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 ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus)

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Auxane T. Roncenoir

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MessageSujet: ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus)   ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus) EmptyDim 7 Déc - 16:00

Those days are dying in the dark





« Tu es belle, mon ange. » A travers le reflet du miroir, Auxane lève ses yeux et observe sa mère qui se tient dans l'encadrement de la porte, en retrait. Après un échange de regards interdits, Elina s'approche d'Auxane, et attrape de ses doigts le fermoir du collier que sa fille essayait difficilement d'accrocher. Elle a l'impression de voir une princesse. Elina, d'habitude, elle voit sa fille en armure, le regard froid et le coeur éteint. Une armure à la place du coeur. Mais chaque année, lorsqu'elle se pare de blanc pour honorer la tombe d'Auric, Elina a l'impression que la véritable beauté de sa fille se dévoile enfin. Les épaules habillées d'une dentelle blanche élégante, épaissie en dessous par un tissu chaud, une longue jupe blanche et épaisse aussi, doublée de plusieurs couches de tissus, des bottes de cuir, et ce collier de fines chaînes en argent.

    « Tu feras attention à toi, promis ? »« T'en fais pas, j'ai deux anges gardiens. »

Un duquel elle tient son nom, l'autre avec deux grandes ailes et des crocs de presque 50 centimètres pour dents.
La parure accrochée autour de son cou, Auxane attrape l'épaisse cape de fourrure qui pendait le long de son lit, et la met sur ses épaules. Primrose sort enfin de sa chambre et retrouve sa mère et sa soeur. Cela fait un peu trop de monde dans sa chambre, mais le visage rayonnant de sa petite soeur et de sa mère empêchent la moindre animosité. Sa soeur lui tend enfin les fleurs qu'elle et Elina ont acheté en début d'après-midi chez la fleuriste de la ville, entouré d'un tissu de dentelle blanche également. Un jour blanc, comme dirait Valaar.
Sauf que Valaar, il n'est pas là.
Il connait l'importance d'un tel jour, et a tout fait pour ne pas croiser le chemin d'Auxane. Elle ne sait pas où il est, mais probablement pas loin. Elle n'a pas voulu de sa présence aujourd'hui, et il sait très bien pourquoi.

Le chemin, elle l'a fait seul, sur le dos d'Igno, le bouquet de roses blanches enlacé dans son paquet de dentelle. Le soleil s'est approché de l'Ouest avec lenteur, et a déposé sur la ville une lumière dorée qui fait danser sur la robe noire de l'étalon quelques vagues irisées. Ses sabots ont foulé la neige plus épaisse de l'entrée du cimetière comme un froissement de tissu. Les bruits de la ville, le cliquetis des armures, le crépitement des flammes dans les rues : plus aucun bruit ne semble atteindre le cimetière une fois qu'Auxane y a posé le pied. C'est comme si cet endroit de la ville est exempt des ravages du temps.
Mais pas de ceux du coeur.
Auxane attache Igno non loin d'elle, près d'un vieil olivier mort depuis des dizaines d'années sûrement, et serre le bouquet de roses blanches contre son coeur en s'approchant de la pierre tombale de son père. Auric Eliot Roncenoir. Auprès du nom d'Eliot Mavric Roncenoir. Au dessus de leurs noms, un marteau entouré d'une flamme gravée. « Salut papa. » La voix cassée, le sourire triste, Auxane s'approche de la pierre et dépose le bouquet de roses blanches au pied de celle-ci. Elle se sent toute petite devant cette tombe, les falaises au dessus du cimetière accentuent cette situation comme pour se venger de la grandeur de ce nom. Le ciel assombri d'un coup ne doit rien à la tombée du jour : lorsqu'elle lève ses yeux, elle remarque les grandes ailes que Valaar s'empresse de replier contre ses flancs. « Je croyais t'avoir demandé quelque chose. » Il sait. Et elle en a bien conscience. Le silence en devient presque lourd, et c'est comme si le froid qui ne l'avait pas gênée jusque là agresse maintenant la moindre de ses entrailles. Elle resserre le col de sa cape de fourrure blanche, et s'assoit en tailleur devant la tombe de son père.
Un si grand nom pour de si petites épaules.
Valaar n'est pas d'accord, mais n'ose pas faire part de ses pensées pour le moment à Auxane.
Ce n'est pas le moment.

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Dernière édition par Auxane S. Roncenoir le Mer 10 Déc - 13:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus)   ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus) EmptyDim 7 Déc - 17:36




Quand les années auront passé, on retrouvera sur terre, nos deux cadavres enlacés.
 « Lorsque la mort vient frapper à ta porte ? Qu’est – ce que tu lui dis ? Pas aujourd’hui. Pas aujourd’hui. » Des paroles que Klaus rumine à chaque instant de sa putain de vie. Sa vie qui ne fût qu’un enchaînement de merdes et de péripéties en tout genre. Cette vie qui l’a fait devenir ce qu’il est à présent. Un chasseur de prime au cœur aussi calciné que les corps qu’Ena brûle. Parfois, il a l’impression qu’un goût amer de charbon nait dans sa gorge. Lorsque cette sensation se réveille, c’est quand les premières neiges tombent sur la Terre. C’est quand les températures descendent de plus en plus et que l’eau devient aussi fragile que du cristal. C’est quand la buée du matin se crispe sur les jeunes pousses des arbres.

Aujourd’hui, c’est une date funeste. C’est une journée merdique qui se profile à l’horizon. Le soleil s’est péniblement levé pour sortir ses rayons trop fins pour réchauffer la population. Klaus a ouvert ses yeux et s’est levé en silence pour s’apprêter. Des habits en peau qu’il a eu contre un œuf de dragon qu’il a réussi à voler à un riche d’Ignopolis. Ses habits, Klaus ne les met jamais sauf pour pour aujourd’hui. Aujourd’hui, ce n’est pas un jour comme les autres. Aujourd’hui, c’est la mort qui est célébrée. Machinalement, il prit son fourreau sur son dos et l’attacha grâce à des lanières en cuir. Le tout était réalisé à base de cuir de dragons ainsi que des écailles. Dragon que Klaus a terrassé quelques années avant avec l’aide d’Ena. Ce dernier avait osé franchir les limites de la ville et détruisait tout sur son passage. Avant qu’on ne brûle le corps, Klaus avait lui-même dépecé une partie du corps du dragon sauvage comme matériel de base de la plupart de ses armes et armures. Il se dirigea vers sa salle de bain, où il se regarda enfin dans un miroir. Ses yeux couleur de l’acier battu sous les flammes sondèrent son visage mal rasé. Il passa ses mains sur ses joues où une barbe naissante commençait à apparaître. En un tour de main, il se rasa avec des gestes précis et vifs.

Après s’être passé de l’eau sur son visage, il se drapa en dernier d’une cape sombre et couleur nuit qui a la capacité de résister aux flammes les plus puissantes crachées par les Ignis. Un magnifique présent qu’on lui a offert après avoir réussi une mission plus que périlleuse.

Il sortit enfin, où Ena l’attendait, sans un mot. Ena, elle n’a pas besoin qu’on lui fasse un dessin pour comprendre la souffrance qui hurle dans le cœur de Klaus. Etant très lié, chacun ressentait la peine de l’autre. Elle connait tout de lui, comme Klaus connait la vie d’Ena dans les moindres détails. Chacun à son jardin secret, mais il partage tout, également leurs secrets les plus obscures. La selle de la dragonne était adossée contre le mur de la maison et Klaus la prit sur ses épaules pour finalement la mettre sur le dos de l’Ignis. Sans broncher, elle se laissa seller et elle ne fit aucun commentaire sur l’apparence lugubre de Klaus.

Ils s’envolèrent en silence, se dirigeant droit vers le cimetière. S’éloignant petit à petit du centre – ville, les bruits devinrent plus sourds et le silence reprit ses droits. Délicatement, Ena atterrit en déployant ses ailes et d’un coup, Klaus descendit et marcha. Il marcha durant quelques minutes, dans le froid qui lui mordait le visage. Il sentait la pointe de ses orteils qui devenait de plus en plus glacé. Et finalement, il s’arrêta dans un coin reculé du cimetière. Il se mit en position chevalier – servant, posa ses mains sur son genou droit et ses yeux plongé sur la pierre tombale. Fermant ses yeux, il voulut se recueillir avant qu’une demoiselle face son apparition à plusieurs mètres de lui. Cette dernière parlait doucement, mais cela empêcha Klaus de se concentrer. Il aperçut également l’immense dragon nacré en retrait. Cela faisait des années qu’il n’avait pas vu cette race ici.

« Un pansedefer. Comme quoi, même les femmes peuvent avoir des dragons impressionnants. »

Ena s’avança vers Klaus et lui demanda de la fermer. Après tout, la jeune fille était également là pour se recueillir et prier. Et Klaus ? Klaus, il dit toujours le mot de trop. Klaus il ne réfléchit pas à ce qu’il dit. C’est un petit merdeux qui adore faire du spectacle.



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MessageSujet: Re: ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus)   ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus) EmptyDim 7 Déc - 18:40

Like a cold hand on my shoulder






Un long échange de regards s'est poursuivi entre la forgeronne et son dragon. Entre l'azur glacé des yeux de l'humaine et la nacre opalescente des yeux de Valaar. Elle a rapidement appris à le détester, en fait, c'est l'émotion qui lui est parue la plus naturelle il y a 4 ans lors de la mort de son père. Ce qui a été plus difficile, ça a été de s'apprivoiser, et encore aujourd'hui, on peut ressentir les vestiges d'une ancienne colère, d'une rancoeur sourde. Après avoir soutenu le regard du dragon sans ciller, Auxane baisse à nouveau les yeux sur le marbre glacé de la tombe des Roncenoir, et se relève sans un mot, ses genoux craquant de mécontentement à cause du froid prenant. Tout est si calme, tout est si blanc : on croirait qu'Auxane et Valaar appartiennent à ces lieux, que la blancheur de leur apparence est issue de ce paysage chaotique, entre morbide et féerique. Entre la neige et les morts. Eux, ils ont la chance d'appartenir encore au monde des vivants, et si autrefois Auxane doutait qu'il s'agisse d'une chance, c'était avant d'être liée à tout jamais à Valaar. Elle l'a longtemps détesté, elle a prié pour que tout s'arrête et même revenir en arrière pour ne pas avoir fait ce foutu voeu d'être un jour dragonnière.  La neige devient un peu plus épaisse au fil des minutes, puisque maintenant que le soleil se couche elle ne connait plus d'obstacle à sa grandeur. Auxane doit repousser des flocons trop curieux qui viennent s'accrocher sur le bout de son nez découvert ou givrer doucement ses cils trop longs pour avoir la vue dégagée sur ce qu'il reste de son père. Valaar défroisse légèrement ses ailes, sans oser faire trop de bruit pour ne pas troubler le deuil silencieux d'Auxane, et dépose ses yeux reptiliens sur les alentours, pour enfin remarquer une forme humaine de couleur sombre, qui se fond presque dans la nuit qui tombe. Auxane, quant à elle, est une neige parmi les Neiges. « Un pansedefer. Comme quoi, même les femmes peuvent avoir des dragons impressionnants. » Valaar ne quitte pas un seul instant cet inconnu des yeux, de là-haut où il se trouve, mais s'intéresse plus rapidement à la forme sombre qu'il voit un peu plus loin, immobile et noble. Un autre dragon, encore.

Auxane daigne enfin se retourne face à l'homme, entraînant sa tenue dans un tourbillon blanc mêlé aux flocons. Ses yeux ne tardent pas à tomber sur le visage de l'inconnu, qu'elle a l'impression d'avoir croisé à plusieurs reprises -comme c'est souvent le cas avec presque la totalité de la population de la ville qui est au moins passée une fois dans la rue Prima.
« A femme d'exception, dragon d'exception. » Elle ne l'observe qu'après avoir parlé, de façon plus intense. Valaar s'enorgueillit d'autant de répondant de la part de la jeune femme, mais ne prononce pas le moindre mot, et n'émet pas la moindre menace. Pour le moment, Auxane saura très bien se débrouiller d'elle même avec sa langue piquante. Pour autant, son assurance n'est que feinte, mais la glaciation avancée de la couleur de son iris ne permet pas à n'importe quel interlocuteur de s'en rendre compte. L'aura sombre que dégage cet homme ne la laisse pas indifférente, et sûrement pas dans le bon sens du terme. Elle grince encore des dents à l'idée qu'il puisse suggérer qu'une femme ne mérite pas un dragon comme Valaar, mais finit par sourire après s'être légèrement penchée sur le côté. « Mais vous ne devez pas avoir fréquenté assez de femmes pour vous en assurer. Ou alors pas les bonnes. »

Les griffes de Valaar grattent légèrement la roche de la falaise. Auxane a remarqué que c'est ce qu'il fait souvent lorsqu'il se retient de dire ou de faire quelque chose. La dernière fois qu'il a planté ses immenses griffes dans le sol, c'était pour se retenir de bondir à la gorge d'un fermier qui se plaignait de la lenteur avec laquelle elle était venue le livrer. Et pour ne pas livrer sur un plateau d'argent à cet inconnu sa nervosité, la jeune femme se contente de se redresser et de serrer un peu plus sa cape par-dessus ses épaules.
Comme si une cape pouvait la protéger du monde. Mieux que ses mots, dont elle n'était pas certaine des effets face à cet homme, au regard aussi neutre et froid que le métal d'une lame.

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MessageSujet: Re: ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus)   ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus) EmptyMar 9 Déc - 20:15




Not today, not today.
 Les yeux brûlant de Klaus analysait avec insistance l’épaisse cuirasse opalescente du dragon. La pupille d’une couleur jouant entre le blanc nacré et le bleu éclatant. Ceux – ci étaient si transparents que le viking est persuadé qu’il aurait pu s’y perdre. Ena, elle reste en retrait. Légèrement irritée de voir un dragon plus impressionnant qu’elle, elle ramène ses ailes vers son ventre produisant un bruit furtif et sec.

Mercenaire, chasseur de dragons, chasseur de prime, combattant … Tellement de nom pour définir le blond, qui décida de s’accroupir pour observer parfaitement le spécimen qu’il a sous les yeux. Il n’est pas facile d’impressionner Klaus, et pourtant, à cet instant, il l’était. Les genoux, à quelques centimètres de la poudreuse et le regard fixe sur le pansedefer au lieu de s’attarder sur la beauté glaciale de l’inconnue drapée. Déposé sur ses épaules, un manteau de fourrure blanc. En dessous, on pouvait deviner une robe sombre de même couleur cousue dans une dentelle la plus fine qui soit. Et autour de son coup délicat, une parure qui dont quelques étincelles attirèrent l’œil du chasseur de prime qui se releva pour enfin, poser son regard sur la silhouette féminine.


    « Je ne lui fais pas confiance. »
    « T’as juste la haine que je suis tombé amoureux de son dragon. »
    « Connard. »


Les conversations mentales entre Klaus et Ena sont plus que nombreuses. D’une nature associable envers la population, le grand blond n’a pas beaucoup d’amis et il s’en porte très bien. Préférant largement la compagnie de son dragon. Surtout qu’eux deux, ils se connaissent depuis tellement d’années. Eux deux, ils ont partagé tellement de secrets aussi sombres que le cœur en cendre d’un cadavre brûlé. Ils ont la même vision, ils ont les mêmes principes douteux et ils se sont sauvé l’un l’autre. Klaus porte le fardeau de son dragon, et Ena porte la croix de son dragonnier. Une relation aussi fusionnelle que dangereuse. Quiconque ose toucher au duo se fera tuer sur le champ.

A femme d'exception, dragon d'exception. Mais vous ne devez pas avoir fréquenté assez de femmes pour vous en assurer. Ou alors pas les bonnes. Ena souffla bruyamment en levant ses yeux jaunes vers le ciel cotonneux. Elle partageait le même avis que la demoiselle.


    « Finalement, je l’aime bien ! »


Elle, qui n’arrête pas de dire à Klaus que ses fréquentations féminines laissent à désirer. Souvent des filles de joies ou encore des femmes de petites vertus et qui n’ont aucunement la prestance de la femme que Klaus a sous les yeux. Alors, la réponse cinglante de l’inconnue le fit sourire et illumina quelques instants son visage rude.

« J’ai fréquenté assez de femmes pour vous dire qu’elle ne vous ressemble aucunement. » Ces femmes qui supplie pour qu’on leur fasse l’amour, ces femmes qui vous supplient avec leurs grands yeux noirs. Ces femmes qui ne sont que des objets qu’on rend après les avoir cassé. « Je pensais que les pansedefer avaient entièrement disparu. Comme quoi, même les meilleurs se trompent. » Restant à une distance correcte, Klaus remit en place le col de son habit en peau. Quelques flocons vinrent s’y accrocher créant une petite pellicule blanchâtre. « Mais après tout, pour une Roncenoir, un dragon blanc, c’est logique. »

Klaus, il est observateur et il connaît la population sur le bout de ses doigts. Etant chasseur de prime, il se doit de connaître l’emplacement de chaque habitant d’Ignopolis ainsi que leur nom. Mais, elle. Elle, la déjà aperçue derrière les hauts fourneaux de l’armurerie de la ville. De ses mains, il l’a vu confectionné des armures en écaille de dragons ainsi que des pièces uniques. Elle, … Elle, ce n’est pas une fille comme les autres. Elle, elle manie aussi bien le feu que le fer.




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MessageSujet: Re: ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus)   ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus) EmptyMar 9 Déc - 23:18

she wolf






D'ordinaire, elle parvient à lire dans le regard de n'importe quelle personne qui lui fait face : homme, enfant, femme, menteur, vieillard. Sauf que cet homme a les yeux aussi expressifs que la lame des épées qu'elle forge à longueur de journée. Et elle est même sûre que ses épées ont plus d'expression que son regard. Valaar ne se prive pas de lui faire remarquer qu'elle manque sans doute un peu de pratique, et que d'avoir fréquenté l'espèce humaine pendant près de 25 ans n'est qu'une goutte d'eau dans un vase. Lui, l'espèce humaine, il la connait depuis plusieurs décennies déjà, sans que lui même ne parviennent à se donner un âge. Il sait simplement qu'il était censé vivre plus longtemps qu'elle jusqu'à ce qu'elle lui soit liée.

Plusieurs scénarios s'étaient élaborés dans son esprit avant qu'il ne lui réponde. Juste après qu'elle lui ait répondu de façon aussi piquante, en fait. D'ailleurs, Valaar semble remarquer que la dragonne, restée en retrait, fait preuve d'un peu moins de réticence à leur présence suite aux mots d'Auxane. Les dragons ont toujours été fins appréciateurs de débats et de discours pointus. Les meilleurs préfèrent lorsqu'ils sont tranchants. Auxane a croisé ses bras sous son épaisse cape de fourrure tandis que l'inconnu préférait attribuer toute son attention à Valaar. C'est qu'elle allait finir par être jalouse, la petite. Du moins, jusqu'à ce qu'il se décide enfin à lui faire face, et déverser de sa langue des mots aussi froids que son regard.
Sauf que chez Auxane, la froideur a quelque chose de rassurant.
Elle a toujours su que c'était l'artifice le plus utilisé chez l'espèce humaine pour cacher ses fêlures. Dès qu'on a saisi le sens d'un réticence sociale, on comprend l'Humain. « J’ai fréquenté assez de femmes pour vous dire qu’elle ne vous ressemble aucunement. » Il balance à la fois un compliment, et de quoi flatter son propre ego. Fort, il est très fort. Valaar et la forgeronne s'accordent immédiatement sur ce point.

« Oh, tiens donc.. »
Le coin de ses lèvres se soulève très discrètement en un sourire coquin. Qu'il soit un homme à femmes ne l'étonne même pas : les hommes avec du charisme ont toujours su s'attirer les faveurs féminines. Les faveurs d'Auxane sont un cran plus au-dessus. C'est un niveau auquel peu d'hommes s'essaient, à vrai dire, trop vite découragés.
« Je pensais que les pansedefer avaient entièrement disparu. Comme quoi, même les meilleurs se trompent. » Les yeux de la jeune femme se rivent de nouveau sur Valaar, toujours perché au dessus d'eux, mais avec sa carcasse si immense est blanche qu'il semble pouvoir recouvrir l'intégralité des lieux de ses seules ailes. Il semble finalement être adepte de l'auto-flatterie. Elle en sourit à nouveau : il lui fait un peu penser à Valaar. La subtilité en moins.
« Ils sont relativement rares à débusquer. Surtout en adorateurs de l'hiver. » D'après ce qu'elle avait pu comprendre des rares enseignements dispensés en ville sur les dragons, les pansdefer préféraient largement manier les flammes plutôt que l'eau ou la glace. Le choix de Valaar reste un mystère, d'autant plus qu'il n'a jamais répondu à ses questions concernant ses capacités. Mais lorsqu'elle le voit nager dans les eaux profonds de l'océan en bas de falaises ou qu'il s'entoure de neige durant une tempête, elle n'a aucune doute sur ce choix. « Mais après tout, pour une Roncenoir, un dragon blanc, c’est logique. » A ces mots, Auxane bloque totalement. Elle observe le bouquet qu'elle a déposé sur la tombe de son père, le nom en lettrines d'or qui y est gravé, puis à nouveau cet homme. Elle s'étonne toujours, même après 25 ans, de la popularité de ce nom, toujours associé au métal flamboyant des épées de la grande majorité des habitants de la ville. Le sceau de la rose blanche gravé sur chaque épée, et remplacé depuis 4 ans par le dragon tenant cette même rose.
Un détail qu'elle s'obstine à conserver.
Tout comme elle s'obstine à garder sa contenance malgré la surprise.
« Logique ? Qu'est-ce que vous trouvez de si blanc, chez les Roncenoir ? »
*Ta tenue, pour commencer. La couleur de ta peau, les...* *Ta gueule*. Valaar claque sa queue contre la roche pour étouffer son léger grognement, semblable à un rire retenu. Dans le même geste, une légère vague de neige, au lieu de chuter silencieusement au sol, se retourne contre Auxane et siffle contre son visage. En glissant dans ses mèches blondes une pluie de flocons collants.

Puis, d'un coup, c'est comme si Auxane se liquéfiait sur place.
« Et si on en discutait ailleurs ? Je n'aime pas déranger les morts. » Ils ont eu assez de soucis de leur vivant pour que les mortels leur en rajoutent une fois qu'ils ont atteint la paix. Et surtout son père, qu'elle ne voudrait déranger pour un sou. Auxane n'est pas croyante, mais elle craint son père au delà des morts. Surtout qu'un Roncenoir en colère n'est pas bien agréable à voir (ni à entendre). Elle se rappelle encore de la gueulante qu'Auric a poussée lorsqu'il a appris qu'on volait dans son propre coffre fort.
Et lorsqu'elle aussi pousse les siennes.
Il parait qu'on l'entend dans toute la rue Prima.
Pour inciter l'homme à quitter les lieux également, elle poursuit de façon un peu plus taquine.
« Je préfère déranger les vivants. »

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MessageSujet: Re: ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus)   ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus) EmptySam 13 Déc - 16:05




A travers l'ombre, jusqu'à la fin de la nuit.

 L’hiver glace les cœurs en même temps que les muscles. Le cœur ralentit, la respiration devient plus sifflante et presque inexistante. La circulation sanguine diminue et le sang devient une pâte lourde et sans vie. On se bat contre la mort, on se bat contre notre destin. Et pourtant, les portes du paradis nous acceuillent dans un chant scintillant et des chérubins nus. La vie, on s’y accroche et on se bat pour elle. Continuellement, à jamais. C’est le plus beau cadeau que l’on puisse faire aux morts.

Klaus, lui il ne connaît pas grand-chose sur la manière d’aborder un sujet de conversation ou se montrer délicat. Klaus, c’est un homme sentimentalement atteint qui ne veut plus ressentir de douleur. Plus jamais il a envie de souffrir à s’en arracher la peau des bras, à en hurler des nuits entières et à s’en crever les yeux. Klaus, quand il aime, il aime à mourir.
Contrairement à la Roncenoir qui, de son port – princier, le jaugeait du regard, Klaus avait toujours ses iris bleu métal planté dans la cuirasse opalescente du dragon. Impressionné, il aurait donné n’importe quoi pour ramener une tête de pansedefer. Une tête de cette envergure et de cette classe aurait été parfaite sous sa tente. Remarque qu’il garda pour lui. Il n’était peut – être pas habitué aux mondanités, mais le viking savait faire la différence entre arrogance et ne pas tenir à sa vie.


    « J’ai faillis en tuer un, il y a quelques années. »


Alors qu’il était encore un fugitif, un pansedefer femelle croisa sa route. La bataille fût rude et Klaus dû se rendre à l’évidence ; il allait mourir. Heureusement que Ena est arrivée pour lui sauver la vie. Son dos est la preuve qu’il a fallit passer l’arme à gauche ; une énorme brûlure descend de son coup vers le bas de ses reins. Lorsqu’il l’aperçoit dans un miroir, il se rappelle constamment que la vie est un bien précieux. Et qu’un jour, lorsqu’il sera vieux et mourant, il la rejoindra.  Un jour peut – être.

    «  Mais ils sont coriaces. »


La Roncenoir croisa ses bras sur sa poitrine, sous l’épaisse fourure qu’elle portait sur ses épaules. Une beauté froide. Un visage fragile renfermant une âme en peine et aussi coupante qu’une dent de dragon.

    « Acceptez un compliment au lieu de faire l’offusquée et la sainte – nitouche. »


Ena qui était restée en retrait jusqu’à maintenant, se mouva en silence jusqu’à ce retrouver au côté de son dragonier. La main de Klaus glissa pour rejoindre la peau rocailleuse de la dragonne. La Roncenoir proposa enfin de s’éclipser et de laisser les morts en paix. Acquiesant, Klaus se retourna néanmois pour embrasser sa main et la poser sur la pierre tombale en face de lui.

    « Jag älskar dig, min kärlek. »


Il se releva et repositionna correctement son épée ainsi que les cuirasses qu’il portait. S’avançant vers la demoiselle, il ne put s’empêcher.

    « Parce que eux, au moins, ils vous répondent ? » demanda – t – il en haussant les sourcils tandis qu’un léger sourir étira ses lèvres.




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MessageSujet: Re: ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus)   ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus) EmptyDim 14 Déc - 11:27

freeze my heart






S'il comptait faire de Valaar un allié, l'homme venait de faire un demi-tour royal. Sans même avoir à regarder Valaar, elle sent le regard perçant du dragon se poser sur l'homme comme si ses yeux étaient deux poignards qu'il aurait rêvé de voir se matérialiser. Il y a d'autres vérités qui se cachent derrière la sienne : chasser des dragons, c'est le rêve de pas mal d'enfants. Même si elle n'était pas scolarisée, Auxane avait eu quelques camarades à l'époque, et tous les garçons de son âge brandissaient des épées en bois (ou les vraies épées de leurs parents pour certains) et voulaient être les premiers à être un chasseur de dragon lorsqu'il s'agissait de jouer dans un parc.
Des êtres plus discrets, eux, se contentaient de regarder les Aurores avec une admiration non-dissimulée -ou mal-, et préféraient imaginer être liés à tout jamais avec un dragon plutôt que de les chasser. Même si parfois cela relevait de la nécessité : le jour de sa rencontre avec Valaar et donc le jour de la mort d'Auric, dieu sait combien elle avait rêvé, les jours suivants, avoir chassé Valaar et ne pas avoir perdu son père. Tout était arrivé trop vite, trop tôt. Au mauvais moment, au mauvais endroit.
Alors qu'elle se contente de sourire distraitement en imaginant les éclairs dans les yeux opalescents du dragon, elle penche légèrement la tête sur le coté lorsque l'homme continue sa phrase. Un léger tic amusé prend possession de son visage, et créé deux fossettes près de ses lèvres.

« Un duel avec un Pansdefer se résout toujours par la mort. Elle marque une pause, sourit de plus belle. Et en général, pas la sienne. »
Elle le fixe intensément, l'air de le mettre au défi de dire le contraire. Il avait du y laisser des plumes, et sans la moindre gêne, elle s'imagine quelques cicatrices parcourant son dos, la trame de ses muscles, ou ses bras. Typiquement le genre d'idée qui agace Valaar, et ce dernier lui fait bien comprendre mentalement, déjà tendu par la présence de l'homme qu'il n'apprécie que très peu. Tout en sachant qu'il n'apprécie pas grand monde, à vrai dire. C'est pour cette raison qu'il ignore superbement l'homme pour déposer ses yeux laiteux sur la silhouette sombre un peu plus loin, dont il observe les pointes osseuses autour de son crâne. Mais il ne peut s'empêcher de tiquer pour Auxane à la pique suivante de cet homme. « Acceptez un compliment au lieu de faire l’offusquée et la sainte–nitouche. » D'abord décontenancée, Auxane pouffe, puis lui offre une mine déconfite. Sérieusement ?

« Je ne vois pas en quoi c'est un compliment. Si vous en faites, faites les bien au moins, que je puisse réagir en conséquence. »
Bien rattrapé, la petite.
D'ailleurs, elle a presque envie de partir comme ça, avec un air princier flanqué sur son visage de porcelaine, histoire de couper court à cette conversation. Sauf à un détail près : c'est elle qui a proposé de poursuivre la conversation ailleurs, ce qui inclue de ne pas pouvoir faire une sortie théâtrale sur cette réplique. Soit. Elle décide quand même de bouger, emportant avec elle les couches épaisses et immaculées de sa tenue, ainsi que l'épaisse cape de fourrure qui lui tient chaud malgré la neige tombante. En passant devant lui, elle se permet un regard brûlant à son égard malgré les recommandations mentales et réticences de Valaar, qui reste sur son promontoire rocheux quelques instants encore, sans se priver de surveiller les moindres faits et gestes de cet homme. Il le sent bien du genre à avoir un poignard dans sa manche. Ou des mensonges plein la bouche pour obtenir d'Auxane ce qu'il veut.
Une poignée de secondes, sa curiosité l'emporte sur sa véhémence lorsque l'inconnu prononce des mots dans un dialecte incompréhensible face à une tombe dont il ignore le nom. Les hommes qui honorent les morts ont eux-mêmes quelque chose d'honorable, il l'a toujours répété à Auxane -et malheureusement ne peut que le constater à l'égard de cet homme. « Parce que eux, au moins, ils vous répondent ? » Elle qui avait fait quelques pas en avance s'arrête pour l'attendre, et sans se retourner, lui jette un regard par-dessus son épaule recouverte de fourrure cendrée.
Comme son coeur.

« Peut-être un peu trop, d'ailleurs... »
Ses mots sont on-ne-peut plus francs et sérieux à son égard, mais s'il est attentif, il pourra saisir à travers les flocons l'étincelle espiègle dans son regard. C'est le problème avec Auxane : entre ses mots et ses gestes, on ne sait jamais vraiment quoi penser. Même Valaar parfois ne sait pas sur quel pied danser, alors qu'il a un accès direct à ses pensées les plus intimes, les plus profondes.
« Mais c'est vrai qu'il y a pas mal de désavantages avec les morts. »
Elle ne rajoute rien qui puisse la compromettre, mais le regard qu'elle lui adresse vaut toutes les réponses du monde -une pointe de sous-entendu en plus. La mort, mieux vaut-il l'accueillir comme une vieille amie que comme un fléau. C'est plus facile à vivre, et depuis qu'elle s'essaie à cette pensée, elle n'a plus l'impression de vivre avec une épée de Damoclès au dessus de la tête. Une liberté illusoire dans laquelle elle se complaît.
Tout comme dans les petits jeux interdits et implicites qu'elle balance par des mots.
Jusqu'à ce qu'un jour, elle en prenne la mesure.

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MessageSujet: Re: ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus)   ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus) EmptyVen 26 Déc - 12:40




Brumes et nuages
noyés dans l'obscurité

La beauté froide manie les mots avec un sens de la répartie si poétique que ses piques sont presque aussi douces et lisses que la poudreuse. De ses yeux étincelant se reflète la lumière blanchâtre du jour où ses pupilles ensorcelantes vous emprisonnent pour le moindre faux pas. Ses mains glissent sur l’épaisse fourrure, des mains élégantes et fines qui attrapent avec ferveur les extrémités de son manteau pour le remettre correctement sur ses épaules. Silencieux, Klaus observe les moindres faits et gestes de la Roncenoir. Blanche à en faire pâlir la lune, délicate à en briser une plume. Comment arrivait – elle à façonner des épées faites d’acier et des armures cuivre si épaisses et robustes ? Une question que le scandinave garda dans un coin de son esprit.

Un duel avec un Pansdefer se résout toujours par la mort. Et en général, pas la sienne. La demoiselle marquait un point. Lorsque Klaus s’est retrouvé nez à nez avec une femelle pansedefer a vu sa vie défiler devant ses yeux. Malgré la force et la rage de l’humain, le dragon sauvage arrivait constamment à éviter ses attaques et il réussit à brûler le dragonnier au niveau du dos. Péniblement, il s’est traîné de force vers une grotte pour sauver sa vie misérable et c’est là qu’Ena est arrivée. Plus petite, plus fine et pourtant robuste avec une force de vaincre hors norme. Elle réussit à repousser le pansedefer durant quelques instants, assez pour reprendre Klaus et l’emmener à un centre de soins.

Ena commença à grogner et à étirer ses ailes pour montrer à son dragonnier qu’elle s’ennuyait fermement. Elle qui adore être au centre de l’attention est mise sur le côté depuis le début de la conversation. Ce qui la mettait hors d’elle et d’ailleurs, de la fumée commençait tout doucement à sortir de ses narines.

    Tu vas cuire si tu continues.
    Arrête de faire le joli-cœur, on se casse.

Son attention revint sur la demoiselle qui n’avait pas la langue dans sa poche. Il faut dire qu’il l’avait bien cherché celle – là. « Vous êtes aussi sympathique que les pansedefer à ce que je vois. » déclara – t – il alors qu’Ena venait de se mettre à sa hauteur. « Et vous avez leur beauté froide. » Et avant qu’elle ne réplique, il continua. « Pour votre information, ceci est un compliment. » La mine renfrognée de son dragon lui fit comprendre qu’il allait trop loin. D’ailleurs, la queue du dragon s’abattit brutalement sur une des épaules du combattant. La lourdeur du membre (sisi coquine) était telle que Klaus bascula et faillit tomber à la renverse dans la neige.

    Au moins ça calmera tes ardeurs !


Pendant ce remue – ménage, la Roncenoir avait débuté sa promenade en quête d’un endroit un peu plus chaleureux pour continuer leur conversation. Se mettant en route, Klaus la rattrapa facilement. Avec ses un mètre nonante et quelques, il toisait la demoiselle et, sur son visage un sourire de satisfaction. « Où m’emmenez – vous alors ? » demanda – t – il en gardant ses yeux planté dans l’horizon. On apercevait au loin la rue Prima et les voix des commerçant, on sentait l’odeur du pain frais et du thé chaud. Dans le ciel s’élevait les fumées des cheminées des cafés et de la forge des Roncenoir. « Vous avez tort, les morts ont tellement plus à offrir que les vivants. » Ses pensées se dirigèrent vers Incha dont le corps repose sur une terre inconnue entourée de montagnes. Encore éperdument amoureux de sa dulcinée perdue, lorsqu’il s’est installé à Ignopolis, il a décidé de lui construire une pierre tombale pour lui rendre hommage. Et ainsi, il la constamment près d’elle. Klaus, il n’aime pas vraiment la compagnie d’autrui sauf quand celle – ci est intéressante. Klaus, il préfère la compagnie de filles de petites vertus qui partagent son lit durant un temps limité. Klaus, c’est un peu l’ermite mal léché.



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MessageSujet: Re: ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus)   ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus) EmptyVen 26 Déc - 19:58


Décidément, c'est le deuxième homme en moins d'un mois qui ne fuie pas sous la rudesse de ses piques et la froideur de son apparence. Il va falloir qu'elle mette les bouchées doubles si à l'avenir elle veut facilement se débarrasser d'un homme ; ou alors c'est que l'éternel hiver qui s'est abattu sur Terre a rendu les hommes plus résistants et robustes. Les cœurs se sont frigorifiés, mais les échanges sont plus brûlants, pour le plus grand plaisir de Valaar qui trouvait les conversations humaines d'un ennui terrible. C'était avant de rencontrer Auxane : Auxane et sa langue fourchue, Auxane et son langage brut, Auxane et son aversion enflammée envers les hommes (et envers l'Humanité). Jusqu'à elle, il n'avait pas connu d'être humain qui soit aussi désolé et désabusé par les exactions de sa propre race. Il n'avait jamais croisé d'être vivant aussi méprisant de sa propre espèce au point de préférer l'Animal à l'Homme, de se retirer le plus souvent possible de la ville plutôt que de rester enfermée entre 4 murs. Auxane, c'est un électron libre, un aigle noir que rien ni personne n'a encore été capable de la retenir à terre. Valaar ne lui confie pas ses pensées lorsqu'il conclue mentalement qu'Auxane n'aurait pas pu mieux être liée : un dragon lui correspond tellement. Le brûlant de sa flamme, la force sulfureuse qui gronde en elle et le tonnerre dans ses yeux clairs. Auxane la dragonne.
Quoi que les dragonnes peuvent aussi être chiantes.
Les yeux lactescents de Valaar se déposent sur la dragonne non loin d'eux, aux écailles d'un noir parfait, ne reflétant pas la moindre lumière, comme si ses écailles absorbaient la moindre forme d'éclat.
Du noir, rien que de la noirceur et le néant. Tout son contraire, lui à qui la pâleur irisée fait jalouser terriblement les flocons des premières neiges. Pour autant, si elle semblait décidée à manifester son impatience, le dragonnier ne semblait pas être du même avis, trop fasciné par son Auxane pour lui tourner le dos si facilement. Il a dû deviner qu'on ne tourne pas le dos à Auxane sans craindre qu'elle y plante un couteau. « Vous êtes aussi sympathique que les pansedefer à ce que je vois. » Elle lui sourit, de ces sourires aux dents blanches que dévoilent parfois les loups. Elle est louve, et pourtant parfois se veut chatte. « Et vous avez leur beauté froide. Pour votre information, ceci est un compliment. »

*Il se défend plutôt bien*
*Il sauve sa peau*


Vilaine féline.
En même temps, les hommes essaient tous de sauver leur peau une fois qu'ils ont planté malencontreusement leur doigt sur une des épines de la forgeronne.
« Et si j'étais tombée sur un Ignis, vous m'auriez qualifiée de ...? Beauté brûlante ? Agréable comme le souffre d'un volcan ? »
Moqueuse et insupportablement taquine.
Versatile.
Au rire éclatant contre les parois rocheuses entourant le cimetière lorsque la dragonne assène un coup de queue sur l'épaule de l'homme. Il faut sûrement du courge (ou du culot) pour affronter l'homme qui la dépasse de plus d'une tête. Et encore plus pour le supporter à longueur de journée.
Elle a un aperçu en quelques minutes.

« Où m’emmenez – vous alors ? »
Où elle l'emmène ? Loin de la tombe de son père, pour laisser leur tranquillité aux morts. Loin d'un lieu de culte pour apaiser son propre esprit et avoir plus la tête à l'emmerder verbalement. C'est plus facile lorsqu'elle n'a pas ses souvenirs troublés par la mort de son père.
« En Enfer... » Adopter une voix maléfique et perfide n'aura pas été la chose la plus simple. Elle se racle la gorge, et reprend plus sérieusement. « J'vous emmène nulle part, j'vous ramène à la sortie comme un sage garçon, vous auriez pas le culot de me supporter plus longtemps. »
Oh si, il l'a, le culot.
Bien assez pour le plaisir de la contredire et rester un peu plus longtemps. Juste assez de temps pour voir son visage déjà clair pâlir d'avantage à sa phrase. « Vous avez tort, les morts ont tellement plus à offrir que les vivants. » Dans ses yeux, si elle avait le malheur de poser le regard vers lui, il pourrait saisir un orage que toutes les tempêtes des hivers sur terre ne sauraient égaler. Dans sa gorge, le poison mielleux de la rancoeur s'écoule lentement jusqu'à lui assécher la gorge et lui brûler les poumons.
A moins que ce soit l'air froid.

« Si on aime le silence et la solitude, bien sûr. Ils ne laissent que les souvenirs, et on n'avance pas avec des souvenirs. Je laisse aux faibles le loisir de se complaire dans leur passé en espérant qu'une tombe changera leur avenir. »
Mentalement, Valaar met le hola, en insinuant qu'elle y va quand même un peu fort. Chacun porte sa croix, et vu son gabarit ce gaillard là doit en tenir une sacrément grande (et lourde). Le regard d'Auxane s'échappe donc un peu dès qu'ils approchent de la sortie du cimetière, prétextant silencieusement devoir se poser sur les escaliers de marbre qui redescendent à la ville.
« Je pensais que vous auriez fui bien avant d'arriver à la sortie du cimetière. Je vous donnais, quoi, pas plus de cinq mètres avant de ne plus me supporter. »

Le sourire n'est plus carnassier.
Peut-être appréciateur, puisque toute trace de belligérance a disparu.
Happé par l'épaisseur des flocons qui chutent mollement sur le sol déjà recouvert.

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MessageSujet: Re: ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus)   ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus) EmptySam 27 Déc - 13:08



I see darkness in you
Et si j'étais tombée sur un Ignis, vous m'auriez qualifiée de ...? Beauté brûlante ? Agréable comme le souffre d'un volcan ? Levant les yeux vers le ciel, Klaus se mordit la joue et s’empêcha de l’envoyer promener. D’ailleurs pourquoi diable se retenait – il ? Ena, furieuse que son dragonnier n’envoie pas la petite écervelée sur les roses et leurs piques empoisonnées. Restant en retrait, elle ne supporte pas l’idée de partager Klaus avec un autre humain. Mais le pire, c’est lorsque la vipère aux allures de colombe prononça les mots Ignis. Était – ce pour provoquer la dragonne ou bien était – elle bête à ce point pour la pousser à bout ? Grognant, Klaus lui fit un signe de la main pour qu’elle se calme. Cette dernière tapa furieusement le sol gelé pour montrer son mécontentement et espérait, secrètement, faire tomber la petite écervelée dans la neige fondue.
« Vous voyez, vous êtes incapable d’apprécier un compliment. » Peut – être que la beauté froide n’a pas le loisir de se délecter du goût sucré des compliments pour la simple et bonne raison, qu’on ne lui en fait jamais. Non, bien sûre que non. Tout homme normalement constitué est obligé de se languir de ce visage angélique aux facettes glacées. « De toute manière, vous votre horrible caractère coincée du cul, un Ignis ne vous aurait jamais accepté. Au lieu d’être lié à vous, je pense qu’il vous aurait brulé sur place. » Tournant la tête vers Ena, celui – ci lui fit un clin d’œil et cette dernière acquiesça en silence.


Tout doucement, ils s’éloignaient du cimetière et de son atmosphère fantomatique. Une légère brume s’éleva pour recouvrir les pierres tombales et les arbres morts dont les branches enchevêtrés refléte à merveille la douleur des pauvres âmes qui viennent poser des fleurs. Klaus, ce n’est pas le genre à vivre dans le passé. Jamais il ne se plaint de la disparition d’Incha ou ne pleure dans ses draps. Lui, il rêve d’elle comme si elle était encore présente à ses côtés. Lui, il rêve qu’il peut encore lui caresser le creux des reins et la couvrir de baisers et de l’embrasser jusqu’à la prendre toute entière. Voilà pourquoi il ne veut que des femmes aux allures fades, il s’imagine en compagnie de l’amour de sa vie. Alors, quand la louve blanche commença à lui voler dans les plumes, il ne répondit rien. Respirant calmement l’air froid tout en appréciant sa sensation piquante dans ses poumons et dans sa gorge. « Dixit la fille qui rend visite à son père défunt. Et vous osez dire que vivre avec des souvenirs on n’avance pas ? ». Ce sont les souvenirs d’Incha qui lui permettent de ne pas perdre pied, ce sont les souvenirs de sa voix et de sa peau qui lui permettent de se dire ; un jour, je te rejoindrai. Mais pas aujourd’hui. Pas aujourd’hui.

« Pour votre gouverne, nous sommes déjà en Enfer. Et ne me sous – estimez pas ma capacité à supporter les filles hautaines et présomptueuses. J’en ai maté des plus sauvages. ». Ils se retrouvèrent finalement dans la rue Prima et son joyeux bordel. Les gens qui hurlent et qui courent partout avec des paquets entre les doigts glacés. Des mendiants suppliant les passants de leur offrir un bout de pain. Les demoiselles ornées de toilettes de fourrures brillantes et soyeuses pouffant à la vie de Klaus, qui accueillit leurs rires avec un sourire charmant. « Un verre arrivera peut – être à vous réchauffer l’organe qui vous sert de cœur. » Là, c’est l’hôpital qui se fout de la charité. D’ailleurs, Ena ne lui manqua pas de lui rappeler que franchement, Klaus n’est pas du genre à faire dans le sentimentalisme. Sur leur droite, se trouvait une taverne et il en ouvrit la porte en invitant la Roncenoir. « Si madame veut bien se donner la peine. » D’un seul regard, il fit comprendre à Ena d’aller se dégourdir les ailes. Répondant par un grognement, cette derrière déploya ses ailes. Sans un seul regard pour la demoiselle et pour le pansedefer, elle prit son envol.



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MessageSujet: Re: ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus)   ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus) EmptyDim 28 Déc - 13:06


C'est lorsqu'il capte le regard fulminant de la dragonne couleur charbon que Valaar se tend plus que d'ordinaire, le corps alerte et le regard vif. Son observation se fait longue, le dragon de glace a le regard éloquent lorsqu'on provoque ou qu'on envisage de mettre en danger la vie d'Auxane (personne n'est assez fou pour mettre en danger celle du dragon). Autour de son corps iridescent, une drôle d'aura étincelante pare son corps de lumière : c'est la poudreuse, transformée en air gelé, qui frôle les écailles tranchantes de son corps. La neige est la matière, son corps le transformateur : un geste déplacé et le feu incandescent qui consume l'âme de la dragonne sera éteint par la fureur d'une vague froide. Cette petite a l'air aussi écervelée que son grand dadet de bipède qui provoque de sa langue de vipère sa douce Auxane. « Vous voyez, vous êtes incapable d’apprécier un compliment. » Elle est stupéfaite. Conquise. Mais jamais amadouée par le franc parler d'un homme aussi charmant soit-il -bien qu'elle n'ait jusque là jamais eu de faible particulier pour les hommes ressemblant à des vikings. « De toute manière, vous votre horrible caractère coincée du cul, un Ignis ne vous aurait jamais accepté. Au lieu d’être lié à vous, je pense qu’il vous aurait brûlée sur place. »
Elle n'a même pas le temps de répondre qu'il essaie de la clouer sur place. Mimant la stupéfaction, elle écarquille grand ses yeux d'azur, et éclate de rire l'instant suivant.
Ça lui fait penser à une réflexion qu'un -charmant- garçon lui avait indirectement adressé lorsqu'il faisait référence à l'espère de Valaar. Le feu du duo, ça ne peut être que vous. Il n'avait peut-être pas tord.
Car ce n'est pas l'océan glacial qui se dessine dans les yeux pourtant clairs d'Auxane, mais une flamme dévorante, un brasier à la hauteur de l'insolence de son interlocuteur.
« Mais c'est que vous savez parler aux femmes... » ironise-t-elle en relevant légèrement le menton pour l'observer droit dans les yeux. Ni le chaud ni le froid n'ont su faire balancer le coeur de la jeune femme. « Fort heureusement pour moi, je suis tombée sur une espèce moins impulsive et arrogante qu'un Ignis. »
Il voulait la piquer, la rose de ses épines répond.
*Dis, ma petite rose...*
*Mon doux mon tendre roi des Glaces, toi non plus tu ne sais pas accepter un compliment*
*C'est bien pour cette raison que nous formons une paire, n'est-ce pas?*


Soit.
Pas assez pour calmer les ardeurs de ce garçon, mais son esprit aussi affûté que sa langue est pour la Roncenoir une distraction qu'elle ne peut négliger. D'autant qu'il lui parait plus facile ainsi de terminer la journée sur autre chose que l'anniversaire morbide du décès de son paternel. « Dixit la fille qui rend visite à son père défunt. Et vous osez dire que vivre avec des souvenirs on n’avance pas ? »
« Ce n'est pas une visite comme les autres. Mais vous aimez trop les suppositions hâtives pour vous en douter, n'est-ce pas ? »
C'est un sombre anniversaire.
Noir comme son coeur.
Gelé comme la mort qu'Auric a connue.
Au moins, le froid anesthésie la douleur, et Auxane se console partiellement en imaginant qu'Auric n'a pas eu mal, seulement froid. A moins que les pensées de Valaar empreintes de culpabilité n'aient coulé comme du poison dans son propre esprit.
« Pour votre gouverne, nous sommes déjà en Enfer. Et ne sous–estimez pas ma capacité à supporter les filles hautaines et présomptueuses. J’en ai maté des plus sauvages. »
Elle en doute.
Elle n'a pas l'audace de le lui faire comprendre, mais en doute fortement.
Les femmes qui jouent les sauvages, elle n'en doute pas, beaucoup s'amusent à ce petit rôle parce que les hommes y sont plus sensibles, se méprennent dans l'impression d'attraper un électron libre, même pour un soir, ce qui gonfle considérablement leur ego. Les vraies sauvages, elles, ne laissent attraper que le parfum indélébile d'une rencontre tronquée, tuée dans l'oeuf, au parfum délicieux d'un "tu n'auras jamais".

Ses pas descendant les escaliers en charmante compagnie les mènent jusqu'aux rues illuminées d'or et aux pavés glissants. Sa charmante carcasse blanche s'écoule en une cascade de fourrure aux cotés de son garde du corps aux deux têtes de plus qu'elle. « Un verre arrivera peut–être à vous réchauffer l’organe qui vous sert de cœur. » Oh tiens, il s'est tant essoufflé à la détester qu'il lui propose un verre ?
« J'en doute, mais ce sera un plaisir de vous voir essayer. »
Elle s'engouffre par la porte que l'apprenti-gentleman lui ouvre, sous le regard impassible de Valaar qui est resté sur la crête rocheuse au dessus du cimetière. Il a suffisamment chassé pour la journée, et rester au-dessus de la tombe d'Auric est, d'une certaine façon, le moyen de veiller sur Auxane.

Son visage pâle se fait d'ailleurs dévorer par la tiédeur moite de la taverne, et ses joues se retrouvent mordues d'un rose tendre. Elle accepte de quitter son épaisse cape de fourrure qu'elle pend à l'un de ses bras, dévoilant l'épaisse robe tout aussi blanche -peut-être plus encore que sa peau- qui pend jusqu'à ses chevilles. Elle choisit une table au hasard, au dessus de laquelle pend un chandelier en fer forgé, et s'assoit tout en observant du coin de l'oeil un des serveurs s'approcher de leur table après les avoir vus arriver.
« Vous choisissez pour moi, et je choisis pour vous ? » Ça doit bousculer un peu ses habitudes. « Comme ça j'ai l'occasion de vous prouver que les coincées du cul en ont parfois plus dans le pantalon que n'importe quel homme. »

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MessageSujet: Re: ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus)   ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus) EmptyDim 28 Déc - 18:48




The monster is not in my face, but in my soul

 Est – ce le destin qui a poussé la dragonne a s’en aller avant même d’avoir entendu les paroles acerbes de la Roncenoir ? Quoiqu’il en soit, le viking ne répondit pas. La demoiselle avait raison. L’homme se voyait mal lui hurler dessus pour lui dire qu’il n’était pas du tout arrogant et impulsif comme ces ignis qui brûlent tout sur le passage à cause d’un petit mécontentement. Ce sont leurs caractères si proches qui lièrent les deux âmes perdues, ce sont leurs peines et leurs blessures qui font qu’ils ne deviennent plus qu’un.

Néanmoins, Ena sentit que quelque chose se tramait entre les deux humains et dans un élan, elle se résigna à faire demi-tour.

Reste où tu es.
Depuis quand tu me donnes des ordres ?
Depuis que tu es devenue une mère poule.

Rageant, l’ignis écouta les paroles de son dragonnier et partit en dehors de la ville pour chasser. Elle déteste ces rues pavées verglacées et ses hommes hautains qui se croient supérieur aux dragons. Après tout, ce sont eux qui sont à la tête de la pyramide alimentaire.

Klaus laissa passer la demoiselle, qui en rentrant dans la taverne, enleva l’épais manteau de fourrure qui drapait royalement ses délicates épaules. Le laissant glisser le long de ses bras alors que les mèches de ses cheveux s’envolèrent lorsqu’elle le déposa sur un coin de la table. Alors que son visage translucide émanait à travers la pièce, un rose ambré se dessina sur ses fossettes ainsi que sur son nez.

Ce n'est pas une visite comme les autres. Mais vous aimez trop les suppositions hâtives pour vous en douter, n'est-ce pas ?
Ces mots – là, il ne sait pourquoi, ils restèrent dans sa gorge, coincés comme un morceau d’un aliment avarié qu’on aimerait vomir. Ces mots – là, ils eurent l’effet de calciner son cœur et la couleur de ses yeux devint plus intense. « Ce ne sont jamais des visites comme les autres. » dit – il en s’affalant sur une chaise en bois de chêne tout en faisant signe à une des serveuses de venir à leur table. « On a toujours une bonne excuse pour rendre visite aux morts. » Quelle soit bonne ou mauvaise. Quelle soit justifiée au non. Klaus, lui il rend souvent visite à Incha. Incha, c’était la lune de ses nuits.

Sans s’en apercevoir, il regardait avec insistance la tenue de la Roncenoir. L’épaisse couverture avait soigneusement caché des regards malsains, sa silhouette parfaite qui portait à merveille la robe en dentelle aussi nacrée et perlée que son teint. Les finitions étaient majestueuses digne d’une robe d’une héritière d’un trône lointain. Et la parure autour de son cou brillait aussi fort que ses yeux volcaniques. Et Klaus ? Klaus, il se débarrassa de sa veste en peau de loup. Habillé d’un simple t-shirt manche longue noir qu’il a rafistolé durant des années grâce à des bouts de cuir qu’il a acheté au marché. Par-dessus, son fourreau maintenu par un système de corde en cuir qu’il a lui-même confectionné. Il l’enleva avec précaution avant de la poser sur la table. Cette épée, elle lui est aussi précieuse que la vie d’Ena. Forgée à l’aide de la flamme de son dragon, elle est unique en son genre. La poignée ornée d’écailles de dragon de couleur ocre qui reflètent la lumière du chandelier en fer. Et sa poignée, d’un blanc parfait, façonnée avec minutie en forme de tête de loup.

Ce sont la voix de la Roncenoir qui le sortit de sa rêverie. A ces paroles, un sourire s’esquissa pour accrocher du regard celui de la demoiselle. La serveuse s’approcha d’eux et il commanda ; « Un akevitt pour la dame. » L’aquavit, ce sont ses origines, c’est la froideur des scandinaves contenue dans un petit verre de liqueur.  « Surprenez – moi. » Surprend – le. Invite – le à danser et à oublier.  


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MessageSujet: Re: ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus)   ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus) EmptyDim 28 Déc - 19:56


La tiédeur des lieux empoigne le coeur d'Auxane dans un étau chaleureux. C'est comme si dans la chaleur d'une flamme elle retrouvait tout son vivant, l'étincelle dans ses yeux et la fureur incendiaire de sa douleur silencieuse. L'atmosphère de la forge a toujours eu un effet apaisant sur elle : même si elle est réputée pour être plus dure en affaires que son paternel avant elle, Auxane n'est pas cette femme aux dents longues et à la langue fourchue qu'une visite au cimetière a réveillé en elle. C'est Auxane l'insaisissable, jamais douce mais plus placide, comme si le monstre grondant en elle s'endormait paisiblement pour la laisser tranquille quelques heures. Le froid qui mordait ses joues ne réveille plus ses ardeurs éloquentes, et tait dans la tiédeur de la taverne son animosité légendaire pour les hommes (avec ou sans majuscule). Le même effet, à peu de choses près, que la présence de Valaar a pu avoir en elle tout au long de ces années, depuis qu'il est apparu dans sa vie.

Les mots du nordique résonnent encore dans son esprit. « Ce ne sont jamais des visites comme les autres. ». Jamais, et sur ce point elle s'accorde avec lui comme en témoignent les vagues apaisées dans son iris céruléen. Ses visites à elle sont annuelles, elles se contentent de fêter tristement l'écoulement d'une année sans père, sans l'époux aimant de sa mère et l'homme puissant de la forge qu'aucun cambrioleur n'osait plus braver. La mort d'un modèle, d'un exemple, la mort lamentable et froide, anesthésiée par chance grâce à la morsure de la glace. Les heures à peine qui ont suivi la mort de son père, Auxane avait su qu'elle voulait elle aussi mourir dans le froid, sans douleur, juste en fermant paisiblement ses yeux. Et malgré sa vie considérablement raccourcie par son lien avec Auxane, Valaar avait acquiescé, car la mort sans douleur est la plus belle fin d'une vie. « On a toujours une bonne excuse pour rendre visite aux morts. »

« Et votre excuse à vous, c'est quoi ? »
La chaleur agréable du lieu a poli les épines qui fourchaient dans ses mots jusqu'à présent. Un amour perdu, un parent décédé trop tôt ou, pire encore, la mort prématurée d'un enfant ? Elina disait toujours que c'est dans l'ordre des choses que les aînés partent les premiers, et qu'un parent souffrirait trop de voir son enfant mourir avant lui.
Les yeux glacés de la forgeronne quittent enfin l'immense blond pour se poser sur le serveur, plus petit en taille. Ce qui repose considérablement ses cervicales tendues par son menton relevé depuis quelques minutes. C'est pour ça qu'elle n'aime pas les hommes plus grands qu'elle. Elle n'aime pas les plus petits d'ailleurs non plus. A travers la lumière vacillante des multiples chandeliers et des diverses flammes du lieu, elle remarque les traits bazanés du serveur, un gars pas d'ici visiblement. Les hommes d'ici ont la carrure plus trapue et l'arrogante bien décelable dans le regard. « Un akevitt pour la dame. »

Okay.
Donc il veut lui brûler le gosier.
Le regard d'Auxane hésite, passe du serveur à l'ours mal léché, puis un sourire se dessine sur ses lèvres.
« Servez lui une Cerise noire. » Elle attend qu'il reparte avec leur commande, puis appuie ses coudes sur la table pour poser son menton contre ses petits poings refermés. « Le goût n'est pas là pour brûler votre gosier. Mais c'est un poison délicat qui reste dans votre gorge, un .. "arrière goût". »
S'il s'attend à un alcool de femmes conformément au nom, il risque d'être agréablement (ou pas) surpris de l'arrière goût persistant, amer et chatouillant, qui va rester dans sa gorge quelques jours durant. Et colorer agréablement sa langue d'un fin manteau noir pendant toute la soirée. Un peu comme Auxane : la générosité et l'apparence gourmande du fruit, mais l'arrière goût amer et désagréable dans le palais une fois qu'on y a goûté. Ses yeux se perdent un instant sur l'épée qu'il dépose sur la table sans la moindre gêne, malgré les regards curieux qui se dérobent aux autres tables. Auxane fixe les plus curieux, qui détournent le regard soit par gêne, soit par désintérêt.
« Cette épée ne vient pas de la ville. »
Son regard se fait presque envieux lorsqu'elle devine les écailles de dragon couleur bronze qui luisent sous la lumière or des lieux.
« Mais je dois reconnaître le talent de la main qui l'a façonnée. »

Quand le serveur revient avec les deux alcools qu'il dépose sur la table, Auxane fouille dans sa poche et y dépose quelques pépites brutes d'argent pour payer les deux verres. L'idée de dépendre de la générosité d'un inconnu est aussi amère que le goût de la cerise qui flotte dans le verre qu'elle a choisi pour lui. Ou que l'amertume présente sur sa langue après avoir admis la beauté de la confection de son épée. Elle parle peu des fourreaux des hommes.
Elle a l'air moins conquérante lorsqu'elle fixe enfin le verre qu'il a lui même choisi pour elle, et qu'elle ne connait pas le moins du monde.


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MessageSujet: Re: ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus)   ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus) EmptyMer 31 Déc - 16:49




Your skin has turned to  porcelain  ivory  steel.

 L’odeur suave des marins revenus de quêtes marines, le parfum rosé de la Roncenoir assise en face de lui et enfin, la fragrance des alcools se répandant sur le sol sombre et sur les tables acajou laissant derrière eux, des tâches collantes et difficiles à enlever. La bouche sèche, il se réjouissait de tremper ses lèvres dans une bière remplie à ras – bord dans une pinte en verre. Le breuvage le plus intemporel qu’il soit. Même si, avec ces nombreux voyages au – delà les frontières d’Ignopolis et plus loin encore que les pays du sud, il n’arrivait vraiment à se détacher de ce breuvage doré d’houblon. Mais le meilleur de tous, c’est l’aquavit. C’est ce petit liquide translucide et trouble qui vous permet de laisser couler tous vos problèmes. En une gorgée, le monde vous paraît plus lumineux et plus attrayant. La vie sur terre vous semble moins longue et rude.

S’apercevant que les yeux en amande de la brune glissent en silence sur son arme, Klaus ne pût s’empêcher de sourire. Au lieu de s’émerveiller devant la beauté de son compagnon de mauvaise fortune, cette dernière observait intensément les moindres détails.

Et votre excuse à vous, c'est quoi ? Elle détacha finalement son regard glacé pour le plonger dans celui du scandinave. Baissait – elle les armes ? Sûrement pas. Peut – être que son cœur gelé commence peu à peu à fondre sous la chaleur de la taverne. La question, elle est simple. L’histoire, elle est banale. Deux amants éperdument amoureux dont le destin a décidé de séparer. Klaus, il n’a jamais vraiment guéris. Klaus, il est malade sentimentalement depuis la mort d’Incha. Klaus, il aurait été différent si le soleil de ses nuits était encore à ses côtés. « Veuf. » Un seul mot. Elle n’avait pas besoin d’autres explications. Après tout, elle – même n’a pas expliqué la venue de sa visite même si Klaus avait deviné qu’elle rendait visite à son défunt père. « Et je n’ai pas vraiment d’excuses. » La voix rocailleuse et sourde du mystérieux viking s’adoucit. Peut – être parce qu’il voyait la silhouette d’Incha à côté de la Roncenoir. Peut – être est – ce parce qu’il entendait son rire dans le brouhaha des conversations futiles des autres clients.

Et finalement, elle commanda pour lui. Il fût surpris, car, il ne connaissait pas cette boisson au nom légèrement féminin. Mais l’explication de la forgeronne le fit acquiescer en silence. Cette épée ne vient pas de la ville. Elle a l’œil, la petite. Légèrement, il poussa son épée vers la Roncenoir qui la mangeait du regard depuis leur arrivée. « Effectivement, elle a été forgée dans les contrées brumeuses des marais. » Mais je dois reconnaître le talent de la main qui l'a façonnée. « Je lui aurais bien fait part de ce compliment, si il était encore de ce monde. » Un ami. Sûrement un des seuls de Klaus. « Elle a été créée avec la flamme de mon dragon, Ena. Et … non, je n’en dis pas plus, sinon il n’y aura plus de mystère. » Il ne parla pas du mécanisme qu’il avait lui – même créer. Ce mécanisme qui, enflamme la lame de l’épée lorsqu’on la dégaine.

Le serveur arriva avec leurs verres  plaçant devant Klaus un verre dont la couleur était aussi noire que les pupilles d’Ena et des corps qu’elle calcine. Levant son verre ; « Ah oui, ça se boit cul-sec. C’est la tradition des gens du nord. » déclara – t – il l’air triomphant tandis qu’il trempait ses lèvres dans le liquide sombre. Déglutissant, il sentit l’alcool lui brûler l’œsophage durant quelques secondes pour ensuite lui réchauffer le corps entier. Une sensation agréable se répandit dans ses veines, puis il déposa son verre sur la table. « Cet alcool vous va à ravir. Très désagréable à vous en faire vomir au début. Puis sucré et doux comme une rose. » dit – il l’air moqueur. Le vilain.  


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MessageSujet: Re: ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus)   ♦ I remember the bells, the flowers (Klaus) EmptyVen 2 Jan - 15:19


Pour une fois qu'elle daigne accepter la compagnie d'un homme plus de quelques minutes hors du cadre de son emploi, Valaar est persuadé qu'elle a choisi le plus vaniteux et le plus malsain. Il y a quelque chose derrière la dureté de ses traits qu'Auxane est la plus à même de voir, mais elle s'est toujours farouchement obstinée à percer les coquilles des autres pour oublier qu'elle s'est forgée sa propre carapace, il y a de ça fort longtemps. Le duo lui fait penser à deux dragons qui se disputent un bout de viande : chacun espère avoir l'ascendant sur l'autre sans se soucier des manœuvres d'en face. Aucun, et surtout pas Auxane, ne laissera l'autre avoir vent de la moindre faiblesse, de la moindre petite fissure dans l'armure. Pourtant, elle est bien alerte que ses fêlures à elle sont presque autant visibles qu'un coup d'épée sur une armure flambant neuve. Mais elle s'obstine tant à mettre en évidence celle des autres qu'on oublie bien souvent les siennes. Tout pour qu'on oublie ses écorchures. « Veuf. » Et qu'on les lui dévoile à elle.

C'est comme si le regard de la forgeronne s'embrasait, alors que ses iris ne contiennent ni chaleur d'une flamme, ni l'ardeur d'un brasier. Ce bleu océanique, impur de quelques tourments qu'elle se hâte de dissimuler en accrochant son regard à celui de son interlocuteur. « Et je n’ai pas vraiment d’excuses. » Au contraire, son excuse à lui, c'est le coeur. L'organe qu'Auxane s'obstine à envelopper dans des draps épais et froid, et à terrer dans un coin sombre pour qu'il prenne la poussière. Et malheur à celui qui aurait l'idée de le sortir des ombres. Dans cet éternel combat qu'elle livre à chacun de ses interlocuteurs, le nordique semble s'être adouci, mis à genoux devant l'évidence d'un coeur brisé que le temps ni les flirts de passage ne sauront faire cicatriser. Mais Auxane s'obstine, se refuse à adoucir ses propres propos, quand bien même ce serait l'occasion ou jamais de prouver qu'elle n'est pas que cet amas de glace semblable à celui qui a transpercé le thorax de son père. Le froid anesthésie toutes les douleurs. Elle refuse de mettre un genou à terre, et relève imperceptiblement le menton, comme pour se distancer des émotions confuses que la nouvelle du veuvage de son compagnon de cimetière vient de lui dévoiler. Et elle esquisse même un sourire en coin, pli léger à la commissure de ses lèvres, parce qu'elle sait très bien qu'il cherchait à lui faire fermer son clapet. Réussi avec brio, sous-entend Valaar.

Mais personne ne reste indéfiniment à terre.
Tombé 7 fois, relevés 8 fois.
Le blond fait partie de ceux qui se relèvent, peu importe le nombre de flèches plantées dans les genoux.
« Effectivement, elle a été forgée dans les contrées brumeuses des marais. » Le regard d'Auxane redevient envieux, non plus tourmenté mais embrasé par la passion de son métier. Elle n'est jamais allée réellement jusqu'aux marais, le froid poignant des terres de Markarth suffit à son bonheur, du moins assez pour qu'elle n'aille pas se fourrer dans les marécages peu accueillants plus au Sud. Elle en a entendu des histoires, petite, sur ces marais qui avalent les vivants et ne les laissent jamais ressortir. Elle devine alors les histoires sombres derrière les yeux glacés de cet homme. « Je lui aurais bien fait part de ce compliment, si il était encore de ce monde. » Elle a cet art pour foutre les deux pieds dans le plat que ça en devient presque affligeant.

« Les légendes racontent que les marais ne laissent jamais ressortir les vivants. » Mais lui, pourtant, il en est sorti. « Ça me fera un peu moins de concurrence. Déjà que faire tourner un commerce avec une paire de seins n'est pas forcément évident dans cette ville. »
Auxane lui concède un sourire qui réussit l'exploit prodigieux d'être à la fois ravageur et.. ravagé. « Elle a été créée avec la flamme de mon dragon, Ena. Et … non, je n’en dis pas plus, sinon il n’y aura plus de mystère. » Alors que sa bouche s'entrouvrait d'intérêt, les yeux brillants d'attention, il tronque l'information, comme ça. Elle lui en veut tellement qu'elle recule le menton et le tue du regard.
« C'est bien les hommes ça, en dévoiler le moins possible pour que les femmes, curieuses comme elles sont, vous courent après pour avoir la moindre information à picorer. »

Sauf qu'elle n'est pas de ces femmes, et il a dû s'en rendre compte depuis quelques minutes déjà. Il suffit d'une poignée de secondes pour savoir à quel genre de femme on a à faire face à Auxane.
Sa main se saisit du verre qu'il a choisi pour elle, mais elle en observe attentivement la texture à travers la transparence du verre avant d'en faire quoi que ce soit. Elle repose ses yeux sur lui lorsqu'il prétend qu'elle doive boire ce ... truc (qui sent fort l'alcool à décaper d'ailleurs) d'une seule traite. S'il la prend pour une faible, le verre va finir dans sa figure à lui plutôt que dans sa gorge à elle. Après l'avoir assassiné une nouvelle fois du regard, elle porte le verre à ses lèvres, le boit d'une traite, puis le pose immédiatement. S'en suit une quinte de toux mémorable, sa gorge brûlée et glacée à la fois par le goût âpre de l'alcool ; elle en entend à peine la pique sarcastique du blond, qui a plus savouré qu'elle sa boisson. Si elle avait su, elle lui aurait pris du poison avec.
« Et ce truc vous ressemble vraiment : désagréable du début à la fin. » Elle tousse une nouvelle fois, et porte ses doigts repliés vers ses yeux pour essuyer les larmes qui tentaient de couler suite à son étouffement. « Merde... bordel. Tout est aussi dégueulasse chez vous ? »

Auxane lui offre son plus beau sourire.
Les mots ne sont pas doux, mais les gestes, eux...
« Vous verrez, le goût va vous rester sur la langue quelques jours encore, au moins jusqu'à demain. Mais ça, je suis pas sûre que ça me ressemble. »
Tout ne tient qu'à lui.

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