moi, je n'ai pas de feu, contrairement à toi, pour éclairer mon intérieur. Je ne connais que l'obscure clarté qui tombe des étoiles … D'ailleurs, quand la nuit tombera, que j'aurais fini de cueillir des gentianes, je viendrai te chercher. Si tu es là, je t'emmène chez moi pour un brainstorming des noms de loups, j'allumerai un grand feu dans la cheminée et je pourrai même sortir un peu de cet alcool que je distille moi même quand je n'arrive pas à dormir, sinon … Je me contenterai de la rose de ce magnifique outil. »

Un tremblement léger se fait sentir, assez pour faire vibrer les murs de la forge. Liam sourit, il a compris qu'il n'est pas le seul à avoir été choisi par le Premier …

« Nous ne sommes plus seuls il me semble … Mais nous ne l'avons jamais été, n'est ce pas ? A qui dois-je dire bonsoir ? Quel est le nom de ce dragon ? Un Oceanis de glace, à n'en point douter, à moins que ce ne soit un Ignis ? Non, pas un Ignis, parce que le feu du duo, ça peut être que toi … »

A nouveau il est exaspérant, gamin, provocateur … Il est le Liam de surface quoi …

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MessageSujet: Re: ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam)   ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam) EmptyVen 26 Déc - 17:07


Ce gamin plait à Valaar. Il lui plait et elle le sent sans que le reptile géant n'ait besoin de le lui souffler même par la pensée. Il a un culot qu'une poignée d'hommes seulement a osé avoir au sein même de la forge, centre névralgique et passionnel des intérêts d'Auxane. Du moins, rares sont ceux dont le culot a été récompensé par une once de clémence de la part de la jeune femme, plutôt. Elle est du genre à s'amuser de ces petites joutes, pendant une poignée de minutes tout au plus, jusqu'à ce qu'elle se lasse et que son éloquence sulfureuse devienne un peu plus désagréable que le nécessaire. Juste de quoi leur faire rebrousser le poil et le chemin. Elle est encore plus douée dans l'art de faire fuir les hommes que dans celui de les attirer -et il sait à quel point elle est experte dans ce domaine. Aussi, le dragon s'amuse à compter le nombre de phrases que cet homme va encore pouvoir sortir jusqu'à se faire sortir de la forge à coups de pied au cul (à moins qu'Auxane lui demande de transformer son cul en gruyère, ce qui l'amuserait tout autant). Mais Auxane est plus patiente que d'habitude. Les partenaires de joute ne sont pas aussi coriaces d'habitude, et ça la gêne presque autant que la jalousie perceptible de Kendall. Comme si elle avait fait fi de tout ce qu'il venait de lui dire à propos de leur hypothétique et possible expérience d'échange de bons procédés, Auxane lève son index dans les airs et répète dans un murmure « Une seule chance. ». Une répétition dans laquelle il pourrait voir un manque d'intérêt, alors qu'elle s'obstine simplement à instaurer des barrières. Mieux vaut qu'il saisisse véritablement l'ampleur de la tâche qu'est de satisfaire Auxane plutôt que de se perdre dans des espérances trop grandes pour lui (et pour elle).
Je te l'ai dit, je ne suis guère enclin à partager, je suis plutôt du genre exclusif. Tiens donc. Nouveau haussement de sourcils. Et quand il s'agit de se battre, je pense qu'un homme ne devrait pas avoir besoin de tant d'armes, rien ne vaut un bon corps à corps, une lutte rapprochée pleine et entière, sans rien pour créer de la distance. Elle sent Valaar s'amuser de ces quelques mots. *Je ne suis pas certain que vous ayez la même conception d'un corps à corps.* Auxane tique mais ne relève pas. Ses corps à corps à elle ne comprennent pas d'armes ni de métal, mais ont la chaleur du foyer qui se languit à coté d'elle et dont les flammes dévorent l'arctique de son iris. Tu me sembles susceptible comme demoiselle. *.. touché.*

« Si tu dis ça, c'est que tu n'as connu que les dents de lait de chatons ronronnants et câlins. » Et définitivement pas les crocs d'une Auxane en furie. Dans la vie comme au lit, elle a encore énormément de mal à distinguer le plaisir de la violence, et même s'il est verbalement aussi tordu qu'elle, il risque fort de regretter les traces qu'elle peut lui laisser. « La preuve, je ne vois aucune trace de morsure, ou alors c'est que tu es bien trop habillé. » Sa voix s'abaisse. « Mais garde ton petit show pour plus tard, tu vas faire fuir les clients. »
Et Kendall.
Mais Kendall, il a l'habitude de ses frasques avec les clients (masculins ou féminins d'ailleurs, et étrangement ça l'amuse bien plus lorsqu'il s'agit de femmes). Il n'a pas ce même regard dur lorsqu'elle retourne travailler le métal, il n'a pas la précipitation de quitter la forge avec la même fougue que l'exemple qu'il vient de lui donner. Et elle sourit paisiblement en imaginant son haussement d'épaules en passant devant l'immense dragon au cuir opalescent. Blanc comme le lait, loin d'être un agneau.

Elle aurait cru qu'il ne répondrait jamais à sa question. Trop impertinente.
Problème : il a l'air d'aimer l'impertinence. Ça l'amusera un temps, quelques heures tout au plus. Pile ce qu'il lui faut pour détendre sa soirée et délasser son dos de ses courbures forcées devant le feu de l'âtre. Au compliment mal dissimulé qu'il adresse à l'égard d'Auxane, Valaar même s'il a les yeux posés sur les fortifications éloignées de la ville a son attention toute rivée dans l'intérieur inaccessible de la forge.
*Il est peu avare en compliments, il sait parler aux femmes tu peux au moins lui reconnaître ça.*
*Si ça marche vraiment avec les autres femmes, c'est pas le cas ici. La flatterie c'est le niveau 1, s'il a pas dépassé le niveau deux ce soir il va peut-être regretter ses belles propositions.*
*Encore faut-il que tu lui laisse le temps de passer au niveau supérieur avant de le mordre.*
Elle y réfléchira une fois devant le fait accompli.
« Le programme a pas l'air trop mal. » Pas trop mal ? Ce mec est au romantisme ce que Baudelaire est à la poésie, mais Auxane a l'esprit rempli de litotes. Dire moins pour supposer plus. « Je sais oublier les blessures et les imperfections, je mange la cuisine qu'on me propose et si t'es sage je peux même prendre un petit quelque chose avec moi. »

Elle réfléchit d'ailleurs à ce qu'elle pourrait bien emmener, et essaie de ne pas sourire en s'imaginant forger des menottes de métal juste pour lui. C'est peut-être un peu prématuré, elle ne voudrait pas le faire fuir tout ce suite. « Nous ne sommes plus seuls il me semble … Mais nous ne l'avons jamais été, n'est ce pas ? A qui dois-je dire bonsoir ? Quel est le nom de ce dragon ? Un Oceanis de glace, à n'en point douter, à moins que ce ne soit un Ignis ? Non, pas un Ignis, parce que le feu du duo, ça peut être que toi … »
A cet instant, c'est la première fois que le visage d'Auxane se décompose véritablement. D'où est-ce qu'il tient ces informations, hormis le froid léger qui a pénétré dans la forge suite à l'arrivée de Valaar ? Le dragon émet l'hypothèse qu'il soit simplement plus observateur que la normale, mais Auxane s'est quelque peu renfrognée.
En témoigne la dureté de sa voix.
« Valaar. »
C'est se leurrer que de la penser Flamme.
Elle est glace, arctique, aussi agréable que l'Hiver éternel qui a plongé la terre dans sa blancheur cristalline. Et qui a plongé son coeur dans un froid poignant.
« C'est un Pansdefer océanis, maître des eaux et des airs, adorateur de l'hiver et spécialiste de brochettes surgelées. »
C'est la première fois qu'elle dit ça sans penser à son père.
Un exploit que Valaar a tôt fait de bien mémoriser dans un coin de son esprit. Quatre années ont passé, mais la rancune d'Auxane, si elle est moindre, demeure palpable pour quiconque est en communication avec son esprit.
Autrement dit, lui.
« Mais puisque tu dis qu'on n'a jamais été seuls et qu'à plusieurs reprises tu as été dans tes pensées, je suppose que tu n'es pas si mal accompagné non plus ? Sauf qu'à ta différence, je ne suis pas experte en suppositions et hypothèses : je préfère voir que croire. D'ailleurs tu t'en rendras bien vite compte ce soir, si ton audace de venir me chercher ne s'est pas éteinte avec le jour. »

Auxane lâche enfin de sa main les objets qu'elle tenait, et frotte ses doigts échauffés contre le cuir abîmé de son tablier avant de s'attacher grossièrement les cheveux.
« Et si tu veux pas que je passe ma soirée à pester que je n'ai pas eu le temps de terminer ce que j'ai à faire, laisse moi finir mon travail. T'en fais pas, je ferais comme tous ces chatons ronronnants que tu as connu : je resterai sagement à ma place à t'attendre. »
Puisqu'il lui a fait programmer sa soirée, autant s'y jeter tête première.
Et finir par la perdre.

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MessageSujet: Re: ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam)   ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam) EmptyDim 28 Déc - 20:07

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Some say the world will end in fire,
Some say in ice.
From what I've tasted of desire
I hold with those who favor fire.
But if it had to perish twice,
I think I know enough of hate
To say that for destruction ice
Is also great
And would suffice.

Robert Frost


Il sourit, il ne se décourage pas, d'ailleurs elle ne lui en donne pas motif. Il la voit prendre ombrage comme un cheval récalcitrant, comme une plante un peu coriace, mais il est quant à lui fin observateur et connaît si bien l'espèce humaine qu'il n'en recherche surtout pas la compagnie. Il s'en amuse beaucoup mais ne souhaite sûrement pas s'y brûler les ailes. Pour celui pour qui tout est un jeu, pourquoi vouloir rendre les choses sérieuses, trop réelles pour être réversibles ? Liam ne se pose pas la question, de toute façon, il n'en est pas là. Alors quand elle répète qu'il n'aura qu'une seule chance, il se dit simplement que ça passe ou ça casse, qu'avec elle cependant il aimerait bien que ça passe quand même ...
Dans l'étouffante chaleur de la forge, le temps passe sans qu'on ne s'en rende vraiment compte. Les coups de marteau égrainent les secondes plus sûrement qu'un sablier, pourtant, on ne s'en aperçoit pas. La luminosité a pourtant déjà beaucoup décliné, l'hiver, la nuit tombe vite.

«*** Tu as intérêt à te bouger pour ta gentiane, il risque vraiment d'être trop tard si tu n'y prends pas garde, Casanova … ***
*** - La gentiane c'est bien, mais là j'ai une plante plus extraordinaire encore, et j'ai hâte de voir ce que ça peut donner. Je pressens des propriétés … coup de fouet si tu vois ce que je veux dire... ***
*** - N'empêche que ton commerce il tourne pas tout seul et tu as déjà perdu beaucoup de temps là. ***
*** - Quel rabat-joie … ***
*** - Oui, mais un rabat-joie qui a raison, alors arrête ton numéro de lover de bac à sable, promets lui un rendez vous merveilleux et passe la seconde, je te rejoins. On essayera de trouver des racines plus proches d'Ignopolis. ***
*** Ok ok …. Reçu Sélénion ! *** »

Pour autant, il n'a pas envie de quitter cette joute, ce duel de verbiage passionné et passionnant. C'est presque un crève cœur, même s'il sait qu'il viendra la chercher ce soir-même.

« Si tu dis ça, c'est que tu n'as connu que les dents de lait de chatons ronronnants et câlins.
La preuve, je ne vois aucune trace de morsure, ou alors c'est que tu es bien trop habillé. Mais garde ton petit show pour plus tard, tu vas faire fuir les clients. »

« J'apprécie les dents de lait, parfois … J'aime aussi les chatons, mais ça n'a qu'un temps, les chatons finissent toujours par grandir, perdre leur candeur d'enfant et mettent leur dentition définitive, plus acérée. Toutefois, je n'ai guère connu que de petits lapines, douces, calmes et dociles, trop pressées de partir au petit matin. D'ordinaire, ça me suffit largement. Mais encore faudrait-il que tu te révèles plus féline et caressante, pour l'instant, tu es aussi innocente et paisible que ce louveteau près du feu. Parce que pour risquer la morsure, encore faut-il quelques dents, et pour l'instant je n'en vois pas. Quant aux cicatrices, tu n'en verras guère, j'ai d'excellents baumes cicatrisants. Quant au show, un peu de patience … Tout est bien meilleur quand on a su attendre un peu. Mais pas trop non plus. »

Il sourit de toutes ses dents, cranant tout son saoul. Ses yeux bleus pétillent de malice mal contenue et d'un brin de défi. Non, Liam n'est pas un être doux, en tout cas pas avec une fille avec laquelle il parle depuis seulement quelques minutes.  Il faudra apprivoiser la bête avant, mais laquelle, telle est la question …

« Puisque c'est entendu, je viendrai te chercher au coucher du soleil et nous irons chez moi. J'espère que tu ne prêteras pas trop attention au désordre, je suis en pleine confection d'un tonique pour l'hiver, qui contient notamment, je te le donne en mille … de la gentiane ! Je tâcherai quand même de ranger un peu. Mais comme toi, mon travail est important et prend une belle part dans la vie. Par contre, tu n'auras qu'à être prête toi, c'est bien la seule chose que tu devras ramener. Et la plus importante. »


Oui, un brin gentleman, il met un point d'honneur à être indépendant sur un sujet qu'on attribue souvent aux femmes : il cuisine lui même, très peu cependant, la plupart du temps, comme il est seul, il ne fait pas de petits miracles culinaires. Et en bon herboriste, il ajoute beaucoup d'herbes à ses préparations, donnant ainsi goût et utilité à ses plats. Oui, pour Liam, les choses doivent avant toute choses être utiles

« *** Eh ben … Si en prime on doit préparer le repas, on n'a plus de temps à perdre !!! Bouge toi !
*** - Tu voudrais pas attraper un lapin ou deux pour te rendre utile ?***
*** - Je vais plutôt aller me faire un humain ou deux si tu continues à me prendre pour ton garçon de course … ***
*** - Susceptible en plus d'être un dragon … ***
*** - Et plein de dents aussi, tu veux voir ?***
*** - Non ça ira … ***
*** - C'est mieux comme, ça, bipède … *** »

Pendant ce petit intermède mental, la voix de la belle forgeronne s'est glacée. Visiblement, la perspicacité ne lui plaît pas le moins du monde, pourtant, la déduction était si logique … Il a remarqué que les hommes et les dragons liés possédaient un certain nombre de ressemblance, souvent leur trait de caractère principal, tout simplement pour favoriser l'entente sans doute. Et qui attribuer de mieux à cette femme au cœur dur comme la glace qu'un dragon … de glace ?

« Valaar donc … je ne manquerai pas de le saluer en sortant. J'espère que lui n'aura pas l'idée de faire ses dents sur moi, je me doute qu'il ne s'agit pas de dents de lait de chaton dans son cas … En attendant, je vais donc te laisser terminer, je m'en voudrais trop de t'avoir retardée et puis il ne faut pas mélanger travail et plaisirs, si doux soient-ils. Maintenant que j'ai un bel outil tout neuf, les racines de gentiane n'ont qu'à bien se tenir !!! D'ailleurs, je ferai mieux de me dépêcher si je dois faire des réserves de racines, te préparer un bon repas et venir te chercher, cela avant le coucher du soleil … C'est une sorte de challenge, toute cette histoire, mais j'adore les défis, surtout s'ils sont si charmants et incisifs que toi. »

Il s'avance souplement vers la belle et vient se saisir de l'outil maintenant neuf et gravé de la rose Roncenoir. Ça lui fait presque l'effet d'être lui même marqué de ce poinçon, marqué en plein cœur. Exquise douleur … Il ne manque bien sûr pas de se rapprocher bien plus que nécessaire, laissant le parfum de la forgeronne s'élever jusqu'à lui. Il s'en imprègne rapidement, comme il le ferait d'une fleur, nouvelle espèce qu'il vient de découvrir et dont son regard se repaît. Puis en prenant le bel outil qu'il a confié à ses soins, il effleure ses doigts de ses mains usées d'homme des montagnes, de dandy des forêts arctiques. Il savoure le contact qui l'électrise et lui laisse présager pour la suite de sacrées décharges... C'est comme la foudre qui s'abat sur un arbre au décours d'une tempête, ça chavire le cœur et les sens.
La forge laisse crépiter ses feux qui se reflètent agréablement dans les prunelles de glace de la jeune femme. Et c'est alors qu'il se demande …

« *** Existe-t-il plus charmant que la rencontre improbable du feu et de la glace ? *** »

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MessageSujet: Re: ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam)   ♦ In the glorious days, till we lost our ways (Liam) EmptyDim 28 Déc - 22:20


Elle répond à son sourire, ne déroge pas à son impassibilité apparente, mais se délecte de son sourire de gosse mal éduqué et de son insolence adolescente. Il fait partie des hommes que Valaar appelle "les gamins" : ceux qui n'attendent rien du lendemain, se passionnent pour l'éphémère et fuient la stabilité comme la peste. Ils conviennent parfaitement à une Auxane qui n'a besoin d'aucune stabilité qui suppléée celle que la forge lui apporte au quotidien, d'autant que les hommes n'ont rien de stable hormis leur arrogance. La forge lui assure un revenu convenable, des biens suffisants et de quoi nourrir les trois femmes Roncenoir à elle seule. Et malgré toute la fierté d'Elina, sa mère, celle-ci est bien heureuse de pouvoir ôter de ses épaules abîmées par son veuvage le poids lourd d'un soutien indéfectible à ses deux filles.
Puis, les gamins, ça apprécie les gamines, ou les femmes qui croient l'être. Ça n'attend que des dents de lait. Un sourire carnassier semble resurgir d'ailleurs sur les lèvres généreuses d'Auxane lorsqu'il fait involontairement le lien avec ses pensées. Sourire qui se transforme en pouffement léger à l'évocation de quelques lapines dont il aurait le secret pour les garder captives plus d'une nuit. Garder captive Auxane plus de quelques heures est un art qu'il n'apprendra pas à manier tout de suite ; elle a la fugue facile. Et grandement facilité par le moindre pas de travers.

« Tu ne devrais pas te montrer trop impatient de voir des dents, l'impatience ça laisse quelques traces. » Et pas que l'impatience. « Dommage, les hommes à cicatrices ça a toujours plus de... chien. »

Elle adore comparer les hommes aux bêtes. Pour une fois, elle laisse le péjoratif de côté pour un air plus espiègle. Elle aussi aime bien les gamins : Valaar parce qu'ils ne demandent rien, Auxane parce qu'ils ont le cran de l'affronter verbalement. Et de croire qu'ils pourront obtenir quelque chose d'elle. Puis une bête au lit, parfois, ça a un quelque chose d'intéressant qu'elle ne saurait négliger, mais elle n'a pas encore promis sa nuit à ce gamin là. Puisque c'est entendu, je viendrai te chercher au coucher du soleil et nous irons chez moi. Entendu, pas totalement. Programmé, sans nul doute. Sa phrase sonnerait presque romantique, mais elle interdit mentalement à Valaar d'en faire la remarque. Elle l'entend qui ronchonne à l'extérieur, mais seuls les tréfonds de son âme perçoivent la supercherie : Valaar ne ronchonne jamais vraiment, mais adore jouer la comédie.
« T'en fais pas, je saurais te pardonner ton adoration pour la gentiane, quand la nuit tombe je sais me montrer clémente. » Une sorte de loup-garou inversé. « Je serais prête, t'en fais pas pour ça. »

Elle laisse les artifices féminins dévoreurs de temps aux autres femmes coquettes. Sa coquetterie s'est évanouie depuis longtemps au profit de quelque chose de plus sauvage, qui n'a pas besoin d'être maquillé. Le seul homme pour lequel elle se prépare volontiers est six pieds sous terre, et ne voit ce miracle se produire qu'une fois par an. Vêtue de blanc, Valaar dit qu'elle ressemble aux anges en marbre qui surplombent les pierres tombales, et qui font peur aux enfants. Encore aujourd'hui elle ne sait pas s'il s'agit d'un compliment.
Ses doigts frêles refont nerveusement le lien de son tablier de cuir, dans le dos, lorsqu'elle sent qu'il se met à glisser, lâche d'une préparation trop hâtive.

*Dis lui d'oublier immédiatement les salutations*
C'est effectivement plus sage. Ses ardeurs brûlantes risqueraient le refroidissement instantané, et pas sûr qu'il veuille revenir dans quelques heures.
« Tu ne le verras pas. » C'est pas ce qu'il a demandé à faire passer comme message. « J'espère que tu cours vite, alors. »
Son visage s'illumine d'un trait de candeur. Elle ressemble à Primrose, son innocence exacerbée à coté de cette grande soeur si austère et froide. Ses joues roses et rebondies qu'Auxane n'a pas s'animent pourtant d'un éclat vif.

Elle l'observe s'éloigner, puis reporte son attention sur le jeune loup, qui a commencé à sortir de sa torpeur. Maintenant que Kendall est parti, elle a pour elle seule la tâche de guider ses trois apprentis, qui fort heureusement sont autonomes. L'un s'évertue pendant des heures à parfaire à la main levée le motif des gravures de la forge sur diverses pièces de métal, le second s'occupe des livraisons qui arrivent, de cuir notamment, pour les confier au troisième qui assemble les pièces afin de former la structure des armures.
Auxane passera plusieurs heures sur une armure aux motifs semblables à des écailles de dragon. Elle en a assemblé la moindre écaille d'argent et d'or jusqu'aux épaules, et n'admire son travail qu'à la lueur du feu de la forge, puisque la nuit est tombée sur la ville, tandis que ses apprentis s'occupent du jeune loup avant qu'elle ne parte.
*Je pensais que son esprit alerte aurait trouvé son nom, en quelques heures*
*J'étais plus concentrée sur l'armure que sur son nom, à vrai dire. D'ailleurs, si tu la voyais : elle brille presque autant que tes écailles*
*Impossible*

Vilain canard touché dans sa prétention.
« C'est bon, vous pouvez y aller. Javier, mets les plaques et l'armure au coffre puis ferme, je m'occupe du feu. A demain. »

Ils ne demandent pas à rester plus longtemps. Éteignant le brasier d'un seau d'eau froide galamment rempli par Valaar qui est revenu dans la ville après s'être dégourdi les ailes, elle le rejoint dehors après avoir quitté son tablier de cuir, qu'elle a remplacé par une épaisse et longue cape de fourrure fine et noire. Le jeune loup au bout d'un harnais de cuir à sa taille, elle hume à pleins poumons l'air glacé de l'extérieur, et observe la rue à peine illuminée par les torches de la ville. Au loin, un combattant veille au calme de la rue Prima qui peu à peu se vide de ses âmes commerçantes jusqu'au petit matin. Ses mains s'enfoncent dans ses poches pour y trouver une paire de gants noirs et délicats, pour éviter de les perdre suite à des engelures. Elle aura besoin de ses mains ce soir, sans doute. Valaar soupire, soulevant dans la rue entière des flocons délicats, qui s'emmêlent dans les cheveux d'Auxane et sur sa cape.
*Je suppose que ma rose n'a pas besoin d'assistance ce soir pour... cueillir de la gentiane ?*
Vil et caustique lézard. Elle sourit.
*Pour une fois que je peux faire de la cueillette au lieu de me faire compter fleurette par le premier abruti venu, je te trouve dur. Est-ce que tu peux passer à la maison prévenir Prim' et ma mère que je rentre tard ce soir ?*
*Tu veux dire tôt demain matin.*

Ses écailles iridescentes brillent à la lueur des flammes éloignées sur les murs de la ville, et rejoint les cieux où la neige commence à tomber, par épais flocons.
« En retard. »
Elle ne s'en étonne pas et ne s'en offusque pas plus.
A travers le mur de flocons en chute, elle reconnait enfin le visage du gamin.
Et se laisse volontiers guider pour ce soir.

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